Pierre de Coumesourde Monogramme Frédéric III Hostie de Vintras

Mise en perspective

Nos mises en ligne des articles d’Isaac Ben Jacob sur les Origines du Prieuré de Sion ont secoué la toile à travers plusieurs pays ainsi qu’en France, notamment dans certaines « structures » plus ou moins discrètes ou secrètes…, quelques-unes partiellement sur les réseaux sociaux ! Les téléphones et messageries ont chauffé. La pierre de Coumesourde, le monogramme et l’hostie nous servent donc d’introduction pour ceux qui ont les yeux pour lire !

Mais reprenons le fil ! Nous sommes en 2016, le 21 septembre, et une étude interpelle déjà dans nos colonnes ! Elle est suivie de deux autres : les 25 décembre 2016 et 27 décembre 2017. Vous les lirez ci-dessous en lien, étonnamment, avec celles d’Isaac Ben Jacob !

Mais quels sont donc les liens entre la pierre de Coumesourde (qu’elle ait existé ou pas), le monogramme de Frédéric III de Habsbourg et l’Hostie miraculeuse de Vintras ?

Chantal Ventenat, auteure d’autres études dans la Gazette de Rennes-le-Château comme « HOUYET La Tour Magdala ne serait-elle qu’une réplique ? », « Crupet cache un diable » ou « Le BS du bénitier, Boudet Saunière, le Diable en rit encore ».

En fond une partie du village de Rennes-le-Château, à l'avant-plan : la Pierre de Coumesourde, le Monogramme de Frédéric III et l'Hostie de Vintras - Johan Netchacovitch ©
En fond une partie du village de Rennes-le-Château, à l’avant-plan : la Pierre de Coumesourde, l’Hostie de Vintras et le Monogramme de Frédéric III – Johan Netchacovitch ©

10 février 2026, Johan Netchacovitch ©

La Pierre de Coumesourde et le Monogramme de Frédéric III

Un rapprochement mystérieux

Tu es pierre et sur cette pierre, je bâtirai… une Enigme. Telle aurait pu être la pensée de l’inconnu qui grava la mystérieuse inscription sur la pierre de Coumesourde ou prétendument de Coumesourde, aucune preuve n’ayant pu être apportée concernant le lieu de sa découverte. Quant à son inscription, il en existerait au moins trois versions. Pour ma part, je ne vais parler que de la plus détaillée car, par un curieux hasard, je suis « tombée » sur un monogramme qui m’y a fait songer. Pourquoi ai-je repensé à cette mystérieuse gravure en voyant le monogramme ? MYSTERE ! Cela me titilla suffisamment pour qu’aussitôt, j’aille jeter un nouveau coup d’œil à cette énigmatique pierre. Ne connaissant pas le latin, j’utilisai un traducteur sur le net. Bien que la pierre soit « comme » sourde, elle n’était pas muette. Munie de la traduction, je constatai qu’en en suivant les indices donnés, on pouvait tracer les grandes lignes du Monogramme dont je vous parlerai plus loin.

Pierre de Coumesourde
Pierre dite de Coumesourde et son verso CEIL

Démonstration de ma supposition sur la pierre de Coumesourde (voir schéma)

Les lignes de la pierre de Coumesourde - Chantal Ventenat ©
Les lignes de la pierre de Coumesourde – Chantal Ventenat ©
  1. Nous pouvons voir une petite croix sur la pierre de Coumsourde où est écrit « in (dessin d’une croix) medio.
    Traçons donc une ligne verticale passant par la petite croix rejoignant celle de la pointe du triangle qui pourrait avoir été dessinée dans ce but.
    Traçons ensuite la petite ligne (linea ubi) horizontale de façon à dessiner une croix, et plaçons un dessin de croix en son milieu comme dit. Nous obtenons une croix rouge + une croix bleue passant par le centre de la ligne horizontale.
  2. Les deux petites lignes obliques à l’intérieur du triangle nous ont aidée pour le positionnement de la croix rouge. Peut-être était-ce là juste leur fonction ?
  3. M secat linea parva. (M coupé par la ligne transversale ?). Nous traçons donc M en nous servant des deux grandes lignes obliques qui restent (essentielles puisque participant du M).

Présentation et vérification

L’inconnu ayant gravé la pierre de Coumesourde avait-il pour but, comme dit précédemment, de nous indiquer ce monogramme ?

« Le hasard aime à servir celui qui suit toujours une même pensée » écrivait Jules Michelet.

