Quels liens entre Nicolas Poussin, Henri Boudet et Edgar Poe ?

Et si je vous invitais à survoler avec moi quelques questions phares concernant le tableau « Les bergers d’Arcadie » de Nicolas Poussin, « Le scarabée d’or » la célèbre nouvelle d’Edgar Poe, et ses liens probables avec les énigmes de Rennes-le-Château ?

Ensuite des questions techniques : comment le mètre mesure et la Coudée Royale d’Or des maîtres compagnons, toutes deux mesures codées finement et mathématiquement dans ce tableau par le maître Poussin, avec l’aide probable de ses amis pythagoriciens, se trouveraient-elles être consubstantielles et définissables par les valeurs invariables de l’univers, Pi, Phi et le rapport d’Osiris, reconnues pas les grands anciens ?

Alors, quel rapport existerait-il entre le système de la Coudée Royale et le système métrique enfin révélé par le triangle de Pythagore dit du propitiatoire de l’Arche de l’Alliance (suggéré par Yahvé soi-même selon la Bible !) ?

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Arche d’Alliance à l’église Saint Roch de Paris – J. Netchacovitch ©

Tant de questions ardues pour servir en outre une proposition d’analyse des nombres cités dans THE GOLD BUG (LE SCARABÉE D’OR), la célèbre nouvelle d’Edgar Poe, le grand nouvelliste américain qui décéda quand Henri Boudet sortait de l’enfance (12 ans).
Edgar Poe : Boston 19 Janvier 1809, Baltimore 7 Octobre 1849.
Henri Boudet : Quillan 17 Novembre 1837, Axat 30 Mars 1915.
(La nouvelle fut publiée en français dans Les Histoires Extraordinaires, traduction de Charles Baudelaire, éditée en 1856.)

Des créations aussi : La révélation des quatre théorèmes que je me suis permis de nommer théorèmes des « rapports favorables », encore jamais formulés dans le domaine très spécifique de la Géométrie d’Or sacrée, dont les chiffres se trouvent présents dans la nouvelle d’Edgar Poe « Le Scarabée d’or », comme dans les constructions de Saunière, idem dans le livre LVLC de l’abbé Henri Boudet et comme chez Poussin des Bergers arcadiens, qui a tant inventé avec ses amis italiens et français, comme lui, tous excellents pythagoriciens ?

Comment les rapports favorables enseignés par cryptages en cette nouvelle représentent la Triangulature TGO et la Triangulature Pythagoricienne du chiffre carré 4 ?

Etc.

« Mr Edgar Poe duira, Leblanc imita »
Hum… ? Diable ? D’où sort cette drôle de citation* ? (Sa genèse sera dévoilée à la toute fin pour les plus patients.)

Avertissement :

Mon texte n’est que la toute première approche d’un très long développement détaillé que je publierai ultérieurement et en d’autres temps que j’espère plus propices !
Ceci n’est pas un texte récréatif ni fantaisiste, encore moins de la semi-fiction historique qui est un genre littéraire faisant florès depuis un demi-siècle sur la Colline de RLC en racontant de belles histoires flattant le goût du public.
Ce n’est pas non plus une longue analyse d’ordre ésotérique classique, j’en suis bien incapable ! Hé bien non, ce texte n’est pas non plus de l’histoire !
Ce que je vous propose représente des annonces de recherches pures et sans concessions et faites presque que de chiffres.
En fait, cela pourra vous paraître assez difficile et frustrant, car volontairement, je réserve l’explication des clefs ainsi que l’aboutissement des choses et leurs conclusions pour une datte ultérieure, quoique les possédant globalement déjà depuis pas mal d’années. Mais je considère qu’il faut préparer longuement les esprits qui ne sont pas vraiment encore mûrs pour appréhender cette avancée, et en vérité, je vais en quelques chapitres, vous en livrer plus long que jamais on ne vous en a dit sur des paramètres pourtant essentiels à nos recherches sur RLC.

Je ne m’adresse pas uniquement aux aficionados, dits chercheurs généralistes, des deux Rennes. Ces derniers présentent souvent ce désagréable inconvénient de devenir trop rapidement de quasi-autistes, n’étant convaincus que par leur chant intérieur, aveuglés par leurs idées fixes, et dormant ou veillant à l’ombre de leurs mythologies, ce qui n’est pas en principe bien grave et parfois bien sympathique, mais cela nuit aux échanges de dialogues et de compréhension mutuelle !

Plus graves, par contre, sont ceux qui cultivent consciencieusement leurs éternelles tricheries obsessionnelles et leurs violents dérapages d’humeur, toujours à des fins égotistes, ou dans l’espoir de jolis coups de librairie, mais toujours soi-disant pour notre plus grand bien, et itou soi-disant pour faire avancer la vérité !

Un tel ou un autre pourra toujours me reprocher, pourquoi pas, de faire partie d’une de ces catégories, mais désolé, je ne fais pas tenant de ceux qui rêvent de coups à faire, ni de succès médiatiques (et de trésors, si j’en trouve, je ne l’aurais pas fait exprès !). Tant pis pour les libraires et les journalistes. Je n’aime que la recherche pure et n’existe que pour cela, et, en rationaliste (rêveur), je suis persuadé que la vérité comme la liberté ne sont viables qu’à ce prix ! Tout le reste n’est que littérature et le plus souvent mensonges et délires. La vérité (toujours relative) ne pourrait au mieux qu’appartenir à celui qui sait se remettre sans cesse en question en silence, c’est-à-dire savoir reconnaître ses erreurs, toutes ses erreurs, car il n’est pas humain de ne pas en commettre. Se remettre souvent en question est toujours soldé par un nouvel enrichissement moral et intellectuel. L’erreur bien gérée et corrigée n’est jamais du temps perdu car on y aura glané beaucoup d’expérience servant à rebondir !

J’annonce déjà quelques découvertes qui risquent d’étonner, voire de déconcerter, et par cela, je prends le risque d’être incompris. Mais cela n’est pas du tout mon problème. Je n’ai pas le talent ni l’envie de convaincre tous ceux qui ne peuvent être convaincus, puisqu’ils sont déjà convaincus, mais ailleurs ! L’avenir tranchera alors que je ne serai plus là, car je ne suis plus très jeune.

En effet, en cet article, je n’évoque que très partiellement certaines démonstrations qui seront remises à plat avec toute la rigueur et le sérieux qu’elles méritent en un prochain livre. Il s’agit pourtant d’un test grandeur nature. C’est aussi une manière de prendre date vis-à-vis de ces nouveautés.

Pech d'En Couty - JMP ©
Pech d’En Couty – JMP ©

Par ailleurs, je vais sans nul doute vous agacer au maximum avec un minimum : l’arithmétique et certaines longues et pénibles diversions (tiens, tiens, comme celle-ci, par exemple ?), en lesquelles j’annonce la couleur de mes recherches aujourd’hui globalement abouties, car elles font partie des dessous incontournables de l’histoire de cette nouvelle d’Edgar Poe, comme de celle de l’histoire intello de RLC conduisant au site dit du LION, le nom de code choisi par l’abbé … il y en a qui vont sourire, car il nous faudra entre autres itinéraires pour gagner le LION, traverser le site d’en Couty, devenu célèbre malgré lui, sans toutefois s’y arrêter…, puis par le site de la Berco Petito (et pas Petita), en prenant par contre en considération ce qu’il représente, et dont d’autres que moi, je l’espère, vont bientôt vous entretenir sérieusement, en souhaitant qu’ils n’en seront point empêchés par des furieux, quoique nous ne serons pas à la Berco, loin s’en faut, au bout du voyage !

L’aboutissement final en question serait-il sur un nouveau gîte du lion, qu’évoquent certains honorables auteurs ésotériques ? Je n’en sais rien et là n’est pas non plus mon propos, ni sans doute celui de Boudet soi-même. A moins que quelqu’un ait un avis là-dessus.

Le LION est simplement un nom d’opération secrète subtilement (inventé ? je ne crois pas), mais en tous cas, fort élégamment codé par Boudet, et jadis sans nul doute connu de Poussin, ce qui est l’essentiel. Mais nous appellerons le lieu concerné (que je ne situerai pas pour raisons de sécurité et de discrétion) le LION.

Peut-être certains me reprocheront le caractère trop avant-gardiste des arguments proposés, auquel cas je répondrai qu’il y a un début à tout, même à cela ! En effet, je ne vais pas culpabiliser !? Donc vous aurez compris que vous n’êtes pas forcé d’être d’accord, que vous avez droit de le dire ou de ne rien dire, de m’envoyer foutre au diable ou de me mépriser, mais je ne me battrai jamais pour tenter de convaincre qui ne peut l’être ou ne veut l’être. Ce serait idiot. D’autres encore me diront ou penseront que je n’ai encore rien prouvé. Fort juste, tout reste ouvert jusqu’à mon bouquin en lequel Poussin, Boudet et moi-même amèneront les démonstrations intégrales, les preuves et les conclusions.

Hé bien… les rares curieux qui m’ont lu jusqu’ici sans tiquer, ni cliquer, peuvent, je le pense, poursuivre un tantinet tout en se demandant intrigués ce que je fous en cette galère de RLC ? Je devine tout de même qu’il en est quelques-uns qui ont souri à la lecture de mon discours, et c’est plutôt à ceux-ci que j’aimerais m’adresser puisqu’ils ont apparemment suffisamment d’humour et de patiente pour me supporter ! Je les salue donc.

J’espère en outre que vous avez bien lu et retenu les détails de ce récit formidable et palpitant qu’est le Scarabée d’Or d’Edgar Poe ? Sinon, il est encore temps et il en sera toujours temps. Prenez donc tout le temps. Faites comme au bon vieux temps.

Les chiffres dans le “Le Scarabée d’or”, la nouvelle d’Edgar POE (première partie de 4 en tout)

“La Jangada”

Page 132 de son brillant ouvrage, « Les codes secrets décryptés » (City éditions 2011) Didier Müller, spécialiste du cryptogramme, ingénieur et professeur de mathématique, parle ainsi :
« Edgar Poe, collaborant au journal de Philadelphie Alexander’s Weekly Messenger, lança un défi aux lecteurs, prétendant qu’il se faisait fort de venir à bout de n’importe quel chiffre de substitution monoalphabétique. Des centaines de lecteurs envoyèrent leurs cryptogrammes, qu’il déchiffra tous brillamment. Cela demande beaucoup plus que l’analyse des fréquences, et les lecteurs de Poe furent étonnés par ses prouesses. En 1843, prompt à exploiter l’intérêt qu’il avait suscité, Edgar Poe écrivit une nouvelle, le Scarabée d’Or, mettant en scène un chiffre, que les cryptologues professionnels s’accordent à considérer comme le meilleur texte de littérature romanesque sur le sujet, même si, personnellement, je trouve que la Jangada de Jules Vernes est supérieur. »

Edgar Poe
Edgar Poe – DR

Il m’est difficile d’apprécier si le cryptogramme de la Jangada est supérieur ou non à celui du Scarabée d’Or, mais je puis d’ores et déjà affirmer qu’Henri Boudet, page 306 de LVLC (l’ultime page de texte du dernier chapitre du Cromleck de Rennes-les-Bains), est codée d’une manière analogique au cryptogramme de la Jangada de Jules Vernes, mais il est cependant décodable en deux variantes simplifiées, en partant, ce qui est extrêmement intéressant et original, d’un petit texte en surchiffrement bien calé et occulté à l’intérieur des 23 lignes, et que j’avais repéré depuis bien des lustres sans en comprendre le moins du monde les aboutissants, et qui dit cela : « CIMETIERE DE RENNES LES BAINS A RENNES LE CHATEAU ». Amateurs de cryptos, à vos méninges, si cela vous amuse de découvrir ces 9 mots linéairement occultés en cette mémorable page qui est la 306 (3 + 0 + 6 = 9), ce qui ne présente quand on est au courant, aucune difficulté ! Le compliqué, c’est de savoir le découvrir quand on ne se doute de rien. Mais il est plus valeureux encore de savoir le décoder en ses deux versions. Ceci dit sans malice, et je m’en excuse, pour les infiniment nombreux prétendants au décodage de Boudet, qui jusqu’ici ont fait de l’introspection et de l’analyse de texte un des beaux-arts, ce qui est très judicieux et nécessaire, mais qui par contre, se sont bien gardés d’y découvrir le moindre vrai chiffre à casser… ce qui est pour le moins paradoxal et comique, avouez-le, pour des gens prétendant être de savants décodeurs de l’abbé Boudet. Bref, et il me faut bien me confesser et vous avouer que c’est la lecture approfondie du dernier livre de Didier Muller qui m’inspira les deux solutions ! Oui, mais c’est bien sûr ! Avis aux vrais amateurs de casse-tête !

“Le scarabée d’or” d’Edgar Poe

Cette nouvelle d’Edgar Poe aura intrigué les exégètes de RLC puisque c’est une histoire comme on les aime, une quête de trésor bien fagotée, finement codée et surtout clairement décodée… ; codée par un pirate doré le capitaine Kidd qui, par la suite, devint si malchanceux qu’il ne put revenir récupérer son coffre. Un scénario classique ? Mais elle est pour le moins surprenante cette quête du trésor du pirate. En effet, pour commencer, notons que les décors stéréotypés de nos souvenirs enfantins s’y retrouvent… oui, mais inversés !

C’est l’inventeur du trésor qui habite sur une île minuscule et quasiment désertique, laquelle est habituellement le lieu conventionnel des caches trésorières de flibustiers, convoitées par des chercheurs de trésors partant du continent ou des grandes îles britanniques. Par ailleurs, le trésor, quant à lui, se trouve caché sur le continent à proximité ! Pourquoi ce choix contraire à nos chers clichés, si ce n’est peut-être parce que c’est le signe que l’auteur s’adresse (pour de bonnes raisons qu’il nous reste à découvrir ?), à un public adulte et particulièrement mature… Mobilisons donc nos matières grises ! Il n’est pas exclu non plus que l’auteur aura aimé à s’en amuser un tantinet…, non ?

Jusqu’ici, et à ma connaissance, nul n’a trouvé en ce texte de très convaincantes analogies avec notre affaire des deux Rennes, mis à part quelques expressions comme la chaise du diable ou l’hôtel de l’évêque.
Cependant, à propos de la chaise du diable, si cette expression nous rappelle le célèbre fauteuil du diable et ses quelques alter ego en Razès, il nous rapproche aussi d’une découverte récente sur un site naturel, la Berco petito, celle d’un fauteuil en roc ressemblant en même temps à celui peu confortable du Jésus sur la piéta de l’église de Boudet, assez conforme à la description qu’en fait Edgar Poe dans le Scarabée d’or (cette info fort intéressante, déjà parue il y a peu de mois sur un grand forum, se trouve donc être dans le domaine public).

Un détail est troublant et je le prends très au sérieux. Je cite Edgar Poe : « …. Cette saillie se projetait de dix-huit pouces à peu près et n’avait guère plus d’un pied de large : une niche creusée dans le pic juste au-dessus lui donnait une grossière ressemblance avec la chaise à dos concave dont se servaient nos ancêtres. Je ne doutais pas que ce fût là la chaise du diable dont il était fait mention dans le manuscrit, et il me sembla que je tenais désormais tout le secret de l’énigme. »

Monsieur le professeur Patrick Ferté (mort au champ d’honneur entre RLC et Arsène Lupin interposés avec des fumistes qui ont eu raison de lui et de son génie verbal) eut quelques réflexions très pertinentes au sujet de la nouvelle d’Edgar Poe (Chapitre IV Lumières dans le ciel d’Arcadie, paragraphe 9) en son livre à juste titre culte : Arsène Lupin supérieur inconnu. Ce sont des allusions bien ciblées mais reportées depuis le La Barre y va, autre quête de l’or, une histoire à suspense se terminant par la découverte d’un trésor (mot rimant avec or, et ce dernier datant de l’époque romaine !), un roman de Maurice Leblanc en lequel l’auteur nous rappelle certains passages de la nouvelle d’Edgar Poe, Le scarabée d’or, sans faire toutefois l’analyse de l’histoire à l’instar de P. Ferté qui ne s’y attarde pas non plus. 

Nous nous souvenons tous que, dans La Barre y va, Lupin ridiculise une fois de plus l’inspecteur Béchoux, lequel croyant ne pas être observé par la servante de la maison, dont il est tombé secrètement amoureux, accepte sous les ordres facétieux de Lupin, de prendre une pose grotesque censée singer une scène du Scarabée d’Or. Nous n’ignorons pas non plus que dans Le Triangle d’Or, autre histoire de trafic crapuleux d’or métal (et idem d’Or, le nombre d’Or* !), le même Lupin fait lourdement référence à la Lettre Volée, la nouvelle la plus communément citée d’Edgar Poe.

"Le Scarabée d'Or" d'Edgar Poe
“Le Scarabée d’Or” d’Edgar Poe – DR

Personnellement, je n’ai pas soupçonné de cryptages ou de codages littéraires esquissés au cours du récit du Scarabée d’or, quoique je conseillerais aux amateurs de vérifier en analysant le texte original en anglais, ce que je ne pourrais faire, car bien des surprises pourraient nous y attendre. Je ne possède pas suffisamment cette langue qui serait pourtant d’après le bon abbé Boudet, la mère et la clef de tous les idiomes européens et moyen-orientaux !? Il est probable que le traducteur Charles Baudelaire ne se soit pas soucié de coder sa traduction en français ni de réadapter un éventuel codage du texte original !

Quant à la légitimité d’Edgar Poe en ce qui concerne l’affaire de RLC, et plus particulièrement en La vraie Langue celtique de l’abbé Boudet, nous avons l’argument choc (et génial, pour citer le jugement d’un certain F. Daffos, vous connaissez ?) de mon bon camarade et collègue André Goudonnet, un Boudétien historique, certainement le meilleur et, peut-être, le plus avancé en sa spécialité d’analyse des mots, le plus modeste aussi, en tout cas le plus discret, qui a découvert le codage de la légende de la carte des frères Boudet, mise en ligne dès les années 80 au siècle dernier. Ce dernier décodage, curieusement, indique bien Edgar Poe. Il est aujourd’hui accompagné d’un décryptage plus récent m’appartenant, décrypté à même le texte de LVLC, lequel toujours en mes tiroirs confirmerait la belle découverte d’André Goudonnet, ce dont je reparlerai volontiers dans mon livre.

D’où cette hypothèse : Il se pourrait donc que Edgar Poe ait crypté certains chiffres inspirés des Bergers de Nicolas Poussin comme de certains auteurs et savants du dix-huitième siècle (ce qui fera l’objet ultérieurement d’un vaste développement dans le premier tome de mon projet), et que Boudet, à l’instar de ses amis qui probablement l’aidèrent, s’inspira itou pragmatiquement de quelques nombres et chiffres discrètement cryptés au cours du récit du Scarabée d’Or.

« Le rébus sur le mot KIDD (le capitaine Kidd, le pirate) n’est possible que dans la langue anglaise », peut-on lire sous la plume d’Edgar Poe décodant l’affaire. Nous en sommes convaincus puisque justement William Legrand, le personnage principal et inventeur du trésor, nous le démontre à 100% en fin du récit…, mais il nous reste tous les chiffres et nombres semés le long de ce peu banal parcours !

Il est question en cette histoire fantastique plus de nombres que de psychologie ordinaire ! On nous met en scène un homme croyant avoir compris la clef d’un trésor fabuleux (et disons que, pour une fois, ce sera à juste titre !), et un second, son très proche ami, qui par amitié va se laisser embarquer en cette affaire hallucinante, quant à lui très sceptique et craignant que l’inventeur du trésor soit devenu complètement fou. Sans oublier Jupiter, l’infatigable et pittoresque serviteur noir, à qui nous devrons beaucoup (et même, paradoxalement, grâce à ses petites erreurs d’appréciations car, comme d’habitude, le hasard fait des miracles, comme dit si justement le titre d’une des plus révélatrices nouvelles de M. Leblanc concernant le décryptage géométrique de la région des deux Rennes ! Voir mon prochain projet). Sachant que les chiffres sont identiques dans toutes les langues européennes, je n’ai donc pas hésité à les solliciter !

Remarquons aussi qu’il s’en trouve à profusion, d’autres nombres, dans le cryptogramme chiffré du code analysé et mis à plat par le découvreur et l’inventeur du trésor, William Legrand ; lequel système codé, tout fascinant et astucieux qu’il soit, ne nous avance pas pour autant quant à la mise au clair de nos vieilles énigmes de RLC ! Par exemple, jamais Boudet, à ma connaissance, n’aura codé de cette manière, ce qui d’ailleurs aurait été de sa part ridicule, car il eut donc suffi éventuellement de copier ou de s’inspirer de la nouvelle pour décoder Boudet qui aura, au contraire, pris soin de tout réinventer et qui ne s’est servi d’aucune référence de codes classiques connus des intellectuels, des érudits et de la foule des auteurs ésotériques de son époque (opinion toute personnelle mais que de nombreux arguments décisifs confirmeraient).

Pas fou, le bon abbé ! Il s’agit d’un secret et il n’a pas utilisé son livre pour le trahir à si bon marché ! Tout au plus aura-t-il, je le pense, emprunté des signes arithmétiques et géométriques dits sacrés afin de nous mettre sur la voie. Mais, à y bien réfléchir, je me dis aussi qu’à l’instar de Boudet, le capitaine Kidd (par le génie inventif d’Edgar Poe), aura lui aussi tout inventé de ses propres codes ! Je n’en dirais pas autant de Nicolas Poussin, qui, quant à lui, aura employé des formules arithmétiques déjà bien connues par l’élite italienne de son temps, et curieusement, une très spéciale, conservée au secret, et qui, comme nous le verrons, était de taille. Mais aussi aura-t-il inventé la valeur d’un pied antique grec que l’abbé Boudet se sera empressé de copier ! Et j’en profite au passage pour renouveler mes remerciements à André Goudonnet, lequel, un beau jour de mai (non 68), au cours d’une conversation à bâtons rompus, me remit en tête l’existence de ce faux pied d’or lequel, d’après mes recherches qui s’en suivirent, se sera révélé si indispensable à amener le maillon manquant prouvant la fiabilité de certains paramètres utiles aux décryptages du tableau de Poussin, de la carte Boudet et, enfin, de la carte IGN au 1/25000 !

Demeure donc inexplorée cette première partie chiffrée de la nouvelle d’Edgar Poe, passage qui a été injustement méprisé, et peut-être serait-ce là un premier gisement où serait occulté le lien recherché entre nos deux histoires ? Allez savoir ? Puis existe un second gisement, dont je parlerai ensuite, qui est celui des nombres et chiffres de l’inventaire du trésor fabuleux découvert… Certains se sont rués sur l’analyse du passionnant code final analysé, en espérant y trouver le lien avec notre énigme préférée, mais qui n’a sans doute aucun rapport, sauf erreur de ma part (?), avec nos mystères des deux Rennes.

Le codage d’Edgar Poe

Mon intuition première était celle-ci : j’avais une impression prégnante de codage en lisant les nombres du récit déroulant l’action ! (Bonne intuition ou illusion ?) Mais j’étais resté sur ce vague sentiment jusqu’à ce jour de mai où, à la terrasse de la Table de Marie à Rennes-le-Château, le plus sûr carrefour estival des aficionados, nous évoquions de nouveau Edgar Poe avec André, et où l’idée de relire plus attentivement la nouvelle m’effleura. Décidément, vous allez penser que je parle pas mal de Boudet avec A. G. ; rien de plus naturel car tous deux faisons partie des fans de LVLC, livre incongru de l’énigmatique mais grandiose abbé Henri Boudet, qui commence à nous livrer un des plus beaux bouquets de ses plus fins secrets.

André Goudonnet à la Pierre Alcor - J. Netchacovitch ©
André Goudonnet à la Pierre Alcor – J. Netchacovitch ©

En somme, cette nouvelle serait-elle, d’abord, une énigme déjà parfaitement décodée par le narrateur, mais dont il n’aurait de cesse de nous en recoder le récit pour un tout autre usage ? Car l’attention du lecteur, tendue naturellement vers la solution qu’il sait être expliquée en fin de seconde partie, cédera de sa vigilance et passera outre un éventuel codage parallèle inventé pour une autre circonstance ! Serait-ce une manifestation d’une autre facette encore inconnue du génie universel d’Edgar Poe, (le maudit) ?

Entre autres faits remarquables qui m’avaient alerté dès l’adolescence, il y a ce détail paraissant insignifiant, trivial et insolite, mais que bien d’autres ont dû également relever, le pirate, le capitaine Kidd eut soin de fixer son indice majeur, le crâne, sur la septième branche (déjà le 7, nombre le plus chargé symboliquement), mais, de surcroît, au bout d’une très forte branche morte capable de perdurer encore quelques décennies, et de résister au poids d’un homme de corpulence moyenne, lui permettant ainsi d’accéder à l’extrémité sans risquer de la rompre, ni même que la branche ne ploie d’un centimètre… extraordinaire ? Non, car il s’agit d’une branche d’un tulipier géant des tropiques, donc trapue. Un grand chêne pédonculé de chez nous aurait pu faire l’affaire, si nous transposons l’histoire sous nos climats tempérés.

Autre symbole caché ? Je ne pense pas. Simplement une nouvelle précaution mettant en évidence le pragmatisme, le rationalisme et le réalisme scrupuleux de l’auteur, et par prégnance, des instigateurs. Car il est vrai qu’une grosse branche morte demeure longtemps statique. Ce détail révèle le souci d’exactitude mathématique de la position de l’œil gauche, le point de repère par aplomb partant de l’orbite creuse jusqu’au sol ! En effet, placée sur une branche vive, la position de l’orbite gauche du crâne aurait bougé sensiblement à cause de la croissance de la branche de l’arbre ou ne serait-ce que par sa torsion naturelle, celle d’un tulipier géant, et il aurait suffi d’une année d’excroissance ou de déformation pour en faire rater les mesures déduites jusqu’au point du trésor !

C’eut été fâcheux ! D’autant que l’auteur démontre toute la délicatesse du codage, grâce à l’infime erreur commise par Jupiter, le domestique noir, qui confondit l’œil gauche avec l’œil droit, comme il l’observait de face, c’est-à-dire une erreur de quelques cm au départ !!! Celui qui trouverait là en sus une signifiance ésotérique, se mettrait-il le doigt dans l’œil, ou bien l’inverse (à méditer) ? Un auteur aussi scrupuleux ne pouvait cacher qu’une clef numérale ultra-précise et de la plus haute importance, me permis-je donc de penser ! Laquelle ? Ce sont des nombres… qui offrent à certains leur puissance de rêve, quand d’autres, surtout à RLC, sont allergiques aux moindres calculs ! Ceux-là devraient quitter la lecture dès la fin de ce premier chapitre. Si cela continue, il ne me restera aucun lecteur. Comme ça, ce n’en sera que plus facile et léger à gérer !

Comme les Bergers d’Arcadie, la nouvelle d’Edgar Poe m’obséda, mais il n’y a qu’en cette dernière année 2011 que je découvris subitement ce qui pourrait être le « fantastique » secret d’Edgar Poe… peut-être le chiffre d’une clef de code, ne devant rien cette fois à une quelconque aventureuse spéculation, seulement le chiffre quoi… livré nu, brut de décoffrage, car qui dit code en espère découvrir le chiffre et non pas forcément (ou uniquement) le fin mot… ?

Aurais-je été influencé par le sonnet de Mallarmé, Le tombeau d’Edgar Poe, dont je vous cite le tercet final, une tombe américaine au niveau du sol et qui aurait du être décorée d’une simple pierre brute, en marbre ou en granit, les avis divergent à ce sujet, car mystérieusement fut-elle détruite avant même d’être installée, comme une borne tombée des astres, un météorite explosé, ou bien serait-ce la pierre qu’il nous aurait fallu équarrir ou sculpter spirituellement, ou encore seulement en décoder les ombres et la forme… ? Le poète évoque un « calme bloc » … « chu d’un désastre obscur »… Probablement lire en seconde lecture : chu d’un des astres obscurs, etc. ?

« Calme bloc ici bas chu d’un désastre obscur,
Que ce granit du moins montre à jamais la borne
Aux noirs vols du Blasphème épars dans le futur. »

Fasse que cette prière de pierre soit éternellement exhaussée ! Joli tercet dont le centre arithmétique des mots alignés est aussi le centre géométrique, placé exactement où l’oeil le discerne sans effort ! C’est-à-dire dans l’espace entre moins et montre … (5 et 6 lettres et répétition du M. Gardons cela en mémoire !)

Ce ne peut être un hasard chez l’hermétique Mallarmé… un tercet dont la Triangulature TGO (Triangle rectangle Géométrique d’Or, voir sa formule plus bas) et Isiaque (idem) se confondent avec des mesures respectives quasiment communes car excessivement proches et forcément arrondies sur 28 mots, ce qui donne en chiffres abstraits 7 9 et 12, et, à l’inverse, (le sens des hermétistes puisque je remarquais vite que Boudet l’employa en ses triangulatures de texte, à ma connaissance, sans jamais la moindre concession à la facilité ?!) : 12 9 et 7, ordre repérable sur les trois mots : vols du calme… Rappelons simplement pour mémoire que KIDD, du capitaine Kidd, vaut en ordre alphabétique 28. Mais, à priori, sans aucune autre sorte d’argument, cela ne signifie strictement rien.

Il se peut aussi que l’hermétique Stéphane Mallarmé annonce par ce signe géométrique commun entre un TGO de proportion : 1 + racine carrée Phi + Phi = 3,89 (voir « La géométrie sacrée » sur le site de J.P. Garcia et les articles de Léo Bourbon, un de mes pseudos), et le triangle rectangle Isiaque, de proportion 3 4 5, autrement dit le triangle de Pythagore, en ce cas pratiquement confondu en forme et en chiffres avec le TGO, quelques nouvelles clefs géométriques ambiguës et qu’il nous faudra découvrir si nous voulons décoder la nouvelle. (Vous comprendrez mieux pourquoi en me lisant au cours de cet article au sujet des rapports favorables.)

Or donc, le fameux coffre recherché mesure : 3, 5 pieds de Long, 3 pieds de large et 2,5 pieds de Profondeur. Ce sont, bien entendu, des pieds américains, ce qui en équivalence métrique nous mène à : (Soit 1 pied américain = 0,3048m) L = 1,0668m, l = 0,9144m et P = 0,762m. (Total = 2,7432m)

Nicolas Poussin

Nombreux sont ceux qui songeront furtivement à priori (tiens, comme moi ?), à une analogie possible avec l’Arche de l’Alliance ? Pourquoi ? Pour les anneaux du coffre au trésor qui sont les accessoires nécessaires (comme vous l’avez lu), à son portage à l’aide de deux gros bâtons ? Je songe comme vous au signe sculpté de l’ordre prestigieux des porteurs de l’Arche de l’Alliance toujours bien présent sur une poutre d’Alet-les-bains, par exemple. Mais cette hypothèse est-elle raisonnable ? Non, ce n’est pas évident, l’idée, un peu folle, mais voilà qu’elle s’imposera partiellement mais non inutilement par un raisonnement analogique, et nous verrons pourquoi dans un chapitre suivant ! La difficulté couramment rencontrée avec la question des mesures de l’Arche converties dans le système métrique en notre système poussinien et boudetien (car la question existe bel et bien, et que nous ne devrions jamais la perdre de vue tellement elle s’impose), procède d’un nœud (gordien ?) fait d’informations entremêlées mais solidaires qu’il nous faudra trancher :

Tout d’abord voici la Bible, quelles sont les mesures de l’Arche ? YAHWEH (livre de l’Exode XXV 10 et 17) indique quelles seront précisément les mesures de l’Arche à construire par les Hébreux largués dans le désert à la suite de Moïse, et qui viennent de se délivrer du joug du pharaon avec l’aide de YAHWEH, à savoir : 2,5 coudées de longueur, 1,5 coudée de large et 1,5 coudée de profondeur (Total virtuel: 5,5 coudées pour 5,25 coudées cube réels).

YAHWEH s’adressait aux Hébreux retenus en esclavage en Egypte depuis des générations. Donc il est raisonnable de penser qu’il leur fournissait des chiffes désignant des mesures concrètes qu’ils comprenaient pour les avoir longuement pratiquées sur le sol égyptien. Alors pourquoi n’aurait-il pas parlé en unité de mesure dite coudée de Memphis ou en coudées dites anciennes égyptiennes qui sont à 4 dix millièmes de mètre près deux coudées identiques ? C’est ce qui me vint spontanément à l’esprit. La coudée dite de Memphis, celle des maîtres compagnons, était d’après la tradition de 233 lignes (=~ 0, 224722 cm), soit ~52, 36 cm. La valeur convertie en système métrique de la Coudée Royale des Maîtres Compagnons = la Coudée dite de Memphis = 0,5236 mètre.

Pour mémoire (d’après Wikipédia et d’autres sources) :
La Coudée Royale dite ancienne égyptienne = environ 0,5240 mètre.
La coudée Royale dite nouvelle égyptienne = environ 0,5290 mètre.
La coudée grecque dite ancienne (source Ugo Bratelli : traducteur de la Bibliothèque d’Apollodore livre II édité nov. 2001) = environ 0,4620 mètre.

Les meilleurs en calcul mental, et ils sont légions, auront déjà conclu qu’il n’y aurait apparemment aucun lien entre les mesures du coffre au trésor et ce que nous sommes en droit de spéculer au sujet des mesures de l’Arche de l’Alliance converties en Coudées Royales. En effet, l’Arche de l’Alliance, mesurée en coudées Royales de Memphis (ou des maître compagnons) reconverties en mètres =
1,309 m // 0,7854 m // 0,7854 m (Total : 2,8798 m) pour l’Arche, contre :
1,0668 m // 0,9144 m // 0,762 m (Total : 2,7432 m) pour le coffre au trésor ! Voilà de conséquentes différences de proportions, en apparence rédhibitoires, quoique les totaux virtuels soient très proches !

Les lecteurs se demanderont à juste titre pourquoi ce choix de la coudée grecque de 0,462 m ? Eh oui, pourquoi pas 0,480 m, ou 0,375 m, ou 0,463 m, ou 0,444 m, ou 0,4618 m, ou 0,539 m, car cette notion de coudée grecque est un véritable embrouillamini de valeurs supposées et compilées par les auteurs chercheurs et archéologues, mais dont personne n’a encore réussi à dénouer clairement le fil ! Nous conclurons comme monsieur de la Palisse qu’il en exista plusieurs versions, et plus encore, suivant les époques et les provinces de la Grèce antique exactement comme chez nous au Moyen Âge où, en chaque province, se trouvaient parfois plusieurs valeurs de coudée en usage local, ce qui ne facilitait pas spécialement la communication !

Ma réponse sera donc celle-ci : cette valeur 462 mm je ne l’ai pas sortie de mon chapeau, ni choisie parce que c’était le choix de monsieur Ugo Bratelli que je ne connais d’ailleurs pas, mais, comme je le démontre sans ambiguïté en mon ouvrage à venir (et ce qu’il ignore probablement encore !), son choix coïncide avec celui d’un certain abbé Henri Boudet, curé génial et auteur de la VLC, qui nous montre et nous code sans bavures cette valeur de coudée grecque sur sa carte, tout comme Poussin aura choisi de son côté de montrer et de coder la Coudée Royale des maîtres compagnons, au premier plan de son tableau !

Il se trouve que d’autres personnes célèbres et impliquées en notre affaire ont aussi codé cette longueur et valeur 462 mm, tel le peintre EMILE SIGNOL à Saint-Sulpice de Paris, mais nous ne parlerons pas ici du décodage du Titulus Crucis en latin inversé au miroir sur la fresque intitulée : « Le crucifiement de Jésus » (Je tiens à ce titre, théoriquement impropre, puisque c’est le seul officiel qui n’a jamais été corrigé, naturellement vérité contestée par des tricheurs patentés, pour le seul fait que cela les dérange !), avec sa superbe faute d’orthographe, trésor merveilleux que je garde jalousement au tiède avec bien d’autres révélations pour le moins intéressantes et rares sur le sujet.

Qui a raison ? Des prétendants à la coudée royale et des autres prétendants à la coudée grecque évoquée plus haut ? Il est évident qu’ils ont tous à demi raison ! Nous aurons besoin des deux valeurs exprimées, de leurs rapports et de leurs différences. Et il s’agit d’un des plus lumineux codages qu’on puisse imaginer jouant élégamment et sans confusion aucune avec les deux mesures ! Un chef-d’oeuvre du genre.

