Saunière-Giscard : construction d’un mythe

Lucain continue la mise en ligne de ses recherches sous le titre “Saunière et Giscard : construction d’un mythe” par François Pous et J. Lucain, avec l’amical concours de Paul Saussez ! Des documents inédits permettent aux auteurs de prouver que Saunière est intervenu dans la réalisation de certains éléments de décoration de son église !

“Si la chronologie peut être d’une aide précieuse dans la compréhension d’un événement, l’accès aux documents originaux est quant à lui irremplaçable dans la démarche prospective. Aussi, quand se présente l’occasion d’en parcourir d’inédits, il ne faut pas bouder notre plaisir.

Les fonts baptismaux Giscard dans l'église de Rennes-le-Château
Les fonts baptismaux Giscard – Johan Netchacovitch ©

François Pous

François POUS, grand chasseur devant l’Eternel des oeuvres sorties des ateliers Giscard Père & Fils, eut la bonne fortune d’exhumer au début de 2010 quelques vieux papiers oubliés et inconnus jusqu’à aujourd’hui. D’un intérêt inégal, ces quatre documents laissent toutefois échapper quelques sympathiques rayons de clarté et, peut-être, une information fort importante. Je remercie cet ami, auquel je dois beaucoup sur ce sujet, de m’avoir invité à commenter ici ces pièces et d’avoir éclairé l’ensemble par de belles photos et illustrations.

Ce faisant, il est souhaitable sans doute de restituer un minimum de contexte basé sur les éléments d’archives déjà connus. D’autres avant moi et non des moindres s’étant prêtés à l’exercice périlleux de la chronologie au travers d’ouvrages dont il faut saluer l’intérêt, je me contenterai d’une esquisse autorisant quelques réflexions.

Dans le long chantier dont l’abbé Saunière fut le maître d’oeuvre à Rennes-le-Château entre 1886 et 1906, on se souvient du premier travail d’embellissement réalisé au choeur du sanctuaire: la pose d’un nouvel autel.

Le 27/07/1887, le statuaire toulousain François Dominique Monna factura (suivant un duplicata produit le 26 décembre 1905) « un autel roman en terre cuite avec ciborium, peint et sa mise en place dans l’église de Rennes-le-Château à Madame Cavailhé de Coursan, Aude (700 francs). » Bien qu’aucune mention ne semble en avoir été conservée, il est logique de penser que cet autel-tombeau, suivant l’appellation en usage pour ce type de meuble où la table repose sur un support continu, présentait sur son antependium un bas-relief figurant la Sainte Patronne de l’église, dite Marie Madeleine, en prière devant une croix rustique de bois vif.

L’autel

Dès le début en effet, l’abbé Saunière eut à coeur de mettre à l’honneur ce personnage central de la paroisse, comme devait le confirmer son projet de décoration de la porte d’entrée moins de quatre ans plus tard. Selon l’architecte Paul Saussez, dont le travail est bien connu, il est fort possible que le nouvel autel ait été implanté à l’emplacement même de l’ancien, c’est-à-dire en prenant ancrage dans un mur de moellons existant, restauré, doublé de briques ou plâtré et décoré de façon adaptée. C’est derrière ce mur, au chevet, que se serait situé en l’absence de sacristie le petit espace servant au célébrant pour se changer avant et après le culte jusqu’en 1879. Le ciborium à quatre colonnes est toujours visible aujourd’hui, dominant l’ensemble, adoptant un style que l’on retrouve chez Giscard, dont la
manufacture produisit également des modèles d’autels assez voisins. (Lucain)

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Le bénitier, ensemble anges, BS, bénitier et diable
Le bénitier – Johan Netchacovitch ©

Saunière-Giscard

Autre étude de Lucain : La carte de Boudet dans la Vraie Langue Celtique !

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