Histoire du château d’Arginy
Revenons à l’histoire dans le Temps, dans un temps hors du temps sur le château d’Arginy !
Jean-Baptiste Willermoz est un franc-maçon français qui joua un rôle important dans la constitution des systèmes de hauts grades maçonniques de son temps (le rite ancien et accepté) en France et en Allemagne. Sa sœur, Mme Provencal, était propriétaire du lieu d’Arginy. Il y a donc eu en ce lieu des expériences occultes avant 1800.
Selon un récit légendaire, le dernier grand-maître de l’ordre du Temple, Jacques de Molay, aurait reçu son neveu, Guichard de Beaujeu qui possédait entre autres les terres de la Croix Rousse à Lyon, dans sa prison pour lui demander de dissimuler le trésor des Templiers à Arginy.
En 1745 parut le texte de l’allemand Schiffmann “Die Freimaursel in Frankreich” laissant supposer que le trésor du Temple serait enfoui à Arginy.
La roche métamorphique verte du lieu donnerait lieu à des transmutations alchimiques. Le site est en lui-même un haut lieu tellurique. Entre la tour des Huit Béatitudes et la tour d’Alchimie, il y a une différence d’électricité potentielle de 500 microvolts, et il y a trois rivières souterraines.
Le nom Arginy proviendrait d’un lieutenant de César appelé Arginus. Il aurait construit un castellum qui a disparu mais qui a abrité par la suite une petite forteresse médiévale où les représentants de la Milice du Temple auraient déposé un trésor en 1314, sous le château lui-même ou à proximité.

Anne de Beaujeu, alias Anne de France, fille de Louis XI, fit faire des fouilles dans les souterrains du château Arginy mais un des ouvriers revint gravement blessé, apeuré et mourut. Les recherches s’arrêtèrent donc là.
En 1900, le comte de Rosemont, devenu propriétaire, fit aussi des fouilles mais, là aussi, un des ouvriers revint gravement blessé. Deux autres accidents eurent lieu semblant déranger le “Gardien du Seuil” qui protège farouchement le lieu. Un autre personnage, cherchant aussi le trésor, fut retrouvé mort dans des circonstances abominables trois jours plus tard sur le bord de la route.
En 1922, le frère du comte de Rosemont découvrait un souterrain au pied de la tour des Huit Béatitudes. D’après les fermiers du château d’Arginy, les Chignard, des documents remontant à la révolution auraient été découverts dans ce souterrain. Il y aurait eu un système de caches transmise aux différents propriétaires au cours des siècles.
En 1950, Jacques de Rosemont et son fils se lancèrent dans une campagne de fouilles au bulldozer mais ils ne trouvèrent pas l’once d’une pièce d’or. La comtesse de Rosemont a découvert en 1956 un coffre qui se trouvait au dernier étage de la tour des Huit Béatitudes.
L’association Croisade, dirigée par Guy Chagot, travailla à la restauration du château d’Arginy dans les années 70.
En 1962, Robert Charroux publie “Trésors du Monde” où sont évoqués pour la première fois les trésors de Rennes-le-Château et d’Arginy.
En 1953, en compagnie d’Armand Barbault, un code à base de coups fut entrepris, et 11 coups aussi puissants qu’une masse le ferait sur un mur, furent clairement entendus par l’assistance entre minuit et deux heures du matin.
La Résurgence du château d’Arginy

Des acteurs majeurs de cette époque surgirent avec ce qui a été appelé “La Résurgence d’Arginy ” :
– Le veilleur
– M. Michon, propriétaire d’une chapelle templière
– Maxime de Roquemaure, Grand Maître de l’occultisme
– le cinéaste Claude Cariven qui rédigea un scénario sur Arginy
– l’alchimiste Armand Barbault, auteur du livre “L’Or du Millième Matin”
– la Société d’Etudes Philosophiques Solaires
– Monsieur Champion, un industriel parisien
– Edmond Sadool, écrivain et philosophe, auteur du “Traité de philosophie luciférienne”
– Renée Paule Guillot, auteure d’un ouvrage sur “Philippe de Lyon – Médecin, thaumaturge et conseiller du tsar”
– et surtout, Marcel Veyre De Bagot, surnommé Vieux Cap, qui veut rédiger un article de tourisme et demande à visiter le château d’Arginy.
