17 janvier et les pommes bleues

Les pommes bleues – Photographie de Jean Brunelin © – Retouches de la photo de Johan Netchacovitch ©

Une date, un phénomène lumineux

En cette année 2020 au climat très clément, les fidèles se préparent à escalader la colline envoutée ce 17 janvier : quête spirituelle, vérification de leurs théories, première vision des “pommes bleues”, beauté des lieux, etc.

Un jour, le 17, pour un phénomène lumineux, des pommes multicolores sur le mur septentrional de l’intérieur de l’église sainte Marie-Madeleine de Rennes-le-Château.

Grande nouveauté cette année, le regain de luminosité dû à l’abattage malheureux du cèdre séculaire dans le jardin du calvaire. Il avait été planté quelques années avant la fin du 19e siècle selon le souhait de l’abbé Bérenger Saunière.

Pour les néophytes, précisons que le phénomène est visible quelques jours avant et après le 17. A partir de 11.30, il touche les fonds baptismaux, longe le mur gauche de la nef, contourne la chaire et termine sa course dans le choeur deux heures trente plus tard ! Il passe donc en dessous des statues de sainte Germaine de Pibrac et de saint Antoine l’Ermite, de même que sous les stations V à I du chemin de croix. Le vitrail qui génère le phénomène se trouve au-dessus de la statue de saint Roch.

Des “Pommes bleues” énigmatiques

Elles indiqueraient un chemin à suivre dans la campagne environnante. Le décryptage du grand parchemin que l’abbé Saunière aurait trouvé dans son église les mentionne : “BERGERE PAS DE TENTATION QUE POUSSIN TENIERS GARDENT LA CLEF PAX DCLXXXI PAR LA CROIX ET CE CHEVAL DE DIEU J’ACHEVE CE DAEMON DE GARDIEN A MIDI POMMES BLEUES”

Si vous vous prêtez au jeu, n’oubliez pas de tenir compte des fluctuations de la déclinaison magnétique depuis plus d’un siècle pour établir vos théories !

Le 17 janvier, une date importante

Des saints sont fêtés

Sainte Germaine de Pibrac et saint Antoine l’Ermite : présents dans l’église, les pommes bleues les soulignent.

Saint Sulpice : la décoration de l’église voulue par Bérenger Saunière est de style saint sulpicien. Selon Pierre Plantard, Saunière serait aussi allé à Saint-Sulpice pour faire traduire les parchemins lors de son voyage supposé à Paris…

Sainte Roseline : dans le langage des oiseaux, le méridien de Paris est appelé “Rose Ligne”. Il traverse l’église Saint-Sulpice et passe près de Rennes-le-Château à côté du tombeau des Pontils, cher à Nicolas Poussin.

Saint Genou : la statue d’Asmodée, soutenant le bénitier, a le genou droit découvert, cinq doigts posés au-dessus, “cinq genou” !

Des anniversaires célébrés

1781 : Marie de Nègre d’Ables, marquise de Blanchefort, meurt. Sa stèle a fait l’objet de nombreux décodages et l’épitaphe autait été effacée par l’abbé Saunière.

1872 : au cimetière de Rennes-les-Bains, l’épitaphe de Jean Vié attire l’attention, “Mort le 1er 7bre”. En utilisant l’homophonie du nom et du prénom avec le mois, ainsi qu’en abrégeant la date erronée du décès, on nous rappelle la date !

1917 : Bérenger Saunière est victime d’une attaque cardiaque, il décède le 22.

Créé par Pierre Plantard en 1956, le Prieuré de Sion est indissociable du 17 janvier

681 : Sigesbert IV, fils de Dagobert II, arrive à Rhedae, ancien nom de Rennes-le-Château. Il prendra le nom de Plant-Ard. Cela permet à Pierre Plantard de cautionner sa descendance mérovingienne.

1967 : date d’édition du “Serpent Rouge”. Cet opuscule ésotérique est un apocryphe et traite de Rennes-le-Château sans le citer. Les 3 auteurs seraient décédés de mort violente…

1975 : l’archiduc Rodolphe de Habsbourg visite la “colline envoûtée”. Il marche sur les traces de son cousin, Jean qui aurait fréquenté l’abbé.

1981 : Pierre Plantard aurait été élu Grand Maître du Prieuré de Sion au Convent de Blois.

Le phénomène lumineux et le 17 janvier paraissent inséparables. Mais quelle est la part du hasard, de Saunière et du Prieuré de Sion ?

D’autres églises sont aussi sujettes au même phénomène. Dans la région, Notre-dame de Marceille et, près de la frontière espagnole, Prats-de-Mollo…

17 janvier 2004

Dès 11 heures, l’église était copieusement remplie. Photographes, cameramen étaient sur pied de guerre. Malheureusement, le soleil jouait avec les nerfs des “nouveaux paroissiens”! Peu vaillant, il les gratifiait de trop rares apparitions. Les pommes allaient et venaient au gré de ses caprices.

Pommes bleues ternes le 17 janvier 2004
Pommes bleues ternes le 17 janvier 2004 – Johan Netchacovitch ©

11.25, il disparaît … les pommes aussi !
11.32, le temps reste couvert. Certains se découragent déjà et quittent le lieu.
11.40, l’espoir renaît. Quelques pommes faiblardes sont visibles à côté des fonds baptismaux et en dessous de la première station.
Midi, la tension monte, l’église est remplie, quelques voix s’élèvent… mais pas de pommes !
12.10, quelques pommes assez ternes apparaissent, visibles quelques minutes. Elles ne réapparaîtront plus!

Pommes multicolores en 2004
Que de pommes ! – Johan Netchacovitch ©

Heureusement, la rédaction avait tenu compte des prévisions météorologiques et avait réalisé un reportage photographique le vendredi 16 janvier.

17 janvier 2005

Si l’assistance était clairsemée dans l’église, le parking était copieusement rempli à la suite de l’heureuse initiative de Sylvie Clervoix, Jean-Claude Debrou et de la nouvelle association du “Cercle du 17 janvier”. Sans eux, le village n’aurait connu le passage que d’une poignée de touristes ! La matinée s’est prolongée par le traditionnel repas des chercheurs à « L’Hostellerie » de Rennes-les-Bains.

15 janvier 2020, Johan Netchacovitch ©


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