Stèle de Marie de Nègre d’Ables : analyse

Stèle Marie de Nègre ou de la SESA

Partons de l’ouvrage que tout chercheur de Rennes-le-Château se doit d’avoir dans sa bibliothèque : « L’Or de Rennes ou la vie insolite de Bérenger Saunière curé de Rennes le Château » de Gérard de Sède, Julliard 1967. Essayons d’y trouver les allusions à la stèle Marie de Nègre !

Emplacement possible de la tombe de Marie de Nègre d'Ables
Emplacement possible de la tombe de Marie de Nègre d’Ables (DR)

« Ce que Bérenger eut plus de mal à expliquer, c’est la raison pour laquelle il passait ses nuits enfermé dans le cimetière. Là tout contre l’église se dressaient deux pierres tombales marquant la sépulture de Marie de Négri d’Ables, épouse de François d’Hautpoul, marquis de Blanchefort, seigneur de Rennes. Cette dame avait rendu l’âme peu avant la Révolution et le curé Antoine Bigou, son chapelain et confesseur, avait composé avec amour son épitaphe… Voilà résumé en quelques mots le problème qui va nous occuper.

De Sède poursuit : « Or si Bérenger aimait les pierres au point d’en charger sur son dos des hottes pleines, il faut croire que ces deux pierres là, d’une façon ou d’une autre, le contrariaient . Car non seulement il entreprit de les transporter d’un bout à l’autre du cimetière mais encore, patiemment, muni des outils d’un carrier, il polit l’une pour en effacer les inscriptions et un peu plus tard fit disparaître l’autre.

Il faut croire effectivement que ces pierres au départ disposées contre la tour du clocher de l’église étaient importantes pour comprendre ce que cherchait Saunière et que, ayant trouvé, il s’acharna à brouiller les pistes. Saunière justifia son travail par la constitution d’un ossuaire avec les pierres récupérées où il voulait mettre les anciens morts. Mais, heureusement, ces pierres à la graphie particulière avaient été déjà relevées et leur texte publié dans des revues scientifiques en particulier celle de la marquise dans le Bulletin de la Société des Etudes Scientifiques de l’Aude.

La reproduction de la stèle Marie de Nègre gravée d’une épitaphe donne un texte de 12 lignes et 119 lettres avec des fautes évidentes et des lettres rajoutées.

Dalle de Marie de Nègre d'Ables parue dans le Bulletin de la SESA
Dalle de Marie de Nègre d’Ables parue dans le Bulletin de la SESA

Marie d’Hautpoul appartient par son mari à une des plus anciennes et des plus illustres familles du pays d’oc. Rois de la Montagne noire située au-dessus de Carcassonne, Car Dhu en gaëlique (comme le whisky), les Hautpoul possèdent les mines de Salsigne, mines d’or encore exploitées voici 20 ans.

On peut y voir, signale Gérard de Sède p. 117 de son livre, les ruines de leur premier château près d’une grotte où une fée passe, dit-on, son temps à se coiffer, telle Marie-Madeleine avec un peigne d’or. Pierre-Raymond d’Hautpoul, son ancêtre en 1098 lors du siège d’Antioche, découvre avec le Comte de Toulouse Raymond de St Gilles par miracle la Sainte Lance… Lors de la croisade albigeoise, soupçonné de supporter les hérétiques, il se voit confisquer les quatre châteaux de Lastours.

L’alliance par mariage en 1422 d’un Hautpoul avec Blanche de Marcafava, fille et héritière de Jacques de Voisins baron de Rennes, va faire des Hautpoul les successeurs des Voisins comme seigneurs de Rennes.

François d’Hautpoul, baron de Rennes, seigneur des Bains de Rennes, de Montferrand et du Bézu, devient marquis de Blanchefort : ce titre était un titre militaire pour celui qui protégeait une marche ou une frontière du Royaume de France.

En 1732, François d’Hautpoul épouse Marie de Négri d’Able ; la mariée lui apporte les domaines des A Niort et d’Ables ce qui renforce son pouvoir sur la région de Rennes. Par ce fait aussi, la marquise Marie d’Hautpoul rentre dans l’histoire grâce à son confesseur et chapelain l’abbé Antoine Bigou qui, à la suite du décès de celle-ci le 17 janvier 1781 au Château de Rennes, réalise son épitaphe. Refusant de prêter serment à la République naissante en août 1792, prêtre réfractaire, il émigre en Espagne à Sabadell avec l’évêque d’Alet et ne revient jamais en France.