Les Archimaitres de la Crypte
Marcel Veyre De Bagot représente alchimiquement le Mercure et J. le Sel qui a l’ouverture avec les plans. En janvier 1953, une rencontre importante a lieu avec Maxime de Roquemaure qui est un érudit ayant participé à une campagne de fouilles archéologiques au Maroc en 1908. Il a été responsable du contre-espionnage dans la Méditerranée occidentale pendant la 2e guerre mondiale et a participé également à l’opération Torche du débarquement des alliés. Ce dernier a une transmission néo-templière et forme le premier grand triangle magistral des communications qui commence en 1953. Maxime de Roquemaure sera le soufre alchimique. Il a toutes les connaissances ésotériques de toutes les traditions.

La Crypte comporte un rituel appelé la douche mentale : un jet purificateur solaire issu du sein de l’unité qui se dirige vers notre soleil et, depuis celui-ci, sur notre terre. Ce jet purificateur nous inonde et nous traverse. Il est lumineux et blanc, puis il ressort derrière nous comme très noir, brille puis, enfin, après nous comme avant nous, extrêmement lumineux et clair. Ainsi nous sommes purifiés et nous pouvons opérer dans les voies qui nous sont offertes. Ce lien purificateur qui nous a lavés redescend au sein de la terre, purifie ce qui est sorti de nous et nous ramène au sein de l’unité. Il y a ensuite les appels ou l’esprit des éléments en leurs royaumes respectifs sur les salamandres, les gnomes, les sylphes. Il y a l’appel à la Vierge qui est le commencement de l’Ordre, la conjuration des Quatre et l’appel à Salomon. Quand l’ensemble de tout ce rituel est énoncé par l’opérant, à ce moment-là, l’ouverture des plans se fait et le contact opère avec les Archimaitres.
Il y a Apollonios de Tyane évoqué par Eliphas Levi, Roger Bacon, Saint Thomas d’Aquin , Raymond Lulle, Saint Bernard de Clairvaux, Saint Renaud, Don Carlos Mas y Aranda de la Tradition Templière dite Caverne espagnole, Jacques Molay (ne pas confondre avec Jacques De Molay) et, enfin, Maître Philippe de Lyon. Il s’agit de communications théurgiques qui ont une importance considérable sur l’avenir de l’Europe, de la France et du Monde.
Mais, à un moment donné, les communications ont été arrêtées en 1965, et elles ont donné rendez-vous aux 24 membres dans 30 ans quand ils seront “adultes”. Ceux qui ont recréé des Ordres n’étaient plus en communication avec les Archimaitres.
Lors des communications surviennent des phénomènes lumineux sur les joints des pierres de la tour du château d’Arginy tel du ferrocérium. Tout autour du château, la nuit, les hiboux, les grenouilles, les crapauds dans les douves, les chants des rossignols, les miaulements, les aboiements se taisent immédiatement lors des évocations. Des boules de plasma violettes passent dans les ouvertures supérieures du donjon, sortent et rentrent. La comtesse habitant à quelques kilomètres voit des phénomènes de type ovni qui se font sur sa terrasse avec des globes de lumière énormes.
En 1960, le géophysicien représentant des Frères Aînés de la Rose Croix, Guy Thieux commence à travailler auprès de l’Alchimiste Eugène Canseliet, Gérard Couette, propriétaire de la Commanderie Templière de Montfort-sur-Argens, ainsi que Roger Caro dirigeant des Rose Croix de Saint-Cyr-sur-Mer (les F.A.R.C).
