Rennes-le Château Dialoghi d’Arcadia

Tipeee pour La Gazette de Rennes-le-Château

6 auteurs partagent leurs notes et secrets sur Rennes-le-Château

Francesca Valentina Salcioli a pris l’initiative de regrouper cinq autres chercheurs italiens et leur a demandé de rédiger une étude sur un sujet qui leur tenait à coeur en lien avec les mystères de Rennes-le-Château. Il s’agit donc d’un recueil de diverses études en italien : « Dialoghi d’Arcadia ». Un projet de publication en français doit encore être finalisé !

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La page des matières ci-dessous vous donne une idée de la variété des études de « Dialoghi d’Arcadia » : Nicolas Poussin, David Teniers, les pierres gravées, les parchemins, Notre-Dame de Marceille et du Cros, Marie-Madeleine, l’Arcadie, etc.

Nous précisons que les biographies ont été rédigées par les auteurs… !

Les 6 auteurs de Dialoghi d’Arcadia

Francesca Valentina Salcioli, auteur de Dialoghi d’Arcadia

Biographie

Née à Londres en 1981, diplômée en discipline du spectacle, thérapeutique artistique auprès de l’Académie des Beaux-Arts de Brera à Milan, diplômée en psychologie, complété d’une maitrise en naturopathie, diplômée en journalisme, elle enseigne à l’Académie des Beaux-Arts Tiepolo à Udine.

Elle a publié « Rêves lucides et chamanisme » (2021) et L’Arche de Sion (2023). Elle guide des groupes à la découverte de Rennes-le-Château et du Paris ésotérique.

On la retrouve sur ces deux sites : www.arcadision.it et www.lebuonearti.it.

Les pierres gravées dans Dialoghi d’Arcadia

La célèbre représentation du prétendu tombeau de la marquise de Blanchefort est très connue, devenant, une pierre fondamentale de toute l’histoire de Rennes-le-Château. Le dessin est issu du document controversé « Pierre gravées du Languedoc » attribué à Eugène Stublein (Limoux, 1884) et cité par Gérard de Sède, ami du Grand Maitre du Prieuré de Sion, Pierre Plantard, dans son livre « L’Or de Rennes » (1967).

Une autre pierre analysée dans l'article  de Dialoghi d'Arcadia "La dalle des chevaliers"
Une autre pierre analysée dans l’article « La dalle des chevaliers »

Le manuscrit contiendrait une copie de quelques dessins de Stublein représentant des pierres avec des inscriptions intéressantes d’un point de vue archéologiques trouvées à Rennes-le-Château, Rennes-les-Bains et Alet-les-Bains. L’extrait des pierres gravées qui nous est parvenu n’a été déposé à la Bibliothèque Nationale de France qu’en juin 1966, laissant planer le doute sur l’authenticité historique du document. En tout cas, celui-ci contient de multiples indices sur une mosaïque de communications complexes, constituée de pseudonymes locaux et d’allusions plus au moins voilées entre Eglise, Politique et Légende. Retrouver les sources originales de l’histoire de Rennes-le-Château, comme elle nous est racontée à partir des années 1960, permet de commencer à comprendre le projet du Prieuré de Sion.

Diego Guerrieri

Biographie

Né à Milan le 13 octobre 1979, il vit dans la province de Varèse. Passionné par l’histoire templière, il s’intéresse à Rennes-le-Château en lien avec l’histoire et les traditions du Prieuré de Sion.

C’est sa première expérience en tant qu’écrivain ! C’est à lui que nous devons la découverte chez un brocanteur d’un tableau avec un personnage qui ressemble grandement à Bérenger Saunière. Lorsqu’il se renseigne auprès du brocanteur, celui-ci évoque une parente française qui possédait cette toile, peut-être du début du XXe siècle. Il s’agirait peut-être d’un prêtre… mais n’a pas plus d’information !

Mais il découvre en bas à gauche du tableau une légende : « Monsieur Bérenger Saunière, Rennes-le-Château, 1901 » ! Au dos du tableau, il y a une note : « A Bérenger Saunièr, Rennes-le-Château, 1909 », signé Aman Jean ! C’est un peintre français.

Le tableau de Saunière dans Dialoghi d'Arcadia
Diego Guerrieri ©

Après vérifications auprès d’experts, la peinture et le cadre datent du début du XXe siècle. Ma découverte unique doit encore être étayée.

Rédaction de la Gazette : Dans son étude, Diego Guerrieri joint les autres photos et, en plus, établit un lien entre le peintre et les milieux de la belle époque… Cela vous rappelle-t-il d’autres chercheurs ? Nous y reviendrons courant 2025 !