Depuis la découverte de la Halte Royale de Houyet et vu sa ressemblance avec la tour Magdala, j’étais persuadée que ces deux-là étaient reliées ; voilà que le hasard m’offrait la possibilité d’en démontrer un lien renforcé. Si l’auteur de la pierre nous est inconnu, celui du monogramme ne l’est pas : il s’agit de Frédéric III du Saint Empire (roi des Romains de 1440 à 1486) dont voici un portrait.

Frédéric III du Saint-Empire, à l'origine Frédéric V de Habsbourg, empereur du Saint-Empire.
Frédéric III du Saint-Empire, à l’origine Frédéric V de Habsbourg, empereur du Saint-Empire. (DR)

Personnage plus connu comme étant Fréderic V de Habsbourg, né à Innsbruck le 21 septembre 1415, décédé à Linz le 19 août 1493. Frédéric III veut améliorer les relations du royaume avec l’Église. Dans ce but, il se fait couronner par le pape duquel il reçoit la croix lombarde en 1452 devenant le dernier empereur à être couronné par un pape à Rome.

Nous reviendrons sur ces éléments qui ne sont peut-être pas anodins dans l’énigme de Rennes-le-Château. Je vais faire ici une petite digression et rappeler que Léopold II, le commanditaire de la Halte Royale de Houyet, avait pour épouse Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d’Autriche et princesse palatine de Hongrie. Si la pierre de Coumesourde indique bien le monogramme de Fréderic V, alors la tour Magdala aurait-elle pu être construite avec cette architecture particulière pour véritablement ressembler à la Halte Royale de Houyet ? N’oublions pas que la Comtesse de Chambord aurait financé pour une part l’abbé Saunière ; or, elle appartenait à la famille des HABSBOURG-LORRAINE tout comme l’épouse de Léopold II. Aurait-elle fourni à l’abbé Saunière une somme d’argent en lui faisant promettre d’ériger une construction en l’honneur des Habsbourgs-Lorraine ? N’oublions pas que la Halte Royale a été érigée avant la tour Magdala. Auquel cas, voilà qui expliquerait la ressemblance. Serait-ce pour cette raison que Saunière aurait rencontré plusieurs fois un certain Monsieur Guillaume qui aurait été en réalité Jean Stéphane de Habsbourg ? C’est intriguant car beaucoup d’indices relient Rennes-le-Château aux Habsbourgs et/ou à l’Autriche comme nous venons de le voir. En lisant la Gazette, j’appris qu’une tapisserie de style Mucha se trouve dans la villa Béthanie (NDLR La tapisserie a été retirée il y a environ deux ans (2024) et rendue au propriétaire comme stipulé dans l’accord). Comme par hasard, Mucha est d’origine austro-hongroise. Comme nous le voyons, beaucoup d’indices nous amènent à tourner nos regards en ce qui concerne le codage de Rennes-le-Château vers les Habsbourg et l’Autriche.

P.S et SAE

Poursuivons à présent le décodage de la pierre de Coumesourde, en nous intéressant aux lettres communes avec le monogramme.
P.S : si la pierre a bien un rapport avec le monogramme alors P.S pourrait bien être l’abréviation de Pragmatique Sanction.
Qu’est-ce que la Pragmatique Sanction ? Voici la définition qu’en donne l’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers :

Pragmatique sanction, (Jurisprud.) qu’on appelle aussi quelquefois simplement pragmatique, est le nom que l’on donne à certaines ordonnances.
« Dans les trois premiers siècles de la troisième race de nos rois, on ne connoissoit pour véritables ordonnances, que celles qu’on appelloit pragmatiques sanctions; on entendoit par-là une constitution faite par le prince de concert avec les grands de l’état ; comme encore en Allemagne, on n’admet pour pragmatique sanction, que les résolutions de la diete générale de l’empire. Lett. hist. sur les Parlemens.
Hofman dit que l’on entendoit par le terme de pragmatique sanction, un rescrit du prince, non pas sur l’affaire d’un simple particulier, mais qui concernoit quelque corps, communauté ou province.
On appelloit un tel réglement pragmatique, soit parce qu’il prescrivoit les formes que l’on devoit pratiquer dans une certaine matiere, soit parce que ce réglement n’étoit interposé qu’après avoir pris l’avis des gens pragmatiques, c’est-à-dire des meilleurs praticiens, des personnes les plus expérimentées; sanction étoit le terme qui caractérisoit une ordonnance; en effet sanctio dans la loi est la partie qui prononce quelque peine contre les contrevenans. »

Quant aux lettres SAE qui apparaissent dans le monogramme et sur la pierre de Coumsourde, peut-être faut-il en voir l’explication dans le manuscrit intitulé : « Réponce au manifeste, qui court sous le nom de S.A. Electorale de Bavière ». S’agit-il bien du SAE codé sur la pierre de Coumsourde ? A chacun de le déterminer.

Le Monogramme que j’ai cru voir dans la pierre de Coumesourde aura au moins permis si ce n’est qu’imagination de ma part, de faire un rapprochement plus poussé entre l’énigme de Rennes-le-Château et la maison des Habsbourg qui, de mon point de vue, a sans conteste quelque chose à voir dans cette histoire.

Mise à jour 10 février 2026, 21 septembre 2016, Chantal Ventenat ©


Ciel ! J’ai découvert le CEIL de la pierre Coumesourde ou le pilier inversé

« IL EST DES LIEUX OÙ SOUFFLE L’ESPRIT » (Maurice Barrès)

CEIL

Souvenez-vous, l’an dernier, je vous parlais de la pierre de Comesourde et du Monogramme de Fréderic V de Habsbourg. J’y expliquais comment la découverte de ce monogramme pouvait être mise en correspondance avec l’énigme de la pierre de Coumesourde. Le hasard disait Albert Einstein « c’est dieu qui se promène incognito » et bien ce dieu passa tout près de moi, pour la seconde fois à ce sujet, en lisant un article sur internet intitulé « 8 choses que vous ne saviez peut-être pas sur le satanisme ». J’étais bien loin d’imaginer alors, en le parcourant, que j’allais découvrir un nouvel élément énigmatique de la pierre dite de Coumesourde. Dans mon article précédent, je ne m’étais intéressée qu’au recto de la pierre, n’ayant rien trouvé concernant les mystérieuses lettres CEIL et BEIL se trouvant en son verso.

Pierre dite de Coumesourde
Pierre dite de Coumesourde et son verso CEIL

Je me lançai donc à la recherche de l’énigmatique image où figuraient les lettres CEIL (voir ci-dessous) qui m’y avaient refait songer. Je découvris bientôt un site arabe exposant cette même illustration à la différence près qu’au-dessous était mentionné en français le nom de Jules Bois. De fil en aiguille, la trame de l’histoire m’amena jusqu’au livre intitulé « Le satanisme et la magie » dans lequel je retrouvai notre image ainsi légendée : « hostie consacrée par Vintras « stratanael-ELIE » et servant au Dr. Johannes pour combattre les messes noires ».

Hostie de Vintras
Hostie de Vintras avec le mot « C.E.I.L » et le « M » coupé par une ligne – DR

Pour rappel : le monogramme de Frédéric V de Habsbourg.

N’y retrouvons-nous pas, entre autres, les lettres CEIL ? (que j’ai ici cerclées en rouge)

Vintras, Towianski, Boullan

Qui est donc Eugène Vintras appelé Strathanaël-Elie ? Il est le fondateur d’une Oeuvre de Miséricorde. Dans sa prime jeunesse, il fut d’abord petit escroc sans envergure, avant d’être reconnu comme le paraclet annoncé, ce qui ne l’empêcha pas d’être condamné à cinq ans d’emprisonnement pour fraude en 1841. Vintras a dit être en contact avec l’archange Michel, puis Joseph et Elie au cours de phases de délires mystiques. Il pratiqua l’écriture automatique et, bien que n’ayant pas eu d’aptitude ou d’enseignement au latin, il écrivit lors de séances dans cette langue qui lui était si l’on accepte ses dires, totalement inconnue. En quelques années et grâce aux personnalités qui rayonnent autour de lui, son nom et ses nouvelles doctrines se répandent comme une trainée de poudre dans la haute société et auprès de représentants de l’église qui se laissent séduire et convaincre par les diverses manifestations « miraculeuses », telles les hosties sanglantes de Tilly.

Vintras dans son habit religieux avec la croix inversée
Vintras dans son habit religieux avec la croix inversée (DR)

