Le Secret du Mammouth bleu

D’aucuns, à tort, s’arrogent le droit d’estampiller “littérature d’enfance et de jeunesse” le récit fantastique rédigé sous la plume de l’érudit “Luc Alberny”, “Le mammouth bleu” (Edmond Astruc). Or, l’œuvre précieuse de ce dernier révèle une volonté évidente de guider le lecteur dans une direction, celle de la quête initiatique. Celle-ci, teintée d’alchimie, aura pour finalité, la libération et la réalisation de l’être jusqu’alors enchaîné à la roue (au mouvement) ainsi qu’à ses “monstres intérieurs”, comme nous le verrons ci-après…

Luc Alberny, le mammouth bleu dans les gorges et l'ermitage de Galamus

La trame alchimique du “Mammouth bleu”

Le secret du Mammouth bleu se dévoile essentiellement au lecteur averti. C’est-à-dire à celui qui osera délaisser l’histoire abracadabrantesque pour mieux se focaliser sur l’essence de l’œuvre, axée sur la symbolique de “mort/résurrection” et composée en trois parties bien distinctes, calquées sur les trois phases principales du Grand-Œuvre alchimique : Nigredo, Albedo et Rubedo.

Dans cette logique, la trame hermétique du roman se révèle assez rapidement, en nous immergeant dans un environnement de mort et de désolation (Nigredo) comme l’atteste cette description du site de Galamus, faisant référence ici à la “première phase” du Grand-Œuvre… :

“Le dernier ermite de Galamus est mort depuis bien des années.

  • Personne n’habite l’ermitage ?
  • Personne. Ce pauvre refuge tombe en ruines, et la chapelle de Saint Antoine n’a plus de serviteur.” ; “Le paysage serait complètement désertique si l’ermitage de Saint-Antoine…” ; “La vie semblait s’être retirée de ce paysage désert.”

Si cette première partie du récit illustre la première phase du Grand Œuvre, il faut également y déceler la présence des quatre éléments…

Ici, par exemple, l’auteur nous indique la TERRE : “Pelés, arides et réduits en bien des endroits à leur ossature calcaire, les monts de Fenouillèdes dessinent ici la ligne de crête qui sépare le Languedoc du Roussillon.”

Puis, le FEU : “Le soleil règne, souverain, sur les pentes dénudées.” ; “Le soleil ne pénètre jamais au cœur de la cluse”.

Ailleurs, L’EAU : “Tout au fond, bâillent des gouffres où l’eau prend des teintes lugubres de mercure mort.”

Et enfin, l’AIR : “Les aigles et quelques grands rapaces explorent seuls ces falaises abruptes”.

Malgré ce funeste décor, le géologue Francis Jarain s’enthousiasme pour la grandeur du paysage qu’il qualifie de “dantesque” (“Le plus grand des poètes modernes et des troubadours : Dante Alighieri” écrira J. Péladan. Quant à René Guénon, il nous offre un ouvrage de référence : “L’ésotérisme de Dante”).

[…]

Cités en préambule de l’ouvrage, Otto Rahn et René Guénon sont des auteurs totalement indissociables de l’aventure du Mammouth bleu, tant leurs écrits sont en parfaite adéquation avec celui de Luc Alberny. Bien que rédigé plus tard, en 1958, “Le Roi du Monde” de René Guénon fait figure de référence absolue, sans oublier “Symboles de la Science sacrée”, autre ouvrage incontournable et nécessaire à la bonne compréhension du mammouth bleu.

LIRE la suite en ouvrant le fichier PDF ! 26 pages d’analyse à lire ABSOLUMENT !

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