L’histoire et les mystères de Bérenger Saunière dans Dialoghi d’Arcadia

Si nous considérions notre cerveau comme un moteur splendide et complexe, nous pourrions par analogie considérer notre soif de connaissances comme son meilleur lubrifiant, c’est-à-dire cette substance capable de préserver chaque pièce et de lui permettre de rester efficace dans le temps.

Poursuivant cette métaphore, nous pourrions alors considérer la nécessité de résoudre le mystère comme cet additif qui permet à notre cerveau d’aller au-delà de l’ordinaire, atteignant parfois des performances en elles-mêmes inimaginables.

Notre mystère concerne un petit village de moins d’une centaine d’habitants situé sur un plateau du département de l’Aude en Occitanie appelé Rennes-le-Château.

Vers 1780, l’abbé de Rennes-le-Chateau, un certain Antoine Bigou, fut convoqué par la marquise de Blanchefort car elle devait lui confier un secret, un secret qu’avant lui seuls quelques membres de la famille Blanchefort et les autres prêtres suppléants à Rennes-le-Château connaissaient, un secret qu’ils avaient emporté dans leur tombe.

François Bérenger Saunière, né le 11 avril 1852, fils de Marguerite Hugues et de Joseph Saunière Cubié, régisseur depuis années du château de Montazels, arriva à Rennes-le-Château en juin 1885 et, grâce au soutien de l’archiduchesse Marie d’Autriche d’Este, comtesse de Chambord, il disposa de ressources suffisantes pour financier les travaux les plus urgents dans la petite église locale de Sainte Marie-Maddeleine qui était en mauvais état.

Pendant les travaux et le retrait du l’ancien autel, certains documents ont été retrouvés, leur trace a été perdue. Peut-être les documents découverts par Saunière avaient-ils à voir avec les Habsbourg et leurs liens avec le trône de France ?

Dans le sol, il découvre un chaudron de pièces d’or et d’objets religieux sous la dalle dite des Chevaliers, Peut-être les restes d’une sépulture templière ?

En 1900, Saunière achète au nom de sa servante, six terrains sur lesquels il commence à construire sa propre maison et sa bibliothèque : Villa Bethania et Tour Magdala. Les travaux durent huit ans et se terminerons en 1908. Son niveau de vie avait changé ; il vivait dans le luxe, recevait des visites et entretenait une correspondance abondante avec des personnalités importantes. Evidemment, c’était une façon de vivre inhabituelle pour un prêtre qui ne pouvait pas passer trop longtemps inaperçue.

Le 17 janvier 1917, Saunière fut frappé d’une hémorragie cérébrale et mourut cinq jours après. D’étranges morts suivirent après celle plus naturelle de Saunière. L’abbé Gélis fut assassiné en 1897. Ami et confident de Saunière, il a été tué et retrouvé la tête fendue ; le crime n’a jamais été résolu. Mais il est clair que l’assassin cherchait autre chose que de l’argent puisque la gendarmerie a retrouvé des quantités considérables d’argent cachées dans la maison et la sacristie.

Quelle est la véritable découverte de Saunière après tout ? Peut-être le trésor des templiers caché quelque part autour de Rennes-le-Château et découvert grâce à des cartes ou des indices issus de la découverte du tombeau sous l’église ? Le Saint Graal ? Peut-être la preuve d’une descendance mérovingienne directe de Jésus et/ou de sa progéniture arrivée en France après sa mort ? Ou avant sa mort ? Peut-être le lieu où est enterrée Sainte Marie-Madeleine, épouse de Jésus, débarquée aux Saintes-Maries-de-la-Mer? Etait-elle seule ?

Dans des cas comme celui-ci, nous sommes témoins d’un mystère fondamental !

Bérenger Saunière, par sa vie et son souci du détail dans la restauration de sa petite église, nous a certainement invités à pousser notre raisonnement au-delà de l’évidence et au-delà de ce qui a été dit jusqu’à présent ! Où nous mènera la recherche de la vérité ?

Giuseppe Balena

Biographie

Né à Matera en 1975, il est diplômé en sciences politiques à l’université de Bari. Il vit et travaille à Ferrandina (Matera) comme journaliste, écrivain, webmaster et chercheur indépendant.

Il collabore actuellement avec le magazine « Mistero » et au programme éponyme tv sur Italia Uno.

Il a écrit « Le grand frère nous regarde », « Le WEB caché », « Chevaliers et mystères en terre de Lucania ». Son site www.giuseppebalena.it !

Nicolas Poussin et David Teniers : les peintres du mystère dans Dialoghi d’Arcadia

Dans l’oeuvre du peintre Nicolas Poussin apparait la célèbre phrase « Et in Arcadia Ego » qui fit couler un fleuve d’encre pour essayