Les Magiciens du crépuscule Sectes Sociétés secrètes Complot mondial

Prolégomènes au complot mondial

Réaction à une “planche”

Dans la Gazette de Rennes-le-Château, une news relative à une planche de loge “Francs-Maçons et Templiers – Enquête sur une filiation secrète” a suscité des réactions. Lire la planche avec d’être initié au complot mondial…

Rappel (news du 13 aout 2020) : “Une planche traite du lien entre les francs-maçons et les templiers avec un sous-titre accrocheur “Enquête sur une filiation secrète” ! Sujet moult fois débattu, me direz-vous… De fait, mais ici, pour les curieux et les chercheurs de l’affaire audoise Rennes-le-Château, Rennes-les-Bains, Alet, Limoux, Narbonne, Sophie Coignard a puisé dans un livre de moins en moins connu “Arsène Lupin Supérieur Inconnu – La clé de l’oeuvre codée de Maurice Leblanc” de Patrick Ferté, Ed. Trédaniel, 1992, 554 pages. Je ne peux que vous conseiller de le relire ou de le commander ici !

Vu le lieu, c’est la fin du livre de Patrick Ferté qui a servi de support, en fait la fin du tome I avec le Régime Ecossais Rectifié (Rite maçonnique issu de la Stricte Observance fondée en 1751 par le baron de Hundt) et le rituel de l’Ordre Royal de Heredom de Kilwinning ! Nous insistons sciemment sur ces deux exemples car Patrick Ferté avertit plusieurs fois d’un tome II qui développe dans les détails cette filiation et aboutit comme par hasard dans le Razès ; tome II jamais paru suite à des “pressions”… Ce qui ne fait qu’accréditer encore plus la fin de ce tome I.” (Johan Netchacovitch)

Les lumières et la sagesse

Jean-Pierre Monteils dont nous avons commencé la présentation du dernier livre ci-dessous, a souhaité réagir en toute connaissance de cause :

“Il convient d’être extrêmement prudent sur l’article (planche ?) déjà fort ancien(ne) de Sophie Coignard (2006) et les conclusions qu’elle semble tirer du livre de Patrick Ferté. Un certain nombre d’approximations et d’inexactitudes y figurent que l’on peut imputer à la rapidité exigée parfois du style journalistique (encore que si “planche” il y a ???) et plus simplement encore au fait que nous nous trompons tous un jour ou l’autre, particulièrement si on mêle d’écrire un tant soit peu.

Donc aucun esprit de critique dans mon propos, juste la critique au sens noble du terme. C’est sur elle rappelons-le et l’idée de réfutabilité possible, que se fonde d’ailleurs la démarche scientifique moderne.

On ne peut guère développer ici très avant mais il y a quelques points qu’il faut souligner (non exhaustifs d’ailleurs). D’abord il faut bien distinguer la nature des degrés qui existe dans les rituels. Je ne parle pas ici des numéros de grades présentés habituellement comme « degrés » hiérarchisés (1,2,3,…30, etc.) ce qui est une erreur sérieuse d’interprétation puisque l’on devrait parler de degrés « latéraux » ou « de perfectionnement » et non de grades supérieurs dits souvent hauts-grades. L’ego a ses raisons !

Géométrie horizontale et non verticale ! Je parle d’étages, comme dans une maison. Pour illustrer cette idée, parler de « rituel maçonnique chevaleresque » est une expression inappropriée puisque (et par exemple), l’étage chevaleresque n’est pas maçonnique à proprement parler. L’étage maçonnique cessant au grade de maître, exceptionnellement au 4e grade dans certains cas selon le régime dans lequel s’inscrit le rituel.

Deuxièmement, on doit en déduire que les Rites qui incluent ces étages-là (il peut y en avoir d’autres, de niveaux encore différents) constituent un assemblage, cohérent certes, mais faits de parties diverses empruntées à diverses traditions datant parfois à d’époques éloignées. Il est important de conserver ces points à l’esprit dès lors que l’on parle de « filiation templière » dans la maçonnerie.

Ainsi, au vu de ce qui est dit plus haut, une telle filiation, si elle était prouvée, ne serait donc pas directement maçonnique mais intégrée à un Rite dont le premier étage serait, lui, exclusivement maçonnique (loges symboliques dites bleues).

Pour ce qui est de la réalité historique que l’on connaît, les historiens cités par S. Coignard, excellents spécialistes sont très clairs. Rien ne prouve quoi que ce soit mais… des questions restent posées et certaines véritablement insistantes.

Tablier contemporain de la GLNF au grade de maître et au Rite écossais rectifié.
Tablier contemporain de la GLNF au grade de maître et au Rite écossais rectifié.

Pour ce qui est de la Stricte observance templière, il y a imprécision. Elle ne fut pas la créatrice du Rite Ecossais Rectifié (RER).La construction de celui-ci fut l’œuvre d’un petit groupe composé de cinq personnes très compétentes qui construisirent un régime complexe et très riche.

Le groupe était conduit par Jean-Baptiste Willermoz et s’inspira en gros de trois sources rituéliques : 1 -La doctrine de Joachim Martinés de Pasqually, grand inspiré mystique du XVIIIe siècle, 2- l’ancien Rite maçonnique, dit Français et, « seulement » pour sa partie chevaleresque, 3- d’une partie de l’ancien rituel de la Stricte observance templière du baron de Hund.

Le RER est profondément chrétien. Il n’est pas un Rite confidentiel, il a repris force et vigueur depuis les années 1930 et se trouve pratiqué dans plusieurs obédiences.

Un dernier point qu’aurait dû souligner l’article : on fait remonter au chevalier (de) Ramsay l’introduction des templiers dans la franc-maçonnerie. C’est une erreur d’interprétation car si le mot templier n’est jamais cité dans son fameux « discours », les croisés et très particulièrement l’ordre de St Jean de Jérusalem (les Hospitaliers) sont cités, eux, sans ambigüité aucune.

Lisez plutôt…

INSTITUTION DE L’ORDRE PAR LES CROISÉS (extrait du discours de Ramsay)

Du temps des guerres saintes dans la Palestine, plusieurs Princes, Seigneurs et Citoyens entrèrent en Société, firent voeu de rétablir les temples des Chrétiens dans la Terre Sainte, et s’engagèrent par serment à employer leurs talens et leurs biens pour ramener l’Architecture à primitive institution. Ils convinrent de plusieurs signes anciens, de mots symboliques tirés du fond de la religion, pour se distinguer des Infidèles, et se reconnoître d’avec les Sarasins. On ne communiquoit ces signes et ces paroles qu’à ceux qui promettoient solemnellement et souvent même au pied des Autels de ne jamais les révéler. Cette promesse n’étoit donc plus un serment exécrable, comme on le débite, mais un lien respectable pour unir les hommes de toutes les Nations dans une même confraternité. Quelques temps après, notre Ordre s’unit intimement avec les Chevaliers de S. Jean de Jérusalem. Dès lors et depuis nos Loges portèrent le nom de Loges de S. Jean dans tous les pays. Cette union se fit en imitation des Israélites, lorsqu’ils rebâtirent le second Temple, pendant qu’ils manioinent d’une main la truelle et le mortier, ils portoient de l’autre l’Epée et le Bouclier.

Enfin la conclusion est assez troublante car, dans un souci sans doute de faire une belle fin – dont le contenu n’est par ailleurs pas dénué de sens – l’auteure après avoir décrit en quelques lignes le RER comme étant LA PREMIÈRE FILIÈRE DE PASSAGE ENTRE LES RITUELS DU TEMPLE ET LA MAÇONNERIE conclut par les propos d’un maçon du 33e degré… en omettant de préciser que ce dernier ne relève pas exactement de ce Régime !