“Les Bergers d’Arcadie”

Maintenant, localisons des deux coudées royales des maîtres d’œuvre et compagnons maçons, codées sur le tableau les Bergers d’Arcadie de Poussin !

Je vous le dis, tout le monde les aura vues mille fois, et très paradoxalement, personne à ma connaissance n’en aura tiré le moindre pragmatique enseignement … ce n’est donc pas un secret ! Nous savons bien que tout ce qui est codé n’est pas forcément occulté, loin s’en faut, autant pour les Bergers que pour la carte Boudet, idem pour la tour Magdala que pour l’église de Bérenger Saunière, etc. ! Mais sans avoir acquis et digéré en aval les bonnes références, point de solutions ne viennent à l’esprit, ni même parfois d’observations fécondes !

Le meilleur camouflage des clefs est toujours globalement le même, petites ou grosses : il procède paradoxalement de leur état de banalisation par surexposition de signaux ou symboles simples que l’on ne remarque plus qu’à peine et que notre conscience avec le temps refoule … ce que nous finirons par oublier. En attendant, la tentation de nier l’importance de ces détails est grande chez certains auteurs ! Car pour en tirer conclusion, il faut savoir démontrer rationnellement leur efficience et la rationalité objective. De même, l’humour et le sens de la dérision sont des denrées traditionnellement rares sur la colline où l’on est parfois amateurs de slogans enfantins tels que : Touche pas à mon rêve !

Boudet, conscient, aura assumé cette règle avec (par exemple parmi tellement d’autres aussi simples) ses nombreux cryptages en acrostiches, ce que tout le monde ou presque aura idem dédaigné (à tort ?) de remarquer et surtout d’appliquer « à la lettre » (« à la lettre » volée, bien entendu).

L’une des deux coudées est figurée ostensiblement de la manière la plus classique avec le traditionnel bras cassé entre le point du coude d’Hercule Héraclès* et l’extrémité de l’index, et la seconde l’est itou à l’identique, sur le personnage du centre que j’appelle (à juste titre ?) Hermès Mercure* qui est le révélateur des vérités des dieux de l’Olympe, tenant le symbole de l’Arcadia Virga, conversant à bâtons rompus avec ses alter ego, dieux et demi-dieux, idem encore jusqu’au bout de l’index du personnage (voir chapitres de Léo Bourbon dans les textes des news chez Johan ou sur le site Rennes-le-chateau-archive.com, mais cette affaire sera développée de manière plus satisfaisante sur mon projet.

"Les Bergers d'Arcadie" de Nicolas Poussin - DR
“Les Bergers d’Arcadie” de Nicolas Poussin – DR

Naturellement, et les plus perspicaces d’entre vous auront immédiatement réagi parce qu’ils savent qu’il manque à chacun des gestes un demi-pouce. En effet, le doigt extrême aurait dû être le majeur, tel que la règle symbolique l’exige absolument, et non l’index comme c’est précisément le cas sur la toile ! (On ne peut à la fois indiquer et démontrer !) En effet, un demi-pouce est la différence standard entre la longueur du majeur et de l’index, c’est bien connu : juste un demi-pouce (l’organe), vérifiez vous-même avec vos propres doigts ! C’est la perfection. Mais pourquoi un tel jeu ? Parce que les index (doigts qui servent à montrer) indiquent dans les deux cas respectifs, un point du tableau tellement important ! Mais cela mérite un autre développement qui n’est pas mon souci du moment !

Petite remarque aussi importante ! Il vous suffirait donc théoriquement de mesurer la longueur x de la Coudée Royale présentée (par deux fois exactement à égales mesures) par le peintre Poussin sur le premier plan du tableau original (ce qui pose certains problèmes logistiques difficilement surmontables, j’en conviens !), puis par une simple opération arithmétique, vous pourriez théoriquement calculer (0,5236 / x) grosso modo le premier rapport dit d’Héraclès délivrant l’échelle d’Héraclès, clef indispensable au décodage du tableau ! Mais voilà ! Il ne s’agit pas d’obtenir un chiffre aléatoire, un « à peu près », mais le nombre exact, au millième de décimale près. Il est donc évident qu’à ce niveau, une simple mesure mécanique n’est pas fiable, d’autant que vous ne connaissez pas précisément quelle est l’échelle de la reproduction sur laquelle vous mesurez, ni vous ne possédez d’appareils suffisamment précis et lisibles pour mesurer (bien qu’il y en a qui nous laisseraient entendre que si, mais ne nous ont pas encore montré leurs appareils) !

Il faut, toutefois à une exception près, chercher ailleurs un moyen sûr évitant les manipulations aventureuses. Je ne vous conseille pas non plus d’aller le mesurer sur l’original du Louvre, comme j’avais tenté une fois de l’effectuer en catimini afin seulement de me rassurer, car je connaissais déjà sans le moindre risque d’erreur, la réponse ! Quoiqu’il en soit, il faut pour commencer toutes choses, chercher ce que dit la tradition au sujet de la taille présumée d’Hercule Héraclès ! Ensuite savoir la reporter à même le tableau pour identifier Hercule Héraclès, ce qui n’est pas si évident que ça.
Je ne voudrais pas vous décourager tout de suite, mais il ne s’agit pas exclusivement des 4 coudées comme il est rapporté dans la Bibliothèque d’Apollodore (et ailleurs ?), car il existe bien une seconde grande tradition n’infirmant pas la première, parce qu’avec elles, comme avec les coudées égyptiennes et grecques, il vous faudra jouer pour en comprendre le code chiffré !!!