Voici ce que nous pouvons lire dans Wilkipédia concernant l’organisation de son œuvre de Miséricorde :
« La secte qui se donne le nom d’« Œuvre de la Miséricorde », est organisée en « septaines », des centres d’action composés de sept personnes chacun, correspondant les uns avec les autres, et travaillant en commun à propager la nouvelle doctrine. Tous les adeptes ont des noms d’anges… La « Septaine sacrée », qui prime sur toutes les autres et dont le siège était à Tilly-sur-Seulles, a un plus grand nombre de membres…, elle a en effet le don de l’infaillibilité ; ses décisions deviennent actes de foi et elle contrôle les actes des autres septaines. Malgré la proclamation par ces groupes de leur appartenance à l’Église catholique, le Saint-Siège et les évêques condamnent cette doctrine. Le baron de Razac s’engage dans cette secte et son château, dénommé la « Tente », en devient le centre spirituel. La secte compte alors près de deux mille adeptes dans les villes de Rouen, Le Mans, Paris, Angers, Tours, Cahors et Albi. Un ecclésiastique originaire de Savoie devient le logographe de la secte… La plupart des écrits de la secte émanent de la plume de Charvoz qui avait publié en 1846, sous le pseudonyme de l’abbé La Paraz, les Prisons d’un prophète actuel poursuivi par tous les pouvoirs. »

Dans la thèse de Madame Marie-Reine Agnel Billoud (1889) intitulé « Eugène Vintras (Pierre-Michel Elie) un cas de délire Mystique et Politique au XIXème siècle », nous apprenons notamment que de nombreuses personnalités ainsi que des représentants du culte catholique fleurtèrent avec Vintras jusqu’à en adopter les nouvelles doctrines. Ce mouvement fut l’objet de nombreuses rumeurs et de faits plus ou moins avérés dont le Marquis de Sade n’aurait pas eu à rougir. Accusations qui ne sont pas sans rappeler celles portées contre les templiers en leur temps. Quelques-uns des adeptes de la doctrine de Vintras eurent ainsi maille à partir avec la justice tout comme leur fondateur. L’abbé Maréchal de Tilly-sur-Seulles (lieu où s’implanta la secte de Vintras) devint l’un des plus zélés et des plus débauchés. Il usa de toute son influence pour le recrutement de nouvelles ouailles. Promettant aux nouveaux adeptes qui accompliraient le « sacrifice d’Amour », (pratiques obscènes présentées comme vertueuses) faites dans la « Sainte liberté des enfants de dieu », une glorieuse destinée. Ce culte eut des adeptes en Lorraine (les Frères Baillard lui apportent le contingent du convent de Notre-Dame De Sion), à Paris plusieurs chapelles sont vouées au culte « vintrasien ». En 1840, l’illuminé TOWIANSKI, affilié à la secte sous le nom de « Prophète de Législation », introduisit l’hérésie au cœur de l’Eglise Saint-Séverin y entretenant une lampe pour la venue du Paraclet, à l’insu du clergé. A Lyon aussi, le culte se propagea. En Avignon, l’abbé Grimaud fit de nombreuses conférences pour propager la doctrine. L’œuvre de Miséricorde reçut grâce à cette notoriété grandissante de nombreux dons émanant de personnalités bourgeoises locales mais pas seulement, ainsi que des personnalités de la haute société. De nombreuses communautés religieuses furent impactées. L’autorité ecclésiastique finit par en référer au Saint-Siège, qui envoya une bulle d’excommunication pour tout ce monde. Mais le ver était dans la pomme.

De son côté, à la même époque, l’abbé Joseph Antoine Boullan et Adèle Chevalier (qui se révéla être sa maitresse) fondèrent la Congrégation de « L’œuvre de Réparation » en 1859 avec l’autorisation de l’évêque de Versailles. Cette communauté résida à Sèvres où se déroulèrent des pratiques toutes aussi scandaleuses qu’à Tilly-sur-Seulles. En 1861, il fut, ainsi que sa maîtresse, traduit en justice et condamné à 3 ans de prison pour escroquerie et outrage à la pudeur. Il rédigea la confession de ses crimes dans un document nommé « carnet rose ». Rien d’étonnant donc qu’après avoir rompu avec l’église catholique, l’abbé Boullan s’en alla rencontrer Vintras en 1869. Son Œuvre de Réparation s’approchant de l’œuvre de Miséricorde. Boullan souhaita à la mort de Vintras, être reconnu comme son successeur légitime. Tous cependant ne le reconnurent pas comme tel.

Tous ces faits se passent dans un contexte politique très tendu qui donna lieu à la séparation de l’église et de l’état en 1905. Certains oeuvrant en vue de ramener la monarchie au pouvoir, Naundorff déclarant être en réalité Louis XVII. Il s’opposa donc au comte de Chambord et l’accusa d’une tentative d’assassinat à son encontre qui n’aurait été qu’un simulacre créé de toute pièce par Naundorff lui-même. Voici ce que l’on peut lire à propos de Naundorff dans le livre de Pierre Veuillot (chap. 10 p. 127) pour la période de 1832 à 1845. « J’ai encore une autre pièce : un manuscrit où les tenants de ce misérable (Naundorff SNQS) sont désignés sous un nom d’ange et classés dans un des chœurs célestes !… Naundorff lança un livre intitulé : la Doctrice céleste où il promulguait la « nouvelle religion ». La religion de Naundorff n’était pas si nouvelle que cela. Elle avait des rapports intimes avec l’hérésie d’un drôle nommé Vintras qui faisait dire la messe par des femmes et prétendait notamment que l’homme devait obéir à ses sens, théorie qui ne pouvait manquer de plaire à l’aventurier prussien. Naundorff et Vintras, il faut le reconnaître, n’étaient point tout à fait d’accord, mais leur léger dissentiment portait beaucoup moins sur une question de doctrine que sur une question de prééminence. Chacun des deux voulait être le chef suprême ; d’où la difficulté de s’entendre absolument. » (fin de citation)

Parmi les femmes appartenant à l’Œuvre, la comtesse d’A… paraît avoir été particulièrement liée avec le prophète : veuve, âgée de cinquante ans, propriétaire en Maine-et-Loire, c’était une des plus anciennes sectaires et la plus suggestionnée. De famille vendéenne et royaliste, elle avait pris part aux guerres civiles. Guerrière invincible, nouvelle Jeanne d’Arc, elle devait ramener son roi au trône et délivrer la Pologne. Sans vouloir rien ôter à la personnalité de VINTRAS, on peut admettre que les personnages qui gravitèrent autour de lui contribuèrent à augmenter son influence en y ajoutant celle qui leur était propre. (Propos tirés de la thèse de Madame Marie-Reine Agnel Billoud)

Nous le voyons, cette nouvelle doctrine religieuse s’étendit assez rapidement grâce aux notables et gens d’influence qui entourèrent Vintras et consorts dans une période de tensions politiques et religieuses.
Vu ce contexte qui perturba de nombreux religieux, se pourrait-il que Saunière et quelques autres se soient laissés séduire par cette nouvelle doctrine ? Certains n’affirment-ils pas qu’il fréquentait des personnalités baignant dans des pratiques mystico-religieuses.

Mais revenons à Tilly-sur-Seulles car cette commune connut un grand nombre d’apparitions mariales dès 1869 où la vierge apparut à une dénommée Marie Martel. Elle raconte : « Au mois de juillet, fête de Notre-Dame du Mont Carmel, pour la première fois, j’entendis la voix de la Sainte Vierge qui me dit : « Pénitence ! Mon enfant, Pénitence ! »

L'abbé Bérenger Saunière à côté du pilier wisigothique ou carolingien
L’abbé Bérenger Saunière à côté du pilier carolingien

Ces deux mêmes mots « Pénitence », ne les retrouvons-nous pas sur le pilier wisigothique de Rennes-le-Château. Le second mot pénitence étant écrit pénitenSE (pour SE.ulle ?), pilier sur lequel repose une Vierge. Nous pouvons lire ceci sur le site de Périllos : « Georges Kiess remarque avec beaucoup d’humour : « Mais alors, une telle chose : mettre la Sainte Croix à l’envers… comment un catholique a t-il pu ?… et de surcroît, un ecclésiastique ! un croyant de métier ». George souligne encore avec beaucoup de perspicacité qu’il est étonnant que son évêque, Mgr Billard, venu plusieurs fois en ces lieux, n’en ait pas fait la remarque et proposé, sinon ordonné, que le nécessaire soit fait pour réparer une telle… hérésie. Nous ajouterons à ces remarques que nombreux ont dû être les collègues de l’abbé Bérenger Saunière qui durent voir cette anomalie et sans doute lui en faire la réflexion. Visiblement, l’abbé ne dut pas considérer tout ceci et maintint coûte que coûte son choix : le pilier et ses ornements devaient se retourner vers le bas. » (fin de citation)

N’y voyons-nous pas une similitude avec l’habit de Vintras orné d’une croix inversée ?

Que signifient donc les lettres CEIL, anagramme de CIEL ? Peut-être faut-il y voir une simple inversion volontaire, n’oublions pas que cette hostie était consacrée pour contrecarrer les messes noires d’après Vintras qui lui-même portait une croix inversée.

Il me semblait intéressant de partager cette découverte avec les lecteurs de la Gazette, même si celle-ci peut heurter et offusquer leur conviction. Pour ma part, je n’en fais qu’une analyse personnelle et donne ici les ramifications que j’ai pu voir en découvrant ce CEIL.

Mise à jour 10 février 2026, 27 décembre 2017, Chantal Ventenat ©


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