Tout ça n’est ni bien important ni grave bien sûr, mais l’on est là dans un domaine tellement compliqué en soi et tellement sujet à fantasmes, racontars et balivernes qu’il faut mieux regarder où l’on met les pieds en avançant.” (Jean-Pierre Monteils, 15 aout 2020)

Préliminaires

Cette longue réponse de Jean-Pierre Monteils augure parfaitement de l’érudition, de la compétence, de l’ouverture d’esprit et du tact rencontrés dans son dernier livre ! Il est l’heure de le dévoiler…

Sectes – Sociétés secrètes – Complot mondial

Le dernier livre de Jean-Pierre Monteils “Les Magiciens du crépuscule Sectes – Sociétés secrètes – Complot mondial – Imaginaire de la fin d’un cycle”, Editions Arqa, juin 2020, 440 pages, constitue un évènement. 

Voici, en préambule, la présentation : 

Lors du premier Séminaire littéraire Le Cercle des auteurs initiés & le Secret du triangle audois à Rennes-les-Bains le 25 juillet 2020, Jean-Pierre Monteils a présenté son livre « Les Magiciens du crépuscule » avec brio, clarté et regard réflexif sur sa production, exemples et anecdotes complétant l’exposé !

Homme de conviction et de dialogue, il s’attacha à expliquer la genèse de son essai, genre littéraire lui permettant plus de liberté.

Soixante ans après Le Matin des magiciens de Louis Pauwels et Jacques Bergier, un complot mondial est-il vraisemblable ? Des organisations secrètes agissent-elles dans l’ombre derrière une hypothétique conspiration unifiée à l’échelle de la planète ?

A contempler les effondrements de tous ordres sur fond d’une super-croissance en accélération constante, nos sociétés seraient-elles parvenues à la fin d’une sorte de cycle ?

Jean-Pierre Monteils tente de répondre à ces trois questions étroitement imbriquées. Derrière un tel complot, réel ou fictif, sont convoqués dans cet ouvrage aux multiples ramifications, les sectes, les sociétés secrètes, et les groupes d’influence (anciens ou modernes) comme Franc-maçonnerie, Rose-Croix, Templiers, Skulls and Bones, cercles d’influence, lobbyistes, Théosophie, Synarchie et autres Illuminati…

Les magiciens du crépuscule sont une invitation à une profonde introspection totalement originale à ce jour, sur les questions fondamentales qui interrogent sur un sujet brûlant.

Vu la richesse de cet essai, nous présenterons le livre plus amplement dans les prochains jours ! Découvrir et commander “Les magiciens du crépuscule” complot mondial !

 

Complot mondial, sectes et sociétés secrètes

 

L’Arcane du Roc Noir

“D’abord, permets-moi en commençant cet entretien d’indiquer qu’à mes yeux, le fait d’être le plus ancien auteur vivant à avoir écrit un livre sur Rennes-le-Château ne me confère aucun privilège particulier et surement pas une sorte d’omniscience sur l’affaire.

En effet, je dirais presque le contraire tant de travaux, de trouvailles et de pistes ont été élaborés ou explorés par bien des chercheurs méritants depuis la fin des années 60. Je ne suis pas non plus, il s’en faut, l’un des chercheurs du tout début de l’histoire. Les plus anciens disparaissent peu à peu, je pense à notre ami Jean Pellet par exemple et un jour, évidemment, nous devenons « le plus ancien ». Si je n’avais pas quelques convictions de nature spirituelle, je dirais « pas gai tout ça ! ». Mais en fait ça m’amuse pas mal au fond.

Ça illustre bien, non le dérisoire mais le relatif de ce temps de passage (très important par ailleurs) dans lequel il est vraiment inutile de se battre pour des idées ou des biens matériels. Pourquoi reprendre la parole sur cette affaire et pourquoi par la réalisation d’un guide ? La réponse est simple. Depuis des années l’histoire de RLC est devenue une question de spécialistes qui débattent souvent en cercles restreints.” (Arqa)

Commander le roman !

Interview de Jean-Pierre Monteils lors de la sortie de L'Arcane du Roc Noir
L’Arcane du Roc Noir alias L’ile Rouge

Soutien au site sans complot mondial

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