Dans une des communications apparut de nuit un S barré sur la tour des Huit Béatitudes sous la forme d’un phénomène lumineux, et une flèche qui traverse le S comme un trait et qui figure sur le blason d’Arginy par quatre fois.
Dans les communications à l’extérieur du château, le miroir du donjon apparait comme une tour de lumière rouge qui tourne lentement sur elle-même. L’indication suit en quelque sorte la tour de feu similaire à la colonne de feu des hébreux quand ils ont traversé la Mer Rouge. Pendant 400 km, ils suivent cette colonne jusqu’à Saint-Disdier en Dévoluy, un lieu appelé le bas Gicon qui est une contraction de J. Il y a là une église du Xe siècle qui a été construite par les Templiers dont la commanderie secrète se trouve à quelques centaines de mètres complètement en ruine. Sur la porte d’entrée se trouvait une pierre qui n’était pas de la région sur laquelle il y avait trois signes : au centre Jupiter, à droite le soleil, à gauche la lune. Il s’agissait du lieu des évocations. Les communications ont dit de réacquérir ce lieu. Jean Roux s’est donc porté acquéreur pour la reconstruction.
Guy Thieux a aussi participé par la suite à plusieurs opérations là-bas. Surtout en 1963 où ils ont obtenu des zones de lumière de cinquante centimètres de haut sur trente centimètres de large lors des évocations alors qu’il n’y avait pas d’électricité. La nuit pendant quelques secondes, le lieu pouvait être éclairé par un bleu électrique. Toutes les pièces, les couloirs, les escaliers étaient nimbés par cette couleur bleue.
Des ordres néo-templiers
En 1962, le Souvenir Templier est créé par Philippe Encausse et Robert Ambelain (Memphis Misraïm).
A la suite de la Résurgence Templière d’Arginy, et ce bien avant le présupposé Ordre du Temple Solaire, naquirent plusieurs Ordres qui inspireront ce dernier, à savoir l’Ordre Souverain du Temple Solaire (O.S.T.S) créé par Jean Soucasse en 1966, et l’Ordre Rénové du Temple (O.R.T) créé à Chartres avec l’aval de Ralph M. Lewis de l’AMORC (la revue “Patrimoine Spirituel” a publié un numéro spécial sur La Rose-Croix AMORC) et Raymond Bernard, en 1970.
En 1971, Raymond Bernard se retire de l’O.R.T et Julien Origas en devient le Grand Maître. En 1983, Luc Jouret supplante Julien Origas et, en 1984, il crée l’Ordre International Chevaleresque Tradition Solaire (Ordre Tradition Solaire) qui entrera en scission avec l’O.R.T.

Guy Thieux au château d’Arginy
En janvier 1960, Guy Thieux, revenant d’une mission en géophysique en Autriche, reçoit un mystérieux livre dans sa chambre d’hôtel de Latour Maubourg à Paris. Les circonstances sont particulières puisque personne ne sait qu’il est descendu dans cet hôtel. On le convie de rencontrer l’auteur et de s’adresser au cercle républicain 5 avenue de l’opéra à Paris. Il y rencontre alors Vincent Planque qui est l’ancien Grand Maître de la loge GLNF Opéra qui l’envoie chez Pierre de Ribaucourt, le père d’Édouard, à Port Royal. A peine arrivé, on lui dit qu’il était attendu et qu’il est le 24e membre de la Crypte. Il est le dernier membre vivant actuellement, témoin de cette époque.
La suite mais pas la fin au château d’Arginy !
En 1963, la Nouvelle Observance Templière est créée par Alfred Weysen, auteur de L’Ile des Veilleurs.