Aucun rapport avec la pratique des géométries projectives, notions géométriques très originales et immensément respectables mais fort ardues et abstraites, et qu’on voudrait pourtant nous faire croire simples (c’est tout sauf ça !), ce qui prouverait que ceux qui en parlent le plus n’y ont pas encore tout compris, mais nous attendons toujours fermement la démonstration sans nous énerver, ni stresser, ni pleurer, ni trépigner. Cette technique scientifique devient plus qu’aléatoire dès qu’on tente de l’appliquer sur les manques de perspectives du tableau classique et, à plus forte raison, de sa reproduction par un célèbre graveur, inversée, et dont nous parlerons bientôt, là où toutes les perspectives sont écrasées sur un canevas qui jamais n’a été composé pour ce genre d’appréciations malgré la connaissance parfaite qu’avait Poussin de la technique de la perspective, magnifique invention des géomètres et artistes de la Renaissance ! Cela va de soit ! Mais basta ! Laissons dire… pas grave…

La clef se calcule rationnellement et ne cède rien à la subjectivité, ni ne rivalise en complexité avec une géométrie projective dans l’espace. Il n’y a au départ que géométrie plane, élémentaire, abstraite, euclidienne et pythagoricienne et je serais tenté d’ajouter, pour taquiner certains : et pascalienne ! … ben oui, car il est certain que Blaise Pascal, selon la bonne intuition de certains, n’ignorait point les problèmes arithmétiques qui nous concernent au premier chef. C’est pour moi une évidence, mais … ! … pourtant pas question de géométrie projective ni non plus de théorème de Pascal esquissé dans l’historique « Essay pour les coniques », une étude de projective sur les coniques, inspirée par les travaux déjà très avancés à ce sujet précis du prédécesseur et maître incontesté du jeune et tendre Pascal (16 ans), monsieur Desargues. Cet essai pascalien fut d’ailleurs opportunément corrigé par l’abbé Bossut, mathématicien géomètre. Toutes précisions qu’on a, bien entendu, manqué de nous donner, tentant ainsi de nous faire gober que Pascal aurait été le seul, ou bien le premier, à avoir traité intelligemment cette matière ! Hou, la bonne vanne ! Il a voulu seulement prouver par là qu’il avait compris son maître, lequel maître n’avait d’ailleurs rien inventé de fondamental, mais ainsi Pascal a tenu à lui rendre l’hommage qu’un bon élève respectueux devait rendre à son maître ! Cela se faisait.

Nous n’avions pas besoin de ce genre de nouvelle distorsion de la vérité historique pour que nous prenions en considération cette excellente piste de Port-Royal ! Comprenne qui pourra la tortuosité de certains esprits obscurs. Au contraire des traités des coniques, ici ne règnent que les polygones réguliers, les seigneurs de la géométrie ! Désolé. Et c’est ainsi que Poussin est grand.

A ce sujet, certains documents pouvant vous aider au sujet de la coudée sont en ligne sur le Net, mais voilà le gros lézard, un très important n’y figure pas, le plus rare et le plus utile à la fois, comme par hasard, et dont il faut impérativement avoir l’exemplaire papier ou le fac-similé sous les yeux, une édition datant de plus de quinze ans, concernant bien entendu notre héros favori, Hercule et sa taille ! Ou bien faudrait-il saisir la source des infos rapportées, ce qui va chercher dans les éditions du 17e siècle, le siècle de Poussin, seulement consultables à la Bibliothèque (Nationale) de France et peut-être en quelques autres ?

De surcroît, il faut rechercher les clefs numériques sur la carte Boudet, l’abbé, qui a soigneusement calé ses points de repères sur le Poussin. A ce sujet, je crois bien que tout a été révélé sauf quelques vérités essentielles qui crèvent autant les yeux que nos deux coudées tellement bien mises en évidence. Mais il en est souvent ainsi des choses trop souvent contemplées !

Ce n’est pas tout, il faut aussi comprendre et prouver comment Boudet qui code une certaine mesure du pied grec qui semblerait à première vue lui appartenir (son invention ?), et dont il en aurait décliné la mesure par division par le nombre d’or depuis la valeur de la coudée grecque, laquelle pourtant ne doit rien en sa genèse au nombre d’or, au contraire de sa partenaire de codage, la coudée royale qui lui doit tout !

Cette coudée grecque est reconnue en valeur métrique de 0,462 m, donc facile à vous de calculer ce pied, mais il vous sera plus difficile de le caler à l’échelle Boudet, ou Poussin, puisque vous semblez l’ignorer, cette échelle, du moins avec certitude, pour quelque temps encore ?

Boudet aura joué virtuellement en duo avec Poussin, lequel affiche clairement (ou presque, au demi-pouce près) de son côté la coudée royale (de valeur 0,5236 m), mais nous occulte la fameuse coudée grecque (de valeur 0,462 m) avec son pied paradoxalement décliné par Phi, qu’il nous faudra décoder sur son tableau, grâce aux instructions de Boudet, ce qui prouve qu’il en serait l’inventeur (indiscutable… peut-être pas ?).

Boudet l’aura sans doute seulement comprise, saisie chez Poussin, et aura recopié les deux valeurs en sa carte comme d’autres valeurs cryptées et codées, toutes autant indispensables !? Donc, la clef majeure et commune, sera la valeur du fameux pied inventé par Poussin et copié par Boudet, mais qui ne sert toutefois à rien, privé de son mode d’emploie ! Tout un programme à suspense ! Que du bonheur !

Mais je vous jure que lorsqu’on découvre un tel bouquet avec ses évidentes correspondances, c’est un grand plaisir ! Et je cherche en vain le mot qui le qualifierait le mieux ou plus justement par pudeur m’abstiendrais-je de l’employer ?

Il exista par ailleurs au cours de l’Antiquité grecque, une bonne douzaine de définitions du pied grec et de longueurs différentes allant de 28 à 35 cm, mais pas forcément déclinées non plus depuis les nombreuses coudées usuelles par le système du nombre d’or !!! Le bazar, quoi ! Alors Poussin aura lumineusement tranché le problème des mesures, parfaitement comprises et récupérées par Boudet et ses amis arithméticiens, car Boudet ne pouvait être seul, et nous crypte d’ailleurs certains noms qui nous sont connus (scoop encore ?) ! Le rêve ! Et je réserve, grâce au génie de Poussin et de Boudet, enfin réunis pour le meilleur, de bien curieuses surprises à tous les chercheurs de bonne volonté !

Suite le mois prochain (un dur morceau ?) : « Premières réflexions sur Poussin, la coudée royale et le mètre mesure, et mes premiers soupçons sur certaines analogies arithmétiques allant dans le sens des chiffres du « Scarabée d’or » ! »

L’étoile * est là pour vous inviter à saisir les références dans mes 7 chapitres en ligne sur le même site, sinon, vous rappeler qu’elles seront données dans mon ouvrage en chantier.

30 janvier 2012, mise à jour 31 mars 2020, Jean-Marie Villette ©

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