Pourquoi la stèle Marie de Nègre

Pourquoi cette épitaphe est-elle la seule restante du mystère de Rennes. Saunière a-t-il effacé d’autres tombes parlantes ? Sous un aspect commun d’épitaphe funéraire, l’abbé Antoine Bigou, sentant la fin de son monde proche, a voulu aussi laisser un testament à travers sa protégée, le meilleur moyen étant de graver celui-ci sur une tombe. Le fait que son tombeau soit dehors proche du clocher renforce le fait qu’il devait exister une crypte pour les tombeaux des Seigneurs. Les femmes, mêmes nobles, étaient exclues de cette sépulture par la loi salique et enterrées dans le jardin des morts, le cimetière. le compostum. Le fait qu’elle eut une pierre tombale vraisemblablement réutilisée et une épitaphe gravée en stèle montrait son importance.

Dans une église, trois points étaient importants : l’autel (altar), le clocher, l’entrée ou le porche. A Rennes-le-Château, l’allusion était claire, la Hautpoul femme reposait proche de son attribut l’oiseau haut le Coq… symboliquement posé sur le clocher comme vigie et gardien des lieux. Au Capitole, c’étaient les oies et la relation a son importance. En effet, le Hautpoul ce ne peut être que l’Aigle ou le Coq l’oiseau royal et donc sa compagne, sa poule est l’Aiglonne, la Poule ou la Reine… de Rennes !

Ainsi, au pied du clocher, la tombe de Marie d’Hautpoul avait symboliquement sa place et était reliée à l’Autel et au porche qui, primitivement, était sur le mur du confessional puis, au 17e siècle, fut mis en latéral, permettant de boucher à jamais l’entrée de la crypte des seigneurs – je pense en effet que l’accès était et reste sous le confessionnal mais a été comblé… Pourquoi ?

Analyse de la stèle Marie de Nègre

En isolant le M de son prénom dès la première phrase de l’épitaphe de la stèle Marie de Nègre, ce qui donne ensuite ARIE DE NEGRI est signifié le Méridien O trouvé voilà peu au 17e siècle appelé aussi Méridien de Paris à la suite du fait divers qui veut qu’un berger vers 1645 ait trouvé au fond d’un trou où sa brebis aurait chuté, au lieu-dit Roco Negro, un trésor gigantesque assimilé à celui du roi Salomon.

Cela évite aussi à l’abbé de faire appel à des dieux non chrétiens, je veux parler des Dieux Manes Romains présents sur toutes les tombes anciennes avec leur clef DM. En effet, en mettant M seul au 4e mot, il signifie la lettre D quatrième lettre officielle de l’alphabet et fait remarquer aussi qu’il y a sur l’épitaphe 26 mots comme les 26 lettres de l’alphabet auquel Antoine Bigou, ajoutant sa signature, porte le nombre final à 28.

Décryptage de la stèle Marie de Nègre d'Ables par Johannus
Décryptage de la stèle de Marie de Nègre d’Ables par Johannus

Bigou effectue aussi 14 séparations de mots ce qui renvoie au chemin de croix. 14 qui est aussi la lettre N celle qu’il faut trouver au départ. N est présent 7 fois dans le texte : Noble, Negre, Blanchefort, ante, ans, janvier, catin avec une acrobatie dans le REQUIESCAT IN qui devient REQUIES CATIN pour souligner le mot Catin, mot incongru dans la bouche d’un confesseur pour sa pénitente sauf si Bigou associe Marie d’Hautpoul à Marie-Madeleine qui finit sa vie dans une grotte et que c’est bien cette grotte que l’on recherche. Saunière passait ses journées à récupérer des pierres pour édifier une grotte – c’est l’époque où il détruisit aussi les pierres tombales !

Pour mieux lire les lettres de l’épitaphe, il faut les mettre sur une grille dans un premier temps de 14 sur 12 mais il est évident qu’il manque à la fin deux lignes qu’il faudra ensuite trouver.

Ainsi reliés, les seuls 7 N de la Stèle qui forment aussi le mot Septaine donnent un grand triangle sur l’épitaphe – nous sommes en Septimanie et la Septante est une version grecque de la Bible…

Ce grand pic signifie-t-il en relation avec Hautpoul le nid d’aigle ? le Cardou ?

Le seul endroit en haut de l’épitaphe où se trouvent deux N proches qui rappellent le terrible NN Non Nomen donne le DENNEB ou Croix du Cygne dans le Ciel qui correspond à une des trois grandes étoiles du triangle du ciel : Altaïr pour l’Aigle, Véga pour la Lyre et Denneb pour le Cygne.

On a donc réuni l’Aigle, le Hautpoul avec la pierre à lire qui fait signe, langage codé ou langue des oiseaux tel l’oiseau qui parle le Geai dont deux exemples se retrouvent sur le Porche d’entrée, la Porte, Dalet en hébreu.

Or, proche de Rennes, il y a la ville d’Alet avec son évêché particulier donc la Croix du signe, l’aigle peut être Limoux (Lit mieux) et le sanctuaire de Notre-Dame de Marceille car sa fontaine guérit les yeux et, miracle, on trouve au niveau d’Alet le village de Roquetaillade qui n’est pas sans rappeler la pierre gravée. Le grand triangle est proche du Delta le D, la Porte relie au M du Méridien O, cela redonne DM l’écriture secrète vantée par Nostradamus dont la famille était installée à Alet.

