Chroniques de Rennes-le-Château par Johannus

Tipeee

La brebis Perdue et le trésor caché

Chroniques de Rennes-le-Château, la cinquième !

La balise du confessionnal

François Bérenger Saunière a installé son confessionnal en dessous de la fresque en rond de bosse du Christ sur la Montagne située au fond de l’église ; auparavant, il existait là une estrade réservée aux hommes du village qui fut démontée lors de la restauration du bâtiment.

Dessus du confessionnal de l'église de Rennes-le-Château - Johan Netchacovitch ©
Dessus du confessionnal de l’église de Rennes-le-Château – Johan Netchacovitch ©

Cet emplacement est inédit pour un confessionnal posé entre le diable du bénitier et le baptême de Jésus par Jean-Baptiste. C’est une étape pour le pénitent qui veut ensuite aller vers l’autel à la communion, et qui doit renoncer au diable et recevoir le baptême de l’eau.

Sur ce meuble, il a fait graver dans le bois du mobilier une représentation de la parabole biblique de la Brebis Perdue (Saint Luc, 15, 3-7) où l’on voit un berger récupérant une brebis tombée au fond d’un trou. Certains trouvent dans la tête de l’animal un diablotin.

Or, cette parabole de la brebis perdue, dite aussi du Bon Pasteur est l’élément d’une trinité avec les paraboles suivantes de la drachme, la pièce d’argent perdue (Luc, 15, 8-10), et celle de l’enfant prodigue, perdu qui revient ensuite chez son père (Luc, 15, 11-32).

Un pari sur l’église

On retrouve là des éléments liés à Rennes-le-Château et à son trésor : celui trouvé par le berger Paris en 1645 en allant sauver lui aussi sa brebis dans le trou appelé l’aven Paris ; également l’allusion à l’enfant perdu Sisgebert IV, fils de Dagobert III, roi mérovingien assassiné qui aurait fait souche dans le Razès, « le Plant Ard ».

Le nom de Paris fait référence aussi au méridien dit de Paris (la ville) voulu par le roi Louis XIV qui passe sur la région de Rennes-les-Bains, mais aussi à Pâris, fils de Priam, le roi de Troie qui, après avoir choisi Aphrodite en lui remettant une pomme d’or, va enlever la belle Hélène, femme du roi de Sparte, Ménélas, ce qui déclencha la guerre de Troie.

Le confessionnal permet au prêtre d’entendre la confession du pénitent en toute confidence, celui qui a péché et qui recherche l’absolution car nous sommes, en plus, dans l’église Sainte-Marie-Madeleine, la pénitente pour l’Eglise, comme cela est indiqué sous l’autel et sa représentation en pleurs devant la croix dans une grotte ; cette dernière par ses pleurs lave ainsi les péchés du pénitent comme indiqué dans la phrase sous l’autel : JESU.MEDELA.VULNERUM + SPES.UNA.POENITENTIUM PER MAGDALENAE.LACRYMAS + PECCATA.NOSTRA.DILUAS.

Le Pénitent qui s’est confessé a donné son obole pour aller au paradis car le passage direct demande de verser au prêtre de l’argent sous forme de dons ou messes. Ici c’est le prêtre qui représente le berger sauvant sa brebis perdue et trouvant ainsi son trésor en contrepartie.

Jésus aussi fut représenté comme le Berger ou l’Agneau dans la Bible et cette idée de brebis perdue n’est pas nouvelle car elle se retrouve aussi dans l’Ancien Testament avec le Psaume, 118, 176 : « Je suis errant comme une brebis perdue… », ou dans Ezéchiel, 34, 16 : « la brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée je la ramènerai ; la blessée je la panserai. »

La grâce

Dans le Psaume 23, on peut lire : « Tu es mon Berger Oh Seigneur ! » Nous sommes sa brebis et, en fait, cela cache autre chose de plus théologique, un secret lié à l’Eglise car la brebis égarée et retrouvée fait allusion à la Grâce et, par extension, au Jansénisme ! Voir « La grâce efficace selon la doctrine janséniste » par Cezar ANDREI, Assomptionniste à Strasbourg.

Cette doctrine, exposée par l’évêque belge Cornélius Jansen, dit Jansénius (1585-1638), dans son œuvre majeure « L’Augustinus », s’oppose à celle des Jésuites sur la Grâce, et représente pour le pouvoir de Louis XIV une dissidence avec l’affaire de Port Royal qu’il va détruire. Elle est fondée sur l’œuvre de Saint Augustin qui se retrouve avec son cœur enflammé dans la doctrine du Sacré-Cœur, plus tard au Hiéron du Val d’Or, et est représenté dans les vitraux de la villa Béthanie de Saunière.

Saint Augustin dans sa critique du moine Pélage qui voyait le caractère contingent de la grâce divine, promeut lui une grâce efficace où les hommes n’accèdent au salut et ne peuvent gagner le paradis que si Dieu leur a accordé sa grâce. Seule cette grâce divine peut les soutenir dans la foi et le mérite car les efforts dans le monde ne sont pas suffisants pour atteindre cette grâce réservée aux élus de Dieu.

Cette idée de la grâce efficace reprise pas Jansénius s’oppose aux Jésuites et à leur grâce suffisante qui considèrent la grâce comme donnée à tous les hommes par Dieu selon leur libre arbitre. La Bulle du Pape Clément XI « Unigenitus » le 8 septembre 1713 condamna le Jansénisme qui s’opposait à la vision de Rome.

Et apparut Nicolas Pavillon

Cette idée de la grâce, soutenue par des hommes célèbres comme Pascal dans ses « Provinciales », se trouve reliée au mystère de Rennes-le-Château par l’évêque d’Alet Nicolas Pavillon (1597-1677) qui resta 40 ans à Alet après sa nomination en 1637 par le Cardinal de Richelieu avec le soutien de Saint Vincent de Paul.

Portrait de Nicolas Pavillon exposé dans la sacristie de l'église Saint-André d'Alet - JLG ©
Portrait de Nicolas Pavillon exposé dans la sacristie de l’église Saint-André d’Alet – JLG ©

Pavillon qui institua un nouveau rituel et des écoles pour les jeunes filles, eut à connaître l’histoire du berger Paris et sa découverte supposée de son trésor en 1645 car il s’opposa à Blaise d’Hautpoul, le seigneur du lieu, dans un procès. Le litige fut tranché par le roi Louis XIV en personne, ce qui en souligne l’intérêt pour la royauté.

Le trésor serait-il comme dit Jean Lloret dans sa « Muse historique » : « une pluie d’or dans le diocèse d’Alet » ? ou une cassette par exemple avec des documents importants liés à la Compagnie du Saint-Sacrement moquée par Molière dans son « Tartuffe ». Une cassette qui ne concernerait pas forcément un trésor monétaire mais des documents liés à la royauté qui renverraient à Paris vers la Rue Cassette, proche de l’église Saint-Sulpice, là où fut créé un séminaire pour relancer la formation des prêtres par Jean-Jacques Olier ?

Finalement, le vrai trésor découvert en 1645 par le berger Paris, le bien nommé, n’était-il pas lié en fait à la grâce des Jansénistes et au salut car le trésor était pour eux le véritable salut ?

Saunière nous indique donc par cette gravure placée sur le confessionnal dans son église de Rennes-le-Château  « Nouveau Temple de Salomon » à l’image de Saint-Sulpice qu’il a eu connaissance du secret grâce à une confession !

31 janvier 2026, Johannus ©

Les titres et sous-titres sont de la rédaction !


310 ou le secret de l’Oie

Les chroniques de Rennes-le-Château, la 4e ! Johannus a développé certaines des parties de sa 4e chronique dans des articles plus complets repris en liens ci-dessous !

Avez-vous lu « La Rôtisserie de la reine Pédauque », roman historique d’Anatole France (pseudo d’Anatole François Thibault 1844-1924) paru en 1893 ? Un récit adapté du « Comte de Gabalis », texte rosicrucien de 1670 attribué à Henri de Montfaucon, abbé de Villars : les esprits élémentaires de Paracelse, communs aux Rose-Croix : l’eau, le feu, l’air, la terre, les sylphes, ondines, salamandres et gnomes, sans oublier l’éther, le 5e élément caché, le centre de la croix !

La croix dans le cromlech
La croix templière du cromleck de Rennes-les-Bains – Johan Netchacovitch ©

En fait, le vrai secret c’est l’Oie et le Grill.

Le Grill avec saint Laurent, né en Espagne vers 225, martyrisé à Rome sur un grill et célébré le 10 août, l’orant, celui qui prie. Il se retrouve sur le plan de la basilique Saint-Nazaire et Saint-Celse de la Cité de Carcassonne, la grille sur le tombeau.

Pour l’Oie, on a le jeu de l’Oie, jeu ancien de 63 cases comme un labyrinthe en spirale. L’Oie, c’est l’oiseau de la famille des anatidés dans laquelle on trouve aussi les cygnes et les canards. Anser en latin ! Elle est dans la constellation du grand Triangle d’été (Altair de l’Aigle, Véga de la Lyre, Denneb) où elle est représentée par la croix de Denneb à l’égal du Cygne. Elle est donc la clef X du grand delta, la Porte du ciel.

Mais l’Oie et le Grill, c’est aussi le 24 juin 1717, jour de la Saint Jean d’été, date à laquelle aurait été créée dans la taverne anglaise « The Goose and the Grid » (L’Oie et le Grill), la bien nommée, la 1ère Grande loge des Francs-Maçons spéculatifs anglais ! Franc-Maçonnerie qui, au 18e siècle, migra ensuite en France où elle trouva un écho favorable dans la noblesse et le clergé.

Si on met ses lettres à l’horizontale, le mot OIE forme comme une clef et si, ensuite, on le lit à l’envers, on a le chiffre 310… Or, c’est le nombre de pages du livre de l’abbé Henri Boudet « La Vraie Langue Celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains », livre qu’il a publié à compte d’auteur en 1886… 1886 dont le total est 23 = le W, l’inverse du M dont l’écart est égal à 10 = Arca X.

IXOIE, sur le petit livre de pierre de sa tombe, égal 9 OIE faut-il jouer au jeu de l’oie sans tomber dans les pièges pour arriver à la dernière case ? Boudet nous invite-t-il à un périple autour de Rennes-les-Bains ? pour trouver le Temple Rond ?

A l’envers, c’est 310 XI, 310 et 11 en chiffres romains, soit la lettre K, celle mise par Boudet à la fin de son CromlecK ! K 11 ou bien AA signature d’une appartenance à une AA cléricale de l’Aude, un cercle de curés qui se réunissaient à Rennes-les-Bains ?

10 octobre 2025, Chroniques 4 de Rennes-le-Château par Johannus ©


Fénelon et Monseigneur de La Cropte de Chantérac évêque d’Alet

Suite des chroniques de Rennes-le-Château, la troisième par Johannus ! (NDLR)

François de Salignac de la Mothe-Fénelon dit Fénelon ou le Cygne de Cambrai (il y fut exilé par le roi Louis XIV) est né le 6 août 1651 au château de Fénelon situé à Sainte Mondane dans le Quercy. Il est mort le 7 janvier 1715 à Cambrai. Il est le fils de Pons de Salignac (1601-1663) marquis de la Mothe-Fénelon et de sa seconde épouse Louise de La Cropte de Chantérac. La famille de La Cropte de Chantérac est une famille noble originaire du Périgord.

Charles de la Cropte de Chantérac (6 avril 1724 – 27 avril 1793), évêque d’Alet, est issu de la même famille que la mère de Fénelon. Il a fait ses études au séminaire Saint-Sulpice à Paris. Il est nommé évêque-comte d’Alet le 1er juillet 1763. Il émigre en Espagne à Sabadell en Catalogne lorsqu’à la Révolution son siège est supprimé par la Constitution civile du clergé.

Quel lien entre Alet et Fénelon ? La Cropte de Chantérac !

Outre le nom et cette lignée familiale, Fénelon c’est aussi le Cygne (dit de Cambrai) opposé à Bossuet (dit l’Aigle de Meaux). Or, dans la région, on peut tracer le grand triangle avec Limoux, Roquetaillade, Alet. il représente le grand triangle du Ciel, le Delta comme Dalet.

Limoux (lit mieux) : c’est le haut du triangle, c’est Altair, l’Aigle, l’oiseau qui peut regarder le Soleil. Or, proche de Limoux, on a Notre-Dame de Marceille et sa fontaine qui guérit les yeux gâtés.

Roquetaillade et son château de Montfaucon : c’est Vega, la Lyre, la Pierre taillée à lire… qui est la stèle de la Marquise d’Hautpoul à lire mieux.

Alet, ville élue : Electa dont le blason est une croix ailée tenue par des mains avec deux étoiles. C’est le Cygne, le signe de croix avec le X de Saint André qui est son église proche de la cathédrale ruinée par les guerres de religion, ancien temple dédié à Cybèle. C’est la clef de la Porte !

Triangle des constellations
Alet – Roquetaillade – Limoux – Johannus ©

Lire à ce propos l’étude de Johannus sur « Le secret de Saunière Du Pilier à la Croix » (NDLR)

Or, le Cygne dans le ciel, c’est Denneb qui se retrouve dans la stèle de Marie d’Hautpoul, le grand oiseau, l’aigle, le faucon. Par extension, la clef du Cygne, c’est aussi Fénelon qui a écrit un livre culte « Les Aventures de Télémaque » en 1699 sur les exploits du fils d’Ulysse pour servir d’exemple pour le fils du Dauphin, le duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV. Ce livre, très connu en Europe à l’époque, est vu comme une satyre du règne du roi Soleil et une critique de l’absolutisme, ce qui lui vaudra quelques soucis.

L’Abbaye d’Alet fut créée en 813 par Béra et est devenue évêché en 1318. et son évêque Nicolas Pavillon est connu pour ses liens avec le Jansénisme ainsi que par son procès avec le seigneur du lieu, Blaise d’Hautpoul à la suite de la découverte d’un trésor en 1645 par le fameux berger Paris que l’on retrouve représenté sur la toile des Bergers d’Arcadie de Poussin.

Personne ne sait ce que devint ce trésor mais il resta sans doute à la disposition ou à la connaissance de l’évêché car le roi Louis XIV fut en relation avec l’évêque Pavillon pour utiliser une partie qui aurait servi, dit-on, à financer la construction du château de Versailles…

Fénelon était-il au courant ? Il était proche des jansénistes.

Monseigneur de La Cropte de Chantérac, dernier évêque d’Alet, avant de partir en exil en Espagne, aurait alors caché le trésor de l’évêché d’Alet à Rennes-le-Château ou dans sa région le Razès…

Aurait-il utilisé l’œuvre de son ancêtre Fénelon pour coder sa cache ?

Voici une copie des aventures de Télémaque… à vous de voir et de lire !

18 juin 2025, Chroniques 3 de Rennes-le-Château par Johannus ©


Johannus nous parle de Rennes-le-Château

Chroniques de Rennes-le-Château : Dans nos colonnes, nous accueillons un nouveau chroniqueur qui est connu de nos lecteurs, Johannus ! Auteur d’études plus longues comme sur la « Stèle Marie de Nègre ou de la SESA », « L’église de Rennes-le-Château : double église« , « Le secret de Boudet – La piste maçonnique teintée de Rose-Croix », « Le K de l’abbé Henri Boudet dans son cromlecK », « Les Bergers d’Arcadie décryptés : la règle des Trois B dévoilée », etc.

Il poste également ses news sur les pages Facebook de Rennes- le- Château Les 4 vérités et de Rennes-le-Château 360°.

Le secret des Madeleine dans le domaine de Saunière

L’Église de Rome considère, à partir du pape Grégoire Ier, au VIe siècle, que Marie de Magdala ne fait qu’une avec Marie de Béthanie (Luc 10:39) ainsi qu’avec la pécheresse anonyme qui oint le Christ de parfum (Luc 7:36-50), ce qui propage l’idée que Marie-Madeleine était une prostituée repentante.

Cette conception dura longtemps car ce n’est qu’en 1965 que le Pape considéra Marie de Magdala comme seule sainte.

L’origine du prénom vient de Marie de Magdala « Haute Tour » en grec ; c’est un prénom d’origine hébraïque fêté le 22 juillet, 22/7 = 3.1420, proche de Pi, l’épi de la Vierge ?

Saunière, outre son église dans laquelle il peint sous le nouvel autel une Madeleine repentante dans une grotte à genou les doigts croisés devant une croix de bois vert, va faire construire deux bâtiments : une tour néogothique et une villa bourgeoise.

Chronique de Rennes-le-Château : le bas-relief Marie-Madeleine
Bas-relief Marie-Madeleine – Jean-Pierre Monteils ©

Il nomme la Tour Magdala et la raccroche à un belvédère terminé par une serre, une orangerie vitrée.

Il construit ensuite une villa imposante avec à l’entrée Jésus et le Sacré Cœur qu’il va nommer Béthanie, voulant en faire un lieu de repos pour prêtres âgés. Aujourd’hui, on retrouve des lieux de retraite de religieux qui portent ce nom.

On a donc trois Marie ! Marie de Magdala qui peut être reliée à la Tour, Marie de Béthanie, sœur de Lazare et de Marthe, qui elle est rattachée à la villa du même nom, et la Marie pécheresse qui se trouve sous l’autel dans l’église qui lui est dédiée et qui verse de chaudes larmes pleurant « comme une Madeleine » selon le dicton.

Saunière pose ainsi une trinité de Marie dans son domaine avec ses trois principales constructions. Voulait-il en faire une femme Dieu comme Jésus qu’elle soutint et aima devenant sa disciple et même plus selon certains ?

