Le balustre de Bigou à Saunière

Antoine Bigou et le balustre

Le balustre, lien entre les abbés Bigou et Saunière ?

Dans une communication dans Les Cahiers de Rennes-le-Château N°10, Bélisane, Nice, 1991, organe de l’Association les Amis de Bérenger Saunière, l’Abbé Bruno de Monts, pages 32 et ss., propose son étude « Rennes-le-Château sous la Révolution Française en 1789 » (Extraits)

Antoine Bigou est nommé en 1774 à Rennes-le-Château à la demande de son oncle l’abbé Jean Bigou pour lui succéder – ce sera lui qui mettra en terre la Noble Dame Marie d’Haupoul de Blanchefort en 1781 avant de partir en exil pour l’Espagne à Sabadell où il décède en 1794 car il était considéré comme prêtre réfractaire.

Tombe disparue du cimetière de Rennes-le-Château dans les années 1980 après Bigou et Saunière à l'inverse du balustre
Tombe qui a disparu du cimetière de Rennes-le-Château au début des années 80 !
A noter également que les inscriptions avaient été grattées pour faire disparaitre le texte, la photo a été prise en 1974 ! – Jean Brunelin ©

Les successeurs

En 1793, la cure de Rennes est sans titulaire et il faut attendre 1803 (soit 10 ans) après le Concordat signé en 1801 entre Napoléon et le Pape Pie VII pour qu’un nouveau desservant arrive.

Voici la liste : 1803 Abbé Marsant – 1806 Abbé Rouger – 1820 Abbé Sabarthes – 1823 Abbé Sadourny – 1832 Abbé Pagés – 1834 Abbé Blanc – 1836 Abbé Pons – 1879 Abbé Cézac – 1881 Abbé Mocquin – 1884 Abbé Croc – 1885 Abbé Saunière.

Donc dix desservants entre Bigou et Saunière dont sept qui sont restés peu de temps : Marsant 3 ans, Sabarthes 3 ans, Pagés 2 ans, Blanc 2 ans, Cézac 2 ans, Mocquin 3 ans, Croc 1 ans et trois qui ont officié plus longtemps : Rouger 14 ans, Sadourny 9 ans, Pons 43 ans !

Les sept abbés ayant fait un court passage à Rennes n’ont pas pu faire grand-chose ; par contre, les trois autres et en particulier l’abbé Pons auraient pu bien avant Saunière s’intéresser à l’histoire de la région qu’en tant qu’ecclésiastiques, ils devaient connaitre.

Bérenger Saunière

Alors pourquoi Saunière aurait-il trouvé un trésor et pas ses collègues avant lui ? a-t-il été guidé ? Aller à Rennes-le-Château n’était sans doute pas une promotion et un lieu très demandé ; d’où le choix de Mgr Billard qui en prenant un homme du cru (né à Montazels village proche) faisait plaisir à l’intéressé et s’assurait de la bienveillance des paroissiens.

Saunière à Rennes-le-Château était un peu chez lui n’étant jamais allé bien loin, Alet-les-Bains, puis le Clat avant cette nomination.

Saunière bénéficia surtout de la conjoncture politique de l’époque où la France était séparée entre les Républicains et les Monarchistes.

Sa punition suite à un prêche un peu violent contre la République pour les élections de 1885 le fit placer à Narbonne où son frère était précepteur d’une famille de l’aristocratie proche du prétendant au trône le Comte de Chambord – drôle de coïncidence !

C’est donc avec l’argent donné par sa veuve qu’il commença les travaux en particulier sous l’autel où il trouva forcément quelque chose en bougeant un pilier et en creusant devant l’autel…. Etait-il guidé dans ses recherches ?

Et pourquoi les autres curés en particulier l’abbé Pons ne l’avaient pas fait ? ne savaient-il pas ?

Le balustre des parchemins de Bigou trouvés par Saunière
L’encoche au-dessus du balustre photographié chez Claire et Antoine Captier avant les modifications… – Johan Netchacovitch ©

Le balustre et le cartouche

Concernant le balustre que l’on voit reproduit dans le musée ouvert dans le village, on s’aperçoit que, pour ouvrir la cache avec un morceau qui coulisse vers le haut, il fallait que le dessus du balustre soit enlevé. Or il servait de socle à l’ancienne chaire et donc on peut conclure que c’est celui qui avait mis en place cette chaire qui avait caché la fiole retrouvée dedans. Est-ce Antoine Bigou ?

Cette fiole, si cela est bien exact, est très petite et ne peut pas contenir plus de 2 feuillets roulés comme un cigare. Les petit et grand manuscrits étaient-ils dans cette fiole ?

On a l’impression que, de Bigou à Saunière, il ne s’est rien passé. Est-ce pour cela que Saunière a marqué l’entrée et le bénitier avec le cartouche B-S  pour remercier son maitre ?

Le cartouche du bénitier et pas celui du balustre

22 septembre 2020, Johannus ©

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