Suite du décryptage de la stèle Marie de Nègre

Antoine Bigou voulait donc signifier auprès de certains initiés le rôle joué par la marquise Marie d’Hautpoul. De quelle société secrète ou aristocratique faisait-elle partie ? Certains parlent d’un lien avec la Rose-Croix, mouvement ancien renaissant dans l’empire des Habsbourg au 17e siècle. Ce qui expliquerait aussi le jeu des dates avec 1781 ou 1681 selon que l’on place un C ou un O dans MDCOLXXXI. C’est là aussi la deuxième clef plus subtile qui impose de rechercher maintenant des O car si le N est issu de la croix, le O est ainsi associé à la Rose et à la Rose-Croix. Or, à part ce O bien particulier, ne se trouvent que 4 O dans la partie supérieure. Mais N = 14 est égal aussi à la somme de I + E ou 9 + 5. Et O N ainsi traduit donne O I+E l’OIE. L’OIE sur le Grill ou une grille qui rappelle le texte d’Anatole France “La Rôtisserie de la la Reine Pédauque”. Ce texte est un texte Rose-Croix porteur d’une tradition existante depuis le Moyen Age et qui préfigurera la Franc-Maçonnerie. En effet, “L’Oie et le Grill” est un des quatre pubs où se réunirent les premiers francs-maçons d’Angleterre en 1717.

Une fois reliés les 4 O du haut forment comme un bec ou un compas. Si l’on trace les axes de la grille, on voit aussi apparaître la tête d’une pieuvre Octopus dont les yeux donnent aussi le bec.
Le Centre de la Grille est P (le p de SEpT) tel un chrisme avec la croix.
Cet octopus se retrouve en signe au fond de la dalle horizontale ET IN ARCADIA EGO. On peut aussi le lire dans la dalle tel le serpent Vert ou Rouge qui rejoint le 5e O : il manque la tête.
Reste le 5e O qui recherche 2 autres O pour faire bonne figure.

Le petit parchemin qui aurait été trouvé par Bérenger Saunière dans son église
Le petit parchemin qui aurait été trouvé par Bérenger Saunière dans son église

C’est là que tout se complique car il existe un lien entre la Stèle et le petit Manuscrit.

A juste titre, il a été trouvé sur ce document qui relate un épisode repris par 3 évangélistes Matthieu, Marc et Luc, une phrase codée inscrite dans des lettres qui dépassent les autres :
A DAGOBERT II EST CE TRESOR ET IL EST LA MORT.

Ce rappel dynastique et la fin tragique de ce roi ont occulté le fait que DAGOBERT II c’est DII et que DII ce peut être la Dalle II, c’est-à-dire celle de Marie, l’épitaphe. De plus, le thème des épis froissés le jour du sabbat (le samedi) repris par trois évangélistes renforce l’idée du trois, du triangle mais aussi de l’épi-taphe. Les mots mélangés ou mal faits sur le texte sont liés aux épis froissés.

Il convient de retenir le SOLIS SACERDOTIBUS qui, mis en fin de la grille, permet de tracer un deuxième triangle avec le 5e O et 2 nouveaux O.

Ainsi a-t-on un triangle ou une équerre dont le signe de croix est sur LUC et sur le U de REQUIES.
Il est à remarquer qu’il existe au-dessus de Couiza, proche de Rennes-le-Château, le village de Luc-sur-Aude.
Ce triangle forme aussi une tête de serpent trouvé avec ET IN ARCADIA EGO, une eau cachée qui s’écoule sous terre et ressurgit dans une fontaine.

Ainsi une équerre et un compas se dessinent outils attribués aux Francs-Maçons. Bizarre cette allusion pour un prêtre !

Il faut chercher plus loin car Bigou a remplacé son nom par SOLIS SACERDOTIBUS, réservé aux prêtres et donc pas à la portée de tout le monde.

Il faut donc lire entre les lignes – si l’on attribue une lettre à chaque mot on a :

Les 2 groupes de 5 lignes chacun sont-ils des codes ?
Dans le premier groupe, on cite un personnage CT GIT NOBLE M ARIE DE NEGRE DABLES DAME DHAUPOUL de BLANCHEFORT avec quelques fautes et l’absence du T de Hautpoul !

Dans le second, c’est un lieu qui est signifié : AGEE DE SOIX ANTE SepT ANS

A G2 (échiquier) soit devant le Sextant (instrument de mesure) DECEDEE LE XVII JANVIER MDCOLXXXI de ce dé le 17 Janvier 1681 ou 17 1 16 81.

On doit alors trouver une grotte indiquée par le soleil où se trouvent cachées des richesses du Temple.

Mise à jour 3 juillet 2020, le 4 août 2008, Johannus ©


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