Il se serait aussi inspiré d’autres sanctuaires tels celui de Notre Dame du Bon Secours à Puivert (BS) ou bien du Sanctuaire de Carol de l’abbé Louis de Coma pour le financement de ses œuvres. (Ou de celui de Notre-Dame du Cros NDLR.)

C’est une époque de l’apparition régulière de la Vierge et, en ce sens, il se distingue de Lourdes en misant plutôt sur Marie-Madeleine la reine oubliée, la Vierge noire.

4 mai 2025, Chroniques 2 de Rennes-le-Château par Johannus ©

Lien maçonnique dans la translation de l’abbé, les chroniques de Rennes-le-Château

Chroniques de Rennes-le-Château, la première de Johannus est en lien avec la news ci-dessous : « La nouvelle tombe de l’abbé Saunière de 2004 a la forme d’une arche… Or cette arche est liée à un rituel particulier de la Franc-Maçonnerie. A-t-on voulu associer Saunière à ce rituel ? Le sujet de sa participation à un rite lié à la FM est ancien et discuté. Voir dans la plaquette ci-dessous citée les représentations de l’Arche qui ressemble en partie au nouveau tombeau. A-t-on voulu par ce dernier signifier quelque chose ? Ce n’était pas le cas de l’ancienne sépulture : https://www.scribe.fr/…/documents/VdH121_presentation.pdf ! »

Quelques réflexions de Johan Netchacovitch : je vous conseille de lire le document « Ab urbe condita » jusqu’à sa fin… (Il est repris dans la news du 25 mars 2025) quand on sait qu’une des chevilles-ouvrières du déplacement de la tombe de Bérenger Saunière du cimetière de Rennes-le-Château au Domaine du village est franc-maçonne ! Quand on sait également que le document « Ab urbe condita » est issu du livre de Thomas Plantard, édité en 1992.

Voici ce que j’écrivais le 15 septembre 2004 : « Le corps de l’abbé déplacé ce 14 septembre 2004 » :

News : Tombe déplacée de Bérenger Saunière dans le domaine de Rennes-le-Château, photographie de 2009
Tombe déplacée de Bérenger Saunière dans le domaine, photographie de 2009 – Gazette de Rennes-le-Château ©

« Ce mardi 14 septembre 2004, la dépouille de l’abbé Bérenger Saunière a été déplacée du cimetière de Rennes-le-Château dans le mausolée cultuel du domaine voisin, ancienne propriété de l’abbé.  Ce transfert organisé dans le plus grand secret s’est opéré sous la surveillance de la gendarmerie qui a tenu à l’égard tous les curieux et les habitants du village !  

Est-ce l’acte de vandalisme de la semaine précédente qui aurait précipité les événements ?

Dans la nuit du mardi au mercredi 7-8 septembre, le fronton sculpté au-dessus du portail du cimetière de Rennes-le-Château a été renversé et cassé !  Une tête de mort appuyée sur 2 tibias le décorait.  Elle aurait comporté la particularité d’avoir 22 dents, chiffre éminemment symbolique!  D’autres lieux du domaine de l’abbé, comme la tour Magdala, comptent 22 marches et autant de créneaux.  

L’interview du maire : Le maire du village, Monsieur L’Huiler, s’en était ému auprès du journaliste de « L’Indépendant » : « Il s’agit, certes, de vandalisme mais c’est avant tout une profanation.  C’est à ce titre que j’ai déposé plainte.  Il va falloir absolument sécuriser ce site.  Nous sommes tous très choqués. » (09/09/04)  

Le sondage : La rédaction de la Gazette de Rennes-le-Château a mis en place un sondage sur ce problème épineux. Le bilan en date du 15 septembre 2004 est très révélateur de l’avis tranché de nos lecteurs :

Contre le déplacement      77,09 %  (397 votes)

Pour le déplacement         18,06 %  (93 votes)

Sans avis                            4,85 %  (25 votes)

La rédaction remercie ses correspondants locaux ! » (15 septembre 2004, Johan Netchacovitch © Archives de la Gazette de RLC)

En conclusion, je constate d’étranges liens entre de prétendues affabulations qui datent de 1992 (le manuscrit « Le Cercle »), un déplacement de tombeau mais pas de n’importe qui, de Bérenger Saunière, en 2004, et une franc-maçonnerie active au début du XXIe siècle dans l’Aude ! Et tout cela à travers l’Arche !

30 mars 2025, Chroniques 1 de Rennes-le-Château par Johannus ©


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