En février 1973 paraît le livre “Le Temps Hors du Temps” où la médium Gabrielle Carmi, le 11 décembre 1966, a des visions d’un coffre et d’une lumière bleue électrique immatérielle au-dessus du sol de la tour isolée. Cette lumière forme deux dessins espacés d’environ 1,50 m, chacun d’eux comportant un “S” séparés par un intervalle se trouvant dans la tour isolée. Dans ce coffre, il y avait des parchemins très importants liés aux Templiers. Mes parents ont été membres de la Massenie du Saint-Graal ainsi que mon grand-père, Guy Thieux, en tant qu’hôte. Gabrielle Carmi a créé la Massenie et je l’ai aussi rencontrée quand j’étais très jeune. Son livre donne le souffle d’inspiration par une synchronicité particulière à Patricia Darré pour son livre “Le Templier m’a dit” dont Guy Thieux, alias Michel d’Arcos, est un des protagonistes et initiateurs.
A cette même époque en 1974, le magazine Charivari, dirigé par Noël et Claude Jacquemart, publia des articles et interviews et Gabrielle Carmi réalisés par Jean-Luc Chaumeil, rédacteur en chef de la revue Pégase en 1973. Le journaliste Jean-Luc Chaumeil évoque Arginy et Mathieu Paoli dans une interview à la Gazette de Rennes-le-Château.

Le 21 mars 1974, une grosse boule rouge s’est posée sur la terrasse d’une résidence très proche du château d’Arginy. Or, c’est de là qu’en 1128, l’Ordre Templier devait partir pour s’épanouir sur l’Europe occidentale. (On en retrouve des traces à Campagne-sur-Aude et, peut-être au château du Bézu dans l’Aude, comme dans les lignes templières de la France ou les Templiers de Provence – NDLR)
Ce grand disque est resté quelques minutes sur la partie supérieure du bâtiment, puis est reparti à grande allure vers le sud-est. Malheureusement pour ce haut lieu, les couloirs aériens ont fait considérablement baissé la vibration du lieu et les communications. Il y avait moins d’avions et qu’actuellement ceux-ci perturbent le magnétisme et brouillent le subtil des éléments. Certaines expériences ont été interrompues car une déchirure se produit dans l’astral. Eugène Canseliet décrit la même chose car l’émission d’ondes artificielles dans l’atmosphère rend très difficile la réalisation du Grand Œuvre.
Dernièrement, Patrick de Burensteinas a pu se rendre au château d’Arginy et établir une certaine ouverture de plan.
Daniel Robin dans un de ces derniers livres titré “L’Ordre Inconnu des Choses” traite aussi de l’affaire d’Arginy mais sous un angle romanesque et initiatique.
Guy Thieux aide le propriétaire actuel pour des problèmes de toiture de la grosse tour où des fissures se sont produites à cause de la sécheresse.
Le vrai trésor d’Arginy est le contact avec le plan directeur, la réalité du monde des entités spirituelles vivantes qui sont en accord avec le plan directeur, c’est-à-dire l’évolution de l’âme de conscience qui concerne toute l’humanité.
Le trésor d’Arginy n’est pas d’ordre matériel mais spirituel. Le Trésor est le château lui-même, construit selon les règles secrètes qui avaient lieu dans les confréries d’anciens bâtisseurs. Il abrite l’un des arcanes qui permet aux alchimistes d’être mis sur la voie du Grand Œuvre.
Mise en garde : Le Château d’Arginy est une propriété privée et non un lieu de visites. Cet article n’est en aucun cas une incitation à des fouilles sauvages et quiconque irait sur le lieu serait exposé à des poursuites, le château étant bien surveillé. Nous signalons qu’il n’y a plus de manifestations actuellement.
19 février 2024, Mike Aldebaran ©
Pour découvrir l’histoire des Templiers, lisez l’interview de Philippe Liénard !
D’autres souterrains intriguent aussi dans l’Aude : les souterrains de Rennes-le-Château, ceux dévoilés par la chercheuse et écrivaine Florence Taveau à partir du haut bas-relief de l’église sainte Marie-Madeleine de Rennes-le-Château, celui menant au village de Coustaussa et expliquant peut-être l’assassinat de Gélis !
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