Crucifix des Lazaristes en Razès, Résurrection du quatrième tableau

À Gardie : Résurrection du quatrième et ultime grand tableau des Crucifix des Lazaristes en Razès – D M 17, ou le quatrième jour de Lazare

Un parcours critique autant qu’initiatique qui débouche sur de nouvelles découvertes concernant le cœur du Razès, Rennes-le-Château !

Avertissement

Il arrive parfois, que certains chercheurs, même modestes (c’est mon cas), travaillent sans arrière-pensées d’ordre commercial, n’ont aucun livre à vendre, aucune revue à gérer, pas de site internet à défendre, pas de vidéos à montrer, pas d’interviews non plus à faire écouter, ni d’articles de presse à faire lire (seule entorse à cette rigueur spartiate, une petite conférence), mais seulement quelques articles, ou de plus ou moins longs textes sur le Net signés de mon nom ou d’un pseudo … Je rejoins donc l’îlot des rares chercheurs du genre dinosaures, lesquels affranchis, jouissent d’une liberté intellectuelle confortable et de surcroît ont la possibilité de se remettre en question avec souplesse, quand ils le jugent opportun, sans avoir au pied le boulet du livre édité et qu’il faut vendre absolument et sans état d’âme, un support convoité, mais ne corrigera jamais les grosses erreurs ou petites bévues de l’auteur chercheur, ce qui arrive fatalement à tous, sans exceptions, même aux plus doués !

Voici donc un parcours quasi minimaliste, solitaire, engagé en aucune idéologie, ni influencé par une quelconque franc-maçonnerie ni aucune religion ou pseudoreligion … doutant beaucoup … énormément même, mais passablement curieux et partagé (écartelé!) entre le rêve, la fantaisie, le sens de la dérision et de l’autodérision, le second degré et la grande rigueur imposée par un sens critique toujours hyperactif. Compliqué à gérer ! Et ce n’est pas présentement, à 75 printemps, que je vais changer !!! … Cependant, et à cause de cette relative transparence et indépendance idéologique, je passe mon temps à me mêler de ”ce qui ne me regarde pas”, itou à dire ce que je pense, ce qui n’est jamais sans risques, et qu’à force de soft provocations et investigations, je me suis un beau jour surpris à frôler un pan des mystères de la petite ou de la grande histoire d’un certain dogme religieux concernant la vie spirituelle d’un très grand pays ! Hé bien, pourquoi pas, me dis-je alors ?! Courage, plongeons !

Une si grande affaire que ça ? …

Et ne serait-ce là encore qu’une bricole périphérique à l’affaire des deux Rennes (soupçonneriez-vous ?), un simple épiphénomène constaté (un de plus) ? ! Hé bien, ni l’un ni l’autre et loin s’en faut, messeigneurs, car ce sera justement le début de la suite à donner à cette affaire des Crucifix dits les christs des Lazaristes, une affaire qui a du poids, et dont j’aurais par chance autant que par curiosité, hérité après l’abandon de cette lumineuse piste par son initiateur, lequel préféra une (romantique ?) hum … ? ! … course au trésor toujours rêvée (mais pas forcément pour autant un trésor inexistant ?), cependant par lui non trouvé … ni par ses collègues ou disciples ! Le trésor qui ne nous rendra pas tous fou, il y aura des rescapés, mais qui se fait sans cesse fuyant devant les convoitises fantasmées des aficionados, trésor mythique qui fascine, mais qui est toujours décevant, comme à courir sans cesse après l’arc-en-ciel !

”Qui saura apprivoiser l’arc-en-ciel, trouvera le trésor”, dit le poète (Flo, en l’occurrence …). Un rêve à la Walt Disney avec Donald (et ses neveux ?) en vedette ? Pas nécessairement … passons … mais alors quel sens à donner au mot trésor ?

Je ne résiste pas au plaisir à vous citer le Robert historique de la Langue Française : « On ignore l’origine du mot trésor et les hypothèses proposées ne sont pas satisfaisantes. » … OK ? … cela commence pas trop mal ! Quant au sens à lui donner en notre affaire de Rennes ? … Les ”origines” du trésor de R.L.C. ne sont pas plus profondément connues que l’origine du substantif trésor, ni les hypothèses ne sont à mon avis toutes (et loin s’en faut!), satisfaisantes ! (surtout quand elles sont basées sur des suppositions, des contes, des rêves, des légendes urbaines, des ragots, des illuminations, et au mieux sur des décryptages qui ont parfois aussi leurs petites faiblesses.

Aucun travail historique, scientifique, patient et rationnel n’a été fait jusqu’au bout sur le sujet. Mais … toutefois, voyez ce que je veux dire ? … suffirait de le trouver, quoi … et tout le monde sera béat d’admiration et chacun vous dira : « Ah ! Mais je vous l’avais toujours dit ! ». Alors encore un petit effort !

En attendant le trésor ou de pouvoir tremper vos pieds dans le nouveau Pactole, lisez ce long texte, si vous vous acceptez d’en faire l’effort, car j’espère que cela ne vous sera pas inutile de supporter Flo et son vieil oncle !

Je sais que pour plaire aux grands anciens de la recherche sur la Colline, comme aux nouveaux ambitieux, et obtenir leur sympathie, il convient de respecter (autant que faire se peut ), leurs anciens ou nouveaux testaments et prendre garde à ne rien découvrir de très bouleversant risquant d’écorner leurs dogmes tranquilles ni de dépeigner leurs pensées personnelles … ! Rengaine reconnue et revérifiée depuis tant et tant de lustres ! Marcher sur des œufs est le sport favori des trop prudents, dont je ne suis plus tout à fait.

Citations de Flo, mon turbulent petit neveu :

Le faux est le côté pile de l’écu frappé côté face de la vérité, donc, le faux et la vérité seraient tous deux frontaliers de la seule zone neutre : la tranche de l’écu … (J.M.V.)

« Un énorme bobard chuchoté dix fois sous le manteau puis récupéré par trois échotiers locaux, deviendra par l’alchimie de la Colline, une vérité chevillée.» (Alain Féral)

C’est à cause de ce semi-échec de la Vérité que je me suis remis au charbon, à l’âge de la retraite sonnée.

Tout devient très relatif, compliqué et imprévisible quand on met un pied dans le monde inextricable des croyances (ou en celui des anticroyances!), car l’un comme l’autre s’imaginent investis des seules bonnes valeurs ou antivaleurs, donc se pensent gestionnaires ou gardiens de croyances au d’anticroyances à vocations universalistes ou antiuniversalistes … !

Ce sport aventureux qu’est l’exercice de la curiosité à tout va est pratiqué aux risques et périls du joueur.

Ma petite histoire … vraie … et vécue, surprenante autant qu ‘amusante et instructive (et exprimée sans concessions !!!), lisez-la et relisez-la s’il vous plaît de la parcourir en tous sens, avec le recul nécessaire en triant si faire se peut le consistant et le signifiant d’avec l’anecdotique et le fantaisiste ou le fantastique, quoique la fantaisie ne soit pas nécessairement insignifiante mais parfois (toujours … ?) cryptée, ni les anecdotes inconsistantes car instructives (… et vice versa, m’a assuré mon très fin psychologue et petit malin de Flo!), mon toujours ”fada” de petit neveu, mon (jeune) alter ego qui jamais, à cause de son impertinence et de sa causticité, ne prendra le temps de vieillir, le chanceux petit bougre, et qui ne doute de rien, sauf parfois de moi-même, son incontrôlable vieillard de grand oncle, votre étrange et insupportable (pour certains !) serviteur. 

Bonne lecture à tous ! Et ne vous gênez pas de nous critiquer, car il y va aussi de ce satané Flo, ou de nous assommer si cela vous plaît … encore une petite confidence, je suis un tantinet masochiste, alors ça ricoche … lui aussi ! … donc vaccinés ou baptisés aux venins, ne sommes-nous pas ?


Certains déjà sourient et d’autres de s’en inquiéter préventivement (car je prends un gros risque), puisqu’ils savent déjà par quelques indiscrétions que je dédie virtuellement ce récit avec ses commentaires périphériques à un très célèbre chercheur et auteur.

”Et pourquoi croiriez-vous à une plaisanterie, chère madame ? …” ”Quelle surprise !”

… car, d’autre part, plus précisément (et simplement), il arrive que ce chercheur doit être reconnu comme étant un, parmi les pères de la magnifique piste des tableaux des Crucifix, dits des Lazaristes.

Ces fixations auront au moins le miraculeux mérite de braquer les projecteurs sur une excellente piste allant droit au cœur, pour une fois, de notre affaire des deux (fausses ?) jumelles : de Rennes-le-Château et de la Rennes privée de château, celle des Bains et de l’abbé Henri Boudet !

Paradoxal, mon jugement ? … mais qui n’a pas encore entr’aperçu le colossal paradoxe formant les racines et les ressources de l’affaire des deux Rennes, évoquant par là, tout le grand (Haut et Bas) Razès ?

Cette affaire vous dépassera peut-être aussi, même après avoir pris connaissance de tout mon récit et par ce que je vais vous faire entrevoir, car bien que personnellement ayant trempé un temps substantiel dans ”l’excellent jus initiatique”, certains points de cette affaire m’intrigueront encore longtemps (si je ne meure pas avant?!), et vous laissera comme un goût d’inachèvement … Et je pense que c’est tant mieux, car ainsi nous continuerons à chercher, car rien n’est plus triste et déprimant qu’une affaire comme celle-ci, classée, vieillissante, cadenassée, promise à l’oubli, ou pire, à la mort sans plus d’espoir de relecture, quand certains parleraient comme dans le cas de Lazare de Béthanie, du réveil ou de la résurrection ! …

Je supputais en silence et patience une suite inéluctable à donner à cette voie abandonnée par son inventeur, un superbe boulevard qui allait sans nul doute, pensais-je, et malgré tout, accomplir une spectaculaire renaissance au forceps, ou carrément devenir résurrectionnelle, une résurrection dont discrètement elle anticipait les signes avant-coureurs et que j’abordais en catimini avec quelques très rares mais vrais initiés, soit ceux-là même qui savent sans inventer ni fantasmer ni aboyer, bref, les très exceptionnelles personnes dominant le problème en sachant maîtriser leurs gestes, paroles, silences, raison comme itou déraison … zen ! … quelque part et à peine plus loin que l’horizon de la Colline, mais étais-je le seul sur le coup ?… ? Hé non, je n’étais pas le seul à ramer intuitivement autour du point chaud … mais je fus l’unique à finir par m’en saisir et à comprendre globalement ce qui s’y passait, puis enfin, quand j’y arrivais, j’engrangeais d’un coup un gros bout du secret en question grâce à une efficace complicité , oui, disons-le, à une miniconspiration indispensable et formidablement bien organisée au point de ne pouvoir faillir (digne d’un Arsène Lupin? … Du Flo !)… sinon, sans cela, je repartais comme les copains sans même avoir aperçu le quatrième Jésus crucifié dits des Lazaristes …

Nul n’avait su le voir, ni le reconnaître du temps de sa visibilité ! Ou était-ce que les visiteurs ne le pressentaient pas assez fortement pour se motiver pour aller au bout de leur quête, c’est-à-dire aller visiter la bonne église, ce qui est facile, et de s’attarder à contempler la partie ombre baignant copieusement ce superbe tableau situé en hauteur, appendu au-dessus de la porte, idem présente dans votre dos quand vous vous dirigez vers l’autel. Et si de surcroît vos pupilles passent sans transition de l’éblouissement naturel d’un soleil de juillet, à la pénombre, altérant d’autant votre acuité visuelle, vous êtes fichus car mal voyant pour de bonnes minutes … et de ce même fait, vous ne pouviez encore moins décrypter l’annonce pourtant faite (de sa présence) clairement affichée sur le chemin de croix installé trop haut lui aussi, comme nous le constaterons par les photos prises sans flash avec un minimum indispensable de hauteur !

Ils sortaient presque tous, sans avoir bien vu et ne percutèrent non plus sur ce qu’ils avaient seulement entrevu. D’autant qu’il fallait déjà être initié au style commun aux trois autres Crucifix dits des Lazaristes !

Et quant à moi, je n’étais encore jamais entré en cette extraordinaire église, pourtant à l’époque une des plus faciles à faire ouvrir ! Donc, je n’aurai pas trop de leçons à donner sur ce sujet précis ! Il aura fallu qu’on m’y pousse, comme je vais vous le raconter en un chapitre.

Gardie est une paroisse modeste, un îlot habité en l’océan du vignoble de la Blanquette, relativement isolé et qui n’est accessible que par des routes étroites peu fréquentées hors les indispensables va et vient des vignerons. Il faut y aller exprès … sinon, y passer ”par hasard”, ou par seule curiosité, comme moi la première fois …

Eglise de Gardie dans les vagues de vigne - Jean-Marie Villette ©
Eglise de Gardie dans les vagues de vigne – Jean-Marie Villette ©

Mais aussi , c’est qu’on ne le voyait plus du tout depuis un certain bout de temps, ce fameux Crucifix, celui qui manquait au quatuor, car figurez-vous qu’il avait été déplacé et mis sous clef afin de mieux l’occulter et de le préserver, tel ”le masque de fer” ! … et la loi du silence le protégea à 100 % ! … (en attente d’une éventuelle Résurrection = restauration ?), et que donc pour le redécouvrir, il fallait non seulement entrer dans l’église de Gardie, mais aussi avoir conscience (ou du moins l’intuition) de la présence cachée de ce tableau, mais fallait-il aussi être capable d’en découvrir (pour commencer) les indices (criants !) afin sans doute de mériter d’être éventuellement ”poussé à la découverte” pour avoir fait suffisamment preuve de subtilité et de perspicacité afin d’avoir droit à beaucoup mieux qu’un simulacre d’initiation, mais le plaisir de se voir imposer un baptême par immersion totale en la vérité du mystère en question, en un mot, être conduit vers le quatrième tableau, gardé en principe totalement invisible aux visiteurs (et en particulier, comme vous allez le savoir, systématiquement rendu invisible à quelques chercheurs bien ciblés de Rennes-le-Château !!!), en attendant sa résurrection ! … Passons …

Pour avoir été surveillé et aidé à ce point, il fallait, comme dans toutes les bonnes histoires initiatiques faire en sorte de ”le mériter” … selon certains critères très particuliers …

… si non ? … ben, si non, rien ! Le néant ! Il ne se serait rien passé, à moins que quelqu’un ne signale enfin après un an ou deux après le retour à sa place initiale, une fois restauré, (et encore … ?… pas sûr du tout, et vous verrez pourquoi) … et ce qui eût risqué n’être qu’une trouvaille sitôt retombée dans la grisaille d’un semi-oubli, promptement devenu un couvercle de plomb, comme ce fut malheureusement le cas pour la géniale découverte du christ de Magrie, par l’excellent François Pous, la découverte du Crucifix lazariste illuminant le chœur de l’église fortifiée, jadis vendue aux Templiers (en 1134) … à Magrie ! Il est évident que la toile est d’une époque autrement plus proche de nous … tout comme les autres christs (!) mais quand ce dernier fut-il appendu ? … peint par qui ? Offert ou voulu, et même acheté, par qui ??? Tellement de recherches restent à effectuer autour des deux tableaux de Magrie et de Gardie !

A Magrie, c’est un crucifié accompagné de sa Marie Madeleine, debout et solitaire, ultime patient témoin de la crucifixion, de l’agonie de Jésus, puis maintenant semblant être en mesure de communiquer avec Jésus mort mais dont l’esprit est toujours bien entendu tout aussi présent que celui de M.M. ! (nous en reparlerons en détail) … Une M.M. aux attitudes si ”expressives” (tout au moins à mon sens … et toute une passionnante suite est à ”lire” sur le chemin de croix de Gardie !), toutes superbes réalités enfin dénoncées ou rappelées photos à l’appui par votre serviteur en ce texte ! … Magrie et Gardie, deux toiles complémentaires, superbes, très chargées, et condamnées à couver encore pour longtemps quelques-uns de leurs plus beaux prodiges et mystères.

Et savez-vous pourquoi étais-je hanté par cette riche obsession que l’on nomme en général, une simple idée fixe (et tenue secrète)?

Cela pour deux raisons simples et que vous allez saisir sans peine. Tout d’abord à cause d’un chiffre (ce qui n’étonnera pas ceux qui me connaissent ?!). En effet, pour commencer, par le chiffre 4.

Lorsqu’on se frotte en nos recherches aux communautés religieuses quelles qu’elles soient, ce qui peut arriver tous les jours lorsqu’on fréquente les deux Rennes hantées par les fantômes de curés hors normes, intelligents, lucides, voire ”grâce à Dieu un peu filous” (du Flo), et qui ont eu la chance d’avoir de solides initiateurs et surtout de fort puissantes relations protectrices, qu’un symbole dogmatique et théologique vous saute un jour ou l’autre à la conscience, et cela pourrait n’être, par exemple, que cette devenue bien trop banale équation quantique (!?!), celle du problème du mystère de la (Sainte) Trinité, Père + Fils + Esprit = 3 mais aussi = UN (Le DIEU unique), donc ce qui nous fait quelque part un total arithmétique de … 1 + 1 + 1 = (1), tel qu’on nous l’a prétendu dès le catéchisme, mais encore si l’on réfléchit, du même coup : 1 + 1 + 1 + (1) = 4 pour personnaliser en sa totalité le seul Dieu.

Compliqué ? Oui, mais ce n’est pas moi qui invente le mystère !

Car enfin, c’est bien Dieu soi-même qui boucle ce signe de la croix en quatre points, celui du croyant et que même l’incroyant connaît : Au nom du père, du Fils, du Saint Esprit et ainsi soit-il ! (Il ? Et qui donc serait-il, cet énigmatique ”il”? )

Cette subjonctive injonction : ”soit-il” désigne Dieu qui pour le croyant est celui qui était, est, et qui sera. Dieu de se définir personnellement devant Moïse et son peuple tel que celui qui est, conjugué à la première personne du présent de l’indicatif !

« Dieu dit à Moïse, exode en 3,14 : ( 3,14 = Pi !) : « Je suis celui qui suis » !

C’est clair : et le croyant de répondre en retour à la troisième personne du présent du subjonctif : Ainsi soit-il (Ainsi soit Dieu) !

Donc, voici une leçon de conjugaison et de subordination provenant de Dieu soi-même ordonnant à Moïse et à son peuple ! Cela ne se discutera jamais, comme me souffle Flo, surtout quand on l’introduit dans la Bible par les chiffres du nombre Pi (3, 14) qui est la clef numérique du Cercle, la figure géométrique divine engendrant la sphère qui est à plus forte raison le concept symbolique le plus divinement achevé.

Hors toutes flagorneries à la Flo, nous arrivons indiscutablement à 4 !… et divine conclusion 4 = 1.

« Quel beau mystère de l’arithmétique et de la rhétorique religieuse enfin réunis » (réflexion de notre fumiste de Flo !)

À propos d’analyses appliquées au chiffre 4, souviens-toi, Flo, de ma triangulation très révélatrice du 4 = 1,028 soit la valeur abstraite et métrique de la surface apparente des Bergers Arcadie et du propitiatoire de l’arche de l’Alliance (~1,028 m²) + 1,309 soit la valeur abstraite et approximative de la valeur de la hauteur du triangle isocèle illusoirement d’or de l’hexagone régulier de base = un … et enfin, le fameux 1,664 (mais qui n’est pas pour autant le 1,665, le 1/4 du 6,66 !), soit la valeur abstraite du côté du carré des Bergers Arcadie inscrit dans l’équivalent du cercle Boudet à échelle du tableau, ce qui est une des grandes clefs que tenait Poussin et cela se démontre clairement. Pour mémoire, c’est aussi la valeur décimétrique du côté des carrelages céramiques (1,664 dm x 1,664 dm) de la villa nommée Béthanie, à R.L.C., et dans la tour Magdala, item sont-ils suggérés à l’intérieur même des carrelages, carrés 40 cm x 40 cm de l’échiquier (64 cases) en son étage bibliothèque … (vérifiez donc!). (Centré en chaque case de l’échiquier est un autre carré de 16,64 cm très précisément et exactement !)

C’est une des constatations en valeur ultraprécise que j’eus l’honneur de faire partager à Alain Féral en un jour béni et en lequel, par ailleurs à son tour, il accepta de me tuyauter très avantageusement et sans me mentir … J’ai patiemment vérifié ses dires mesurables, tout était juste en son rapport … bien sûr, il s’agissait de chiffres, donc il savait qu’il ne fallait pas m’enfumer en me racontant des fables arithmétiques, sinon je risquais (vous me connaissez) de devenir furieux ! (Je vous raconterai mes conclusions avec Magdala étage bibliothèque et sa représentation parfaite, à une échelle rigoureuse : 1/100 000 de la Jérusalem Céleste si on copie les mesures de la Bible, données en unité ”coudée royale = 0,5236 m” qui semble être la mesure phare en nos projections !)

Mais 1,664, ce n’est qu’une des généreuses clefs numériques permettant d’y voir clair sur le terrain, une des clefs que tenait (concrètement) Poussin en ses Bergers et que je vous traduis en système métrique, une des toutes premières clefs, pour ceux qui connaissent les valeurs des mesures visibles (et très officielles, celles du Louvre!), du tableau des Bergers : (1,21m x 0,85m x Phi = 1,664 m) … (et à ne pas confondre s.v.p. avec le 1,665 qui est le 1/4 de 6,66 !) … et bien avant ce cher Poussin qui nous gâte en nous cryptant le stade, la coudée royale, le yard impérial, la toise d’or et enfin le mètre mesure (déjà connu en théorie depuis des siècles par les géographes et mathématiciens égyptiens, grecs, romains puis italiens et français), ces mêmes clefs furent probablement tenues par les deux grandes familles établies par la force militaire en Bas-Razès, les vainqueurs de la « Croisade française antichrétiens cathares », l’alliance fatale des De Voisins (lignée du nom interrompue très rapidement !) et des De Joyeuse dont une branche du nom existe bien toujours ! Un jour, je vous dirai pourquoi. (Certains me reprochent mes raccourcis ! … et d’autres, mes longueurs. Mais si en ce cas précis, il me prenait de vous le démontrer et de vous le commenter de manière satisfaisante ces dernières nouvelles, ce qui me serait plutôt agréable, on hurlerait au scandale car cela nous prendrait 400 pages avec 100 croquis et citations en plus ! … donc, basta !)

Voilà du nouveau … et ce ne sont pas des affaires touchant seulement la spiritualité, mais plutôt de gros sous en or. Le nerf de la guerre ? Certainement, c’est bien l’or, et voilà qui devrait remotiver nos chercheurs de trésors hiératiques ! (Hé,hé!), petits et grands secrets jadis tenus par la monarchie française, mais aussi par l’Église catholique (et oui, avec en sus : Port-Royal !), jadis connus de Poussin et de quelques autres dans la confidence, et à qui j’ai volé le squelette imputrescible de l’affaire ! Et quand on a le squelette, l’esprit n’est jamais bien loin avec toutes ses clefs complémentaires ! Et tu le sais aussi bien que moi, Flo !

D’autre part, j’avais compris depuis cette affaire naissante, que les Crucifix des lazaristes ne pouvaient être indissociables de Lazare soi-même et du scénario de sa fameuse résurrection provoquée à Béthanie par l’intervention de Jésus (c’est l’évidence même) ; Lazare, le presque alter ego de Jésus, le grand ami, disciple et allié … avec ses deux sœurs Marthe et Marie ! … 4 personnages, donc, en tout.

Grappes de trois pommes bleues, vitrail de Rennes-le-Château
Grappes de trois pommes bleues, vitrail de Rennes-le-Château – Jean-Marie Villette ©

Voyez plutôt le vitrail de Rennes-le-Château, la résurrection de Lazare qui n’est pas placé n’importe où, mais a été installé dans le Chœur et du côté Sud, soleil et premières montées des lumières ”lumières des Pommes Bleues”, comme on dit, soit aussi la vraie place de Jésus, la divine grappe de raisins bleus, souvenez-vous de l’allégorie de Jésus soi-même torturé dans le pressoir et versant son sang. L’abbé Boudet pages 297 et 298 de L.V.L.C. vous crypte très intelligemment cela, en partant du cidre de pommes de Normandie et qui enchaîne sans crier gare sur la grappe minimum, celle de trois grains de raisins bleu-noir, lesquels agglomérés construisent celle de 3² = 9 grains de raisins. (Tous les fruits ronds à pépins étant autrefois indifféremment nommés : ”pommes”).

Boudet s’exprime avec des lettres et des chiffres, en citant trois noms de localités viticoles écrites avec 9 lettres (3² = 9 et 9 x 3 = 27) : Vin dom age, Sos tom age et Bil oma cho.

Proche de Limoux, croix cerclée de pommes "bleues"
Proche de Limoux, croix cerclée de pommes “bleues” – Jean-Marie Villette ©

L’abbé Boudet passe des mots aux chiffres avec une certaine élégance et surtout utilité ! A nous de jouer !

J’en avais publié une analyse numérique qui fut parfaitement incomprise sur la Colline (Ce qui est en général très bon signe !, … du Flo !) … ou alors, plus vraisemblablement, c’est sans doute que ces considérations n’intéressent que moi, ou enfin qu’elles ne valent strictement rien, allez savoir ? Oui, parce que ma pensée (si pensée il y a ? …du Flo !) fonctionne globalement ainsi, vous l’aviez saisie : si vous voulez comprendre ”le spirituel”, ce qu’à Dieu ne plaise, apprenez d’abord ”la mécanique des lettres et des chiffres !” … Le squelette et les charnières d’abord !

En général, il faut comprendre la forme mécanique pour en pouvoir saisir la chair puis l’esprit, mais à R.L.C. voilà bientôt trois quarts de siècle qu’on s’obstine à pratiquer l’inverse (”C’est plus facile”, me dit Flo, ce chenapan!) et qu’on privilégie l’Esprit (qu’on a propension à inventer chacun à sa guise … !!! ) en dédaignant la forme (qui par contre ne s’invente pas !!! ). Résultat : ni on n’avance, ni on ne recule ! … et tout le monde se lasse !

Voyons, ces bons vitraux pommes bleues (ou que vous nommerez comme il vous semble bon !) sont là, bien scellés à R.L.C. à droite du chœur entourés par un nombre intéressant de grappes minimum mais entières de trois raisins bleu-noir.

Ce sont : Le vitrail de Lazare ressuscité comme celui de Jésus et les apôtres qui comptent chacun 21 (Le nombre 21 (17 + 4) semble être le symbole boudétien et numérique des mots Degré, Dieu, Graal et Magdala.), grappes intégralement représentées avec leurs trois grains !!!), soit 42 grappes entières représentant 126 baies de raisin bleu-noir, des nombres parlant en la géométrie du Razès et en la géométrie dite (par moi et par Flo) ”Pommes Bleues” ou ”sacrée” célébrant les chiffres 3 et 9, mais sommes nous là aujourd’hui pour calculer ? Parait que non ! Dommage ! Car ce que j’ai à vous préciser est fondamental*. (donc suite à l’annexe avec la toute première des clefs numériques des Bergers, réservée aux spécialistes et géomètres, soit aux vrais chercheurs, car on peut très bien être historien ou alchimiste et aimer les chiffres, c’est même à mon humble avis, très préférable … mais par ailleurs, je ne veux cesser d’importuner à l’extrême les lecteurs trop allergiques aux chiffres ! L’ennui est que l’annexe sera passée en toute fin de ce très long texte à épisodes)


Regardons maintenant la représentation du vitrail de Lazare, l’alter ego de Jésus :

Les quatre personnages de la résurrection de Lazare - Jean-Marie Villette ©
Les quatre personnages de la résurrection de Lazare – Jean-Marie Villette ©

N’y sont présents que Jésus, Marthe et Marie de Béthanie, les sœurs de Lazare (au contraire de la majorité des tableaux brossés sur le même thème représentant une somme parfois considérable de personnages, et bien entendu, à R.L.C. le concepteur voulu être clair, n’ajouta pas de témoins superflus et nous comptons en n°4 : Lazare soi-même, le ressuscité, ou l’éveillé, qui s’avance, s’extrait du tombeau sous l’effet de l’injonction de Jésus : LAZARE VENI FORAS !

Quatre personnes : deux femmes, une contemplative (Marie) et une opérative (Marthe), puis deux hommes, Jésus qu’on ne présente plus et le grand disciple de Jésus, Lazare, mort et déjà en odeur de décomposition selon plusieurs versions de la tradition, car Jésus va prouver ici par un acte indiscutablement miraculeux qu’il est bien fils de Dieu … En effet, il faut avoir une grosse part de divin en soi pour ressusciter un homme dont les chairs déjà se décomposent (ce détail sordide est précisé en certains textes saints, pas moi qui invente, ni Flo !!!).

Car bientôt Jésus assumera sa propre résurrection, un acte sublime qui confirmera aux témoins que Jésus procède de Dieu par l’Esprit, quoiqu’il n’ait jamais prétendu être soi-même Dieu !

Jésus est non coupable d’avoir voulu être Dieu à la place de Dieu, ni non plus d’être un vice-Dieu ( son premier ministre ? (…du Flo!).

Ce dernier point, la divination forcée de Jésus en le calant en une ”trinité quaternaire” qui ne faisait (de surcroît) qu’un dieu, ne sera pas de la responsabilité de Jésus ni des quatre évangélistes, mais de celle des têtes dominantes de certains conciles, dont celui de Nicée en l’an 325, avec tous les effets désastreux ou seulement douteux qui en découlèrent.

Maintenant, (encore) une petite ”parenthèse évangélique” :

Paroles de Jésus à ses disciples qui l’accompagnèrent sur le chemin de Béthanie :

Jésus leur dit ouvertement, « Lazare est mort » … ou bien selon certains rédacteurs :

« Lazare notre ami dort mais je vais le réveiller »

Et .. .devant le tombeau rouvert : « Lazare veni foras ! » (« Lazare, sort ! »)…

Ce serait l’injonction faite au cadavre traditionnellement serré de bandelettes, ou enveloppé d’un blanc linceul, de Lazare, par Jésus arrivé tranquillement (… très cool : du FLO!) devant le tombeau fermé où gît son ami et disciple mort depuis quatre jours … et … qui prononce : Lazare veni foras !

Le réveil de Lazare par Delacroix
Le réveil de Lazare par Delacroix – Jean-Marie Villette ©

Mais !

C’est aussi le titre d’un ouvrage imaginaire, que certains croient avoir été fantasmé par le sinistre spécialiste Pierre Plantard.

Un ordinaire canular (?) … ou bien un rêve collectif touchant les « supposés supposant » (du Flo!) ? Je dirais plutôt, une hallucinose, comme diraient les médecins spécialisés, car certains menteurs très inspirés nous affirmèrent que toute l’édition de ce livre fut brûlée en place publique par l’abbé Boudet … quelle farce ! … et que certains auraient su tout de même recréer, puisque je l’ai eu entre les mains, ce livre improbable et fort ennuyeux, et que je ne suis pas le seul à l’avoir entrouvert. Voilà bien un exploit pour un ouvrage qui n’a jamais existé, ayant été cependant bidouillé à titre artisanal et confidentiel sous deux couvertures différentes, et seulement en quelques unités d’exemplaires … mais quel luxe, mes amis !

En réalité peu nous chaut de cette histoire en fait peu brillante. N’en parlons plus ??? Ah … ? … Si , pourtant …

Encore un coup, pourquoi cet illisible ovni est-il venus s’écraser au plein cœur de la ”Belle Histoire” de R.L.C., me demandé-je ?

Cet absurde livre, aujourd’hui négligé à juste titre, ne sera jamais considéré par les chercheurs sérieux comme un arcane de nos mystères, il me paraît être en revanche faire l’effet d’une piqûre de rappel au grand miracle de Jésus sur Lazare, ce dont les lazaristes du Razès et du monde entier, devaient garder comme de juste, claire et belle conscience … ceux-là mêmes qui montèrent cette consistante aventure métaphysique autant que révélatrice, celle des tableaux et sculptures que nous allons commencer d’analyser, l’affaire splendide et non douteuse des quatre Crucifix dits des lazaristes, du Razès limouxin … (”Et ça, au moins, c’est du béton ! … pas du bidon”). (du Flo, bien sûr!)

Et par ailleurs, si vous vous mêlez à l’affaire des Crucifix mis en scène par les pères lazaristes, ce que je vous conseille, une piste toujours ignorée du grand public, et c’est tant mieux, mais pas si tranquille pour cela … (du Flo !), sérieusement verrouillée en amont par quelques chanceux « élus », qui n’est soutenue que par quelques éveillés initiés (catholiques et orthodoxes!), il vous sera difficile de passer outre la valeur symbolique du dérisoire (?) chiffre QUATRE, quand on sait que ce quatre est le nombre de jours passés au tombeau par LAZARE avant de ressusciter et de n’en sortir que lors de l’intervention (bien tardive) de Jésus, lequel, contrairement à son habitude, lambina au maximum ! Comment se peut-il que lui, un increvable marcheur (devant l’Éternel… du Flo!), ne se pressa point pour aller rendre visite à son grand ami et allié Lazare avec ses deux sœurs et que la rumeur disait pourtant vraiment au plus mal … C’est ainsi que Jésus laissa passer intentionnellement trois jours afin de n’arriver que la quatrième journée presque révolue, accueilli par Marthe partie à sa rencontre, alors que les disciples le prièrent de se hâter d’aller visiter la famille de LAZARE (Lazare déjà en odeur non pas de sainteté, mais de noire décomposition (du Flo … !), prétendent certains, de quoi saisir nos amis alchimistes … et ne me dites pas que Jésus ne se doutait de rein ! C’est bien consciemment qu’il outrepassa la ”mort” ou le ”sommeil” de son ami, et la date de cette étrange ”mise au tombeau” de son quasi alter ego, Lazare !).

Pauvre famille du grand Lazare se morfondant dans la désolation, aggravée par l’incompréhension devant cette nonchalance soudain affligeant Jésus … (ou devant ce qui pourrait être pris pour une terrible hésitation, un doute de la part de Jésus, penseraient de très mauvais esprits, et pourquoi pas si Jésus était comme chacun sait, homme, avec toutes les faiblesses d’un homme véritable ?) … ces jours-ci résolument absent du cercle entourant les proches, lesquels, dit-on, étaient si généreux, bons et riches, tant aimant Jésus et ses apôtres, de surcroît d’excellents protecteurs.

« Voire carrément les meilleurs sponsors du groupe ? (Flo!) … et qu’une bande de treize jeunes hommes pleins de santé et de force, c’est superbe, surtout s’ils étaient accompagnés comme c’est probable … ! … mais cela vous plombe un max les notes de frais », comme me souffle Flo, ce jeune chenapan … et, poursuit-il : « Ce n’est pas ce pauvre petit Judas, le trésorier payeur de leur association de fait, celui qui dans le groupe certainement comptait le moins mal, et cependant sans cesse à l’affût d’une poignée de deniers supplémentaires à saisir, car toujours nécessaires pour joindre les deux bouts ! (Encore du Flo, ce gredin!), qui viendrait donc me contrarier, car, vous êtes d’accord, on ne pouvait pas multiplier les pains tous les jours pour se nourrir, au risque de banaliser le miracle ! … Pas question ! », me chante Flo entre son quatrième café noir et sa seconde fumette vapoteuse polluant ma cuisine … mais aussi, ajoute son oncle, pour une autre bonne raison, car avant même de penser à les multiplier, les pains, fallait bien aligner la somme nécessaire pour acheter les tout premiers, à moins de les voler (ce qui eut fait désordre, précise Flo, avec raison !), ou de les fabriquer soi-même, ou encore, de se les faire offrir, pourquoi pas ? … donc, ”Pas de miracle spontané”, comme me réplique ce coquin, ce chenapan et impertinent de Flo (mon pire petit neveu, quoiqu’il soit à ma connaissance, mon unique petit neveu !)

« Oui, et alors ? faudrait conclure, l’oncle, parce qu’on s’endort franchement, là », me fait-il, ce même galopin de Flo (à peine 25 ans d’âge, presque 26, ce tendre loupiot et qui se croit tout permis, voire de polluer ma cuisine !).

« Alors Flo, mon petit vieux, écoute donc avant d’aller te recoucher, quand on sait cela, on trouverait quasiment logique que le nombre des grands ”Christs” choisis par messieurs les Lazaristes de Notre-Dame-de-Marceille et de Valfleury, les dignes héritiers spirituels de LAZARE, item de Vincent de Paul et de Monsieur Jean-Jacques Olier avec leur incomparable compagnie du Saint-Sacrement, aient exigé en mémoire de cette dramatique histoire, ou de cette superbe et inoubliable mise en scène (?) sur une intrigue brossée en quatre tableaux, en quatre journées diraient nos classiques, dont l’ultime, la n° 4, fut témoin du plus admirable des miracles de Jésus, la résurrection de Lazare, qui précédera au plus grand, spectaculaire (et éternel) des ”superproductions de miracles”, celui de son autorésurrection et qui fait l’effet d’une bombe à répétition sur l’opinion mondial !), donc quatre journées représentées par quatre ”unités tableaux”, disposées en un ordre rigoureux et scientifique, dans le Bas-Razès et dans le sillage de l’influence de Notre-Dame de Marceille (un des sanctuaires majeurs des Lazaristes en Razès avec Montolieu, leur grande maison, leur fief, avec ses célèbres et incomparables Sœurs de la Charité), mettant en scène, non plus Lazare, mais en anticipant sur les étapes à suivre, celles du Saint Sauveur (San Salvayre) soi-même (ainsi parlait le savant abbé Boudet qui ne manquait ni de sérieux ni de malice et qui ne désignait jamais Jésus par : ”le Christ”!!), mort, mais déjà en attente de la Résurrection, un miracle sans pareil qui allait devenir le fondement d’une très grande et forte religion expansionniste que nous connaissons, la religion chrétienne, toujours existante, avec ses nombreux courants, grandes et petites Églises rivales, ses sectes en nombres infinis avec leurs guerres intestines, guerres civiles, de tranchées ou d’invasion, tout en nous prêchant la paix et le respect sacré et fraternel de l’autre. » (ouf, quelle phrase !)

D’autre part (hypothèse ?), nous nous retrouverons à constater que ce magnifique dépôt de tableaux, sera de surcroît agencé selon un ordre rappelant un schéma inspiré par un de leur dada d’hommes de Dieu, oui, mais aussi des sciences : l’astronomie, discipline scientifique pour laquelle les Lazaristes excellèrent particulièrement et cela dans le monde entier, toutefois, avec les mathématiques ! Frères au visage tourné vers le ciel et les constellations, n’est-ce pas logique pour de cosmopolites savants mystiques ? …

Quatre années sont échues : de 2013 à 2017 !

J’ai donc maintenant l’autorisation de publier une partie des arcanes (qui furent trop longtemps occultées ?) de cette ”petite mais grande” affaire, afin de respecter la discrète mais efficace médiation du ”jeune frère X” entré en religion orthodoxe auquel je dois pas mal pour la réussite de cette étrange découverte née de volontés croisées en l’affaire de la mise au jour du beau et grand Crucifix de Gardie, qui lui aussi va ressusciter (ou s’éveiller), comme Lazare, ce qui vous semblera bon de croire !

Un silence officiel pesa sur cette surprenante réalité du tableau ignoré puis verrouillé … remarquons-le, comme s’il s’agissait pour ce Crucifix de nous rejouer le rite de la mise au tombeau de Lazare soi-même, mais cette fois, pas pour quatre jours, mais pour quatre ans ! (une mise au tombeau uniquement d’ordre symbolique et initiatique, telle que peut-être ce fut le cas pour Lazare ?

Notez bien : le secret (presque) absolu fut respecté autour de ce tableau durant quatre années révolues, dont trois années après sa découverte et reconnaissance comme telle par moi-même ! Quel honneur !… déjà un petit miracle ! Nous n’en demandions pas tant !

(Bien joué messieurs et dames les metteurs en scène de ce drame lazariste et par les acteurs actifs, passifs et complices, conscients ou inconscients.)

Récapitulons.

Une grosse année de mise au secret effectif du tableau par isolement pur et simple, comme pour un prisonnier exceptionnel, et dont personne ne s’était vraiment inquiété, ni même remarqué, puis la découverte par moi-même, reconnu tel qu’étant le quatrième christ des Lazaristes (En août 2014, l’heure, la minute et la seconde seront précisées lors de mon reportage découverte ! … pas triste!), et qui eut lieu quelque temps avant son départ pour la restauration en atelier et labo : voilà donc venir la restauration, comme nous arriverait de facto le grand symbole de la préparation à la mise en scène de la future Résurrection ?)

Bref, en tout, quatre ans ! L’affaire est-elle bouclée ? Pas du tout, comme vous le présumez.

C’était le rituel initiatique auquel certains responsables tenaient beaucoup, mais n’anticipons pas …

Hors ça, puisque le temps en est enfin advenu … parlons donc ! Sinon, je le sens, je vais me faire lyncher par les impatients qui doivent bouillir (Tu parles … ! Bof, tu te fais des illusions, l’oncle, me fait Flo avec dédain tout en se réveillant et réprimant un bâillement … il y a longtemps qu’ils sont partis se coucher!)

« Mais Flo, un bon thé anglais ne se réussit qu’avec une eau certes bouillie, mais longuement reposée. Alors ça ira très bien comme ça, lui répondis-je »

Premier chapitre (enfin !) Le Crucifix des Lazaristes

Mardi 12 Août 2014. (Il était 8 heures et 47 minutes plus une poignée de secondes, ceci absurdement précisé pour les échotiers absents, car c’était le Grand Jour qu’il ne fallait pas rater, mais je n’en avais encore aucune conscience et eux non plus !) … Pas grand-chose à signaler, le train, train de la prospection systématique … au flair … au coup par coup sans ne rien attendre de particulier, au petit bonheur la chance, le chien-chien (c’est moi) humait l’odeur du matin … mais ne rattrapait que quelques escargots géants du pays quant à eux à l’aise sous les précipitations éparses comme on disait à la mauvaise météo de la t.s.f. à lampes et encombrée de chuintements parasites quand nous étions petits … matinée tristounette … me sentais mollasson, avec un bon coup de blues … avec dans la tête de gros blancs … et la jauge de carburant brusquement retombée au rouge … ordinaire malaise franco-français, en somme.

Ma devise (bien entendu au second degré), était déjà celle-là :

« Faisons le vide ! Savoir trop ce qu’on cherche à R.L.C. est la plus dangereuse des illusions car c’est comme si on l’avait déjà trouvée, disons … au cinq-huitième ? … une impression qui intoxique jusqu’à l’aveuglement, à vous empêcher de ne voir à jamais le vrai, même s’il vous tombe brutalement dessus ! »

En ce début de semaine, je me proposais ce programme : pourquoi ne pas forcer la visite de quelques églises du Limouxin qui m’ont toujours échappé, tout au moins celles qu’on acceptera enfin de m’ouvrir ? On peut encore espérer.

Un irritant problème … (toujours faut que je ronchonne et que je m’emballe, vous l’aviez remarqué ?) … mais dites-vous bien qu’en France, il sera bientôt plus facile de se faire inviter dans les appartements privés du président de la République, ou en Italie en ceux du dernier pape élu, que chez Jésus-Christ en ses églises, même si vous êtes bon apôtre et que vous payez vos impôts, voire donniez vos quatre sous restant au Denier du Culte et vos chaussettes d’hiver treize fois reprisées, au Secours Catholique !

Mais je ne suis pas sûr que Jésus qui voit et entend tout, aurait encore la force d’en sourire ? (Flo!)

Enfin se présente par bonheur une ouverture … je fonce, qui vivra verra.

Bonne pioche ?

Ouais ! Bingo !

« Les jours ramollos sont quelquefois comme les vieux fruits, je veux dire, les plus juteux ! » … prétendait mon regretté épicier, qui était un sacré roublard, et qui mourut tel qu’il était né, déjà vieux et poujadiste et donc déjà mort sans le savoir. (du Flo!)

En cette église, mon guide (impromptu ? … non, je ne le pensais déjà plus !) du jour, rencontré ce matin près d’une station ”en service” avec sa sifflante et vaporeuse cafétéria parfumée au ”kawa latino”, et au jour d’aujourd’hui déjà détruite, appartenait à un village situé en un recoin blotti aux confins d’austères et frais monts boisés des contreforts des Corbières et de sensuelles ondulations de coteaux à vignobles à Blanquette, quelque fois bardés de méchants cactus géants (certains vont reconnaître ?) et avec ses jardinets coquets croulants de fruits mûrs mais aux clôtures crevées laissant filtrer quelques bulldogs furieux et aux dentitions éblouissantes, ma foi, bien brossées (pas gâtées par le su-sucre) dissuadant les potentiels chapardeurs, dont j’étais, petit déjeuner oblige, gravement menacé quoique glanant juste derrière les limites extérieures de ces beaux jardins, donc un chapardage légalement toléré ! Ces chiens n’ont rien dans la caboche et ne connaissent pas même le droit coutumier, sachez-le ! … A mauvais chien, mauvais maître ! Et tintin, en bon vieux Limousin, je préfère les doux Milou de Limoux aux atroces molosses flairant mes no-nos aux viandes pourtant rassies.(autocitation de l’auteur).

Mon guide, disais-je, m’accompagna pour cette visite du petit sanctuaire fraîchement restauré par Toques et Clochers, église située très exactement sur la non mythique double Rose ligne : église de Serres pour celle-ci et château de Serres pour l’autre, en m’épiant du coin de l’œil, et m’informait de chaque détail du saint lieu … Une encyclopédie vivante, que ce jeune homme, pensai-je !

Il était en l’occurrence un simple (et soi-disant) employé temporaire de mairie, avec lequel je m’embarquais en des considérations morales et métaphysiques qui me dépassaient (je le confesse), lesquelles en pareil cas je me gardais en général d’évoquer par crainte de paraître trop balourd.

De son côté, il me semblait assuré, fort à l’aise, content de lui et naviguait au sommet de redoutables lames dont je n’entrevoyais en contrebas, que quelques rares traces d’écume … et au moins, sus-je faire manne de cette écume ? Rien de moins sûr, il me fallut du temps, car il faisait très fort et me larguait !

Il me captivait depuis plus d’un quart d’heure, quand soudain il se tut lorsque nous fixâmes de conserve un tableau, un Crucifix haut placé que je tentais maladroitement de photographier, car appendu (comme un fait exprès) à proximité d’un spot allumé, ce qui rendait l’opération compliquée, mais, que familier des lieux il se proposa pour aller l’éteindre ; c’était une toile rectangulaire de moyennes dimensions qui me rappela par certains détails les trois Crucifix déjà connus et dits ”les christs des Lazaristes” ! … mais sans plus, car il lui manquait deux ou trois paramètres pour prétendre entrer en ce club très fermé des happy few Crucifix des Lazaristes ! … mais ce surprenant mutisme révéla à l’endroit de mon jeune guide comme un trouble conséquent, semblable sans aucun doute à celui qu’il put en retour observer chez moi, quand tous deux fascinés, nous partageâmes cet exceptionnel instant de pure contemplation, sans que le moindre commentaire n’en découla … Comment fut-ce possible entre deux bavards ?

Puis, de nouveau, le voici reparti escaladant de marches en barreaux de raides falaises d’ordre moral et slogans d’éthique chrétienne sans qu’il ne me donnât à penser qu’il consentît un instant à en redescendre, ni l’impression que je ne pusse grimper l’y rejoindre ! … Dans le fond, encore rien d’anormal en une église, pensai-je, mais tout de même surprenant à un tel niveau provenant d’un employé municipal embauché pour l’été en un si petit village et par une mairie platement laïque ! Un étudiant ? Hum … ? … non, trop passionné, convaincu, formaté, didactique et trop prolixe ! Un futur président de la République ! Peut-être ? … Pas l’air d’un curé non plus … un prof ? … pas un laïc ! Serait-ce un « cantonnier du Ciel !» ? … me souffle joliment Flo en train de siroter sa purge de coca tiédasse rhum blanc agricole rehaussé à la cannelle en faisant semblant de m’écouter raconter pour la énième fois, mon histoire qui l’assomme … Alors ? Non, j’vois pas ! Aucun signe ne trahissait une quelconque croyance, ”vêtu lambda”, sans personnalité affirmée … pas plus l’air d’un libre penseur ? Ah, sûrement pas !

Alors, qui était cet étrange individu passant pour être l’homme providentiel à tout faire et me parlant (avec toutefois un soupçon d’accent d’outre Mitteleuropa), avec la maîtrise et l’application d’un professeur au Collège de France ? … et la nature ayant horreur du vide, je m’emplis … de circonspection …

Pourtant la suite allait devenir bougrement plus étonnante et richissime en surprises avec déjà une résurrection, celle de scoops concernant une piste déjà oubliée par la plupart des chercheurs des deux Rennes, mais laquelle, dès sa genèse, m’avait à l’époque marqué, puis amusé, avant que je ne la zappe partiellement à mon tour, celle de l’affaire des Crucifix dits des lazaristes, lesquels, sous la baguette du maestro F.D., animèrent pendant quelques temps l’ambiance agitée des deux Rennes en marquant les mémoires de ceux qui n’étaient pas encore tous (soi-disant) devenus de ”vieux amortis amnésiques”.

Quand fut célébrée la grand messe d’En Couty, les deux premiers christs dits des Lazaristes, déjà connus, celui magnifique de Pieusse et son malheureux frère de Rennes-les-Bains (bien plus mal exécuté), furent mis au bain noir non pas alchimique, mais de la négligence … en fait, on en favorisera cependant tout de même un en particulier, celui de Rennes-les-Bains, soi-disant le seul important puisque exécuté (exécuté, sans doute dans le sens radical du terme, nous fait opportunément remarquer Flo ?) par le célèbre père lazariste nommé Henri Gasc ; somme toute, qu’une misérable fausse copie de l’excellent tableau de Pieusse ! … classé comme étant le plus révélateur par certains qui y voyaient le guide infaillible vers le Saint Trésor d’En Couty.

Au total un colossal butin que j’essaie toujours, mais vainement de miraginer (n’ayant pas l’inventaire imprimé sous les yeux … réflexion pittoresque de Flo), mais il est peut-être vrai que je ne suis pas un chercheur de trésor super éveillé ni sérieux selon l’avis de certains limiers exégètes.

Personnellement, de mon côté, je demeurais totalement indifférent à cette nouvelle lubie attachée au lieu.

Mais ne nous égarons point ! Revenons à l’ordre du jour :

Ce faux naïf mais authentique, autant que sympathique mystique (mon guide), qui me semblait dominer quelques mystères subordonnés aux actes religieux concernant le Razès (comme certainement en leur temps un, deux, ou trois, et quatre, mais pas plus , de nos bons vieux Lazaristes de Notre-Dame de Marseille et de Valfleury ?), connaissait en profondeur le sens du très précieux tableau du Christ en croix, le grand tableau de Gardie, le quatrième, celui qui tenait la dernière et la sublime clef de l’affaire des christs, l’ultime pièce de la série appendue en Razès, qu’en vieux chien madré je supputais mais seulement ne l’entrevoyais qu’en mes rêvasseries les plus périssables, voire subliminales … tout en sachant que je ne serais pas longtemps le seul à squatter cet espoir, que cette série inachevée de grands Crucifix, dits des Lazaristes, souhaitant quelle se terminât en beauté et collant consubstantiellement à notre déjà bel ”acquis” … puis le grand inconnu bouclant un schéma que j’espérais sublime ! … une signifiante boucle toujours à ce que je sache, insoupçonnée, mais imaginée et réalisée jadis par les têtes dominantes et créatrices des pères lazaristes de Notre-Dame de Marceille … et bien sûr de Valfleury dans le département de la Loire, dans l’est du Massif Central, pas très loin de Lyon, puisqu’il existait entre les deux sanctuaires respectivement consacrés à une vierge noire, itou possédant chacun sa source miraculeuse et organisaient leurs grands pèlerinages annuels, objets d’incessants échanges, et de provoquer les va et vient de quelques frères et pères lazaristes se partageant les saints lieux comme certainement leurs redoutables secrets, ou du moins, se complaisaient-ils à le croire …

Chapitre deux Le Crucifix des Lazaristes

Je résume rapidement et il en est plus que temps (sauf erreurs de ma part, car les choses ne sont pas immobiles et que les découvertes naissent parfois d’un petit rien, d’une pichenette ou d’une caresse des zéphyrs aurait dit le doux poète Virgile en son Arcadie très perso … ) la situation des deux, puis trois, et enfin quatre pour le Razès … de ces superbes christs pas du tout comme les autres, sept sont donc maintenant répertoriés et reconnus dans le vaste monde, dont quatre grands formats connus pour la France, intelligemment et minutieusement placés comme sur le « mouchoir de poche » du Limouxin (Aude), Bas-Razès, à Rennes-les-Bains, à Magrie, à Pieusse, (et … enfin à GARDIE resté longtemps le grand et bel inconnu en sommeil). 

Photos des quatre grands tableaux d’églises du Razès :

Crucifix de Pieusse - Arpaix ©
Crucifix de Pieusse – Arpaix ©

Crucifix de Gasc à Rennes-les-Bains - David Galley ©
Crucifix de Gasc à Rennes-les-Bains – David Galley ©

Crucifix de Magrie - J. François Pous ©
Crucifix de Magrie – J. François Pous ©

Choeur de l'église de Magrie - Patrick Merle ©
Choeur de l’église de Magrie – Patrick Merle ©

Crucifix de Gardie - Photo originale de Jean-Marie Villette, retravaillée par Patrick Merle
Crucifix de Gardie – Photo originale de Jean-Marie Villette, retravaillée par Patrick Merle

Crucifix de Gardie, photo originale aout 2014 - Jean-Marie Villette ©
Crucifix de Gardie, photo originale aout 2014 – Jean-Marie Villette ©

Puis sont deux modèles réduits, à Valfleury (Loire), deux tableaux en relief très finement ciselés sur chêne, dont un, le plus grand des deux, qu’on aura fixé sur l’autel usuel (concile Vatican 2), présenté face aux fidèles et ressemblant particulièrement à son grand frère le tableau de Gardie, contenant globalement les mêmes décors, et un autre plus réduit et totalement dépouillé de décor et dont nous reparlerons, le premier étant signé Joseph Courtade et l’autre, le plus petit, en apparence (?) non signé, mais lequel , et plus que probablement, serait aussi du même Joseph Courtade, sculpteur sur bois et frère Lazariste à Valfleury et à Notre-Dame de Marceille, lequel à Valfleury créera des magnifiques boiseries sculptées sur chêne de 1875 à 78.

Ces tableaux furent certainement sculptés par le même à Valfleury, selon J.P. Garcia.

Ces derniers ouvrages me furent personnellement révélés par l’excellent et fort discret Patrick Merle notre éminence grise, que nous recroiserons en cet article ; et comme je le pressentais, ce tableau sculpté, installé au devant de l’autel, contient plus que certainement (avec son grand alter ego de Gardie), les ultimes clefs de la série des Crucifix du Razès !

Rappelons toutefois que ces deux réalisations comparées, le tableau de Gardie et le tableau sculpté de l’autel, présentent de très fortes analogies contenant elle même comme nous le verrons, quelques différences très significatives.

Choeur de l'église de Valfleury - Patrick Merle ©
Choeur de l’église de Valfleury – Patrick Merle ©

Autel de Valfleury - Patrick Merle ©
Autel de Valfleury – Patrick Merle ©

Crucifix lazariste sculpté sur la face de l'autel - Patrick Merle ©
Crucifix lazariste sculpté sur la face de l’autel – Patrick Merle ©

Ce Christ de l’autel de Valfleury qui contient à quelques objets et détails près le décor habituel des grands tableaux peints, est une belle sculpture sur bois, scellée comme je le signalais, sur la hauteur de ”l’autel Vatican II”, donc avantageusement placé face aux fidèles ! Il est de taille nettement plus modeste que les grands tableaux, mais l’encadrement aurait-il le même rapport arithmétique ?

Quant au plus petit modèle qui se présente dépouillé du décor habituel, non présenté face aux fidèles, il n’en est à mon avis que le plus beau en son évidente simplicité, le petit chef-d’œuvre de Courtade, qui n’a pas besoin d’être signé car il semble être en soi même la signature, non seulement de l’artiste, mais aussi être une signature d’ordre spirituel … ? ! … Ce serait mon avis et celui de Flo.

Crucifix lazariste, sculpture miniature - Patrick Merle ©
Crucifix lazariste, sculpture miniature – Patrick Merle ©

Les sculptures seraient-elles en chêne rouvre ? … Ce serait plutôt oui, d’après un ami sculpteur sur bois et qui fut spécialiste du travail sur chêne, dont le rouvre, et qui est capable d’apprécier et de reconnaître le bois seulement au ”coup d’œil du pro sur une très, très, bonne photo”, ce qui est le cas et qui l’aurait formellement reconnu … simple détail, me diriez-vous … hé ? … savoir (?) …

Christ, sculpture miniature - Patrick Merle ©
Christ, sculpture miniature – Patrick Merle ©

Vierge noire de Valfleury - Patrick Merle ©
Vierge noire de Valfleury – Patrick Merle ©

Enfin un autre grand tableau, le septième ! … existe au Québec, qui n’est qu’une reproduction car l’original fut détruit par un incendie en 1888. J’ignore les mesures de cette toile, mais elles sont sans aucun doute comparables à ses homologues du Razès, un grand tableau dans les deux sens du terme.

La copie fut-elle absolument respectueuse en ces conditions, du modèle disparu ? … Aucune preuve à cela … aucun document ne circule qui pourrait nous aider à savoir, toutefois à ma faible connaissance.

Ce dernier ouvrage (original) disparu était de Charles Monnet, le célèbre dessinateur, illustrateur et peintre, toujours bien coté chez les collectionneurs de gravures, dessins et lavis, et dont le portrait n’est pas sur le web … détail tout à fait curieux, quand on pense qu’il était aussi un fameux portraitiste, mais était-il antinarcissique, au point de nous refuser un autoportrait, ou bien, appartenait-il à une secte l’interdisant ?

Le choix de cet impeccable professionnel indiquerait cependant que les créations de ces tableaux de Crucifix, dont ce dernier d’outre-Atlantique, n’étaient point vulgaires ni insignifiantes, et prises très au sérieux par les riches, puissants, mystiques, influents, pragmatiques et cosmopolites Lazaristes, digne de leur père spirituel le très fameux Saint Vincent de Paul, Monsieur Vincent, qui avec Monsieur Olier de Saint-Sulpice, créèrent avec l’argent des seigneurs et noble princes de la cour de Louis XIV, et celui des bourgeois de Paris, le première supergrande paroisse parisienne, et surtout la plus riche, englobant Saint-Sulpice et Saint-Germain-des-Près, où il n’existera plus de famine ni de misère dans la peuple, du moins, pendant un … certain temps !

Voici donc la bienvenue copie de la peinture du Christ québécois par Antoine Plamondon (déjà pas si mauvais ! … comme dit Flo) en 1851 qui fut publiée par J.P. Garcia, quant à lui, assez bien connu dans le milieu des chercheurs historiques.

Plamondon Antoine, Québec, 1804-1895, homme politique, agriculteur et … peintre ! Une riche personnalité !

Crucifixion lazariste d'Antoine Plamondon, copie de Charles Monnet, 1732 - Document J. P. Garcia
Crucifixion lazariste d’Antoine Plamondon, copie de Charles Monnet, 1732 – Document J. P. Garcia

Liste des grandes toiles reconnues du pays limouxin en Razès, je précise bien, avant mon intervention :

1) Le Christ de Pieusse, œuvre d’un peintre par moi encore non certifié, mais d’une belle facture rappelant un tantinet l’école du Caravage … mais laissons les premières hypothèses, à mon avis bien trop fragiles, quant au nom présumé du peintre, et offert par Henri Gasc de Notre-Dame de Marceille près Limoux, en 1866, c’est tout ce qui est certifié aujourd’hui.

2) Le Christ de Rennes-les-Bains (daté et signé en 1842) : exécuté par Henri Gasc soi-même et encore, H. Gasc, peintre (trop) amateur à ses (heureusement) rares heures (mais pas toujours inspirées ! … du Flo !) et aumônier à plein temps, devenu très célèbre et dont la réputation n’est plus à faire.

Ce tableau est en apparence une interprétation du modèle de Pieusse et avec cependant énormément de libertés, des anomalies, surtout de navrantes faiblesses d’ordre technique … signifiantes ou insignifiantes (?), et à ce niveau, on ne sait même plus, me souffle mon trop impertinent Flo qui partage pour une fois, la perplexité et le désarroi de son grand oncle devant ce tableau … toutefois fascinant, et allez savoir malgré ses imperfections d’où provient cette impression ou pressentiment ?

3) Le Christ de Magrie : Quel peintre ? … du moins, par moi tout à fait inconnu (finalement je n’en sais pas grand-chose et serais-je en retard d’un métro sur les infos ? …possible ! ?). Mais quelle toile !!!

Tableau découvert et reconnu par l’excellent François Pous, en novembre 2008, une grande toile exposée dans le chœur derrière le maître-autel et semblant en tous cas par son aspect très usé être la plus ancienne de la série complète, mais cela ne prouve strictement rien, simple illusion, peut-être ? … Cette formidable toile de Magrie est tant en son esprit que par la forme déjà assez lointaine de la toile de Pieusse … et nous allons avoir l’occasion de la commenter car elle est franchement impressionnante et donc passionnante.

Ce tableau du Christ de Magrie est assisté par une bien intéressante Marie-Madeleine et que nous retrouverons particulièrement présente sur le chemin de croix de Gardie. Elle nous enseigne une histoire spirituelle et amoureuse assez rare (avec Jésus) … pardon, plus exactement, ce sont naturellement les concepteurs des tableaux et du dernier chemin de croix qui nous le racontent !!!

4) Le grand christ lazariste de Gardie fut découvert et reconnu par votre humble (mais toujours en éveil) serviteur comme étant le quatrième (et l’ultime version) de la brillante série, et cela au bout d’une rocambolesque histoire, une quête à rebondissements, très émouvante, bien instructive, et tout à fait révélatrice (… tout un voyage initiatique !).

Ce dernier grand tableau bouclant le quatuor, celui de Gardie, contient une bonne partie des ultimes clefs tenues par les Crucifix lazaristes (et de surcroît, il est une des deux versions dites ”à l’éclair”. Le premier étant à Valfleury, version sculptée).

Ces deux ”cas” retiendront particulièrement notre attention à cause de la configuration de ces deux éclairs partageant le tableau transversalement, mais d’angles et de longueurs différents, qui d’après mon guide et initiateur (et moi-même !), leur donneraient à chacun une inspiration théologique assez différente l’une de l’autre.

Et c’est tout au bout du chemin que tombent les plus belles et grosses surprises !!!

Couplage des christs à l'éclair : Gardie et Valfleury - Montage Sylvestre Peron
Couplage des christs à l’éclair : Gardie et Valfleury – Montage Sylvestre Peron

Couplage des Crucifix de Valfleury et Rennes-les-Bains (DR)
Couplage des Crucifix de Valfleury et Rennes-les-Bains (DR)

Vitrail : Lazare au tombeau - Jean-Marie Villette ©
Vitrail : Lazare au tombeau – Jean-Marie Villette ©

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Mise à jour 29 octobre 2019, 29 décembre 2017, Jean-Marie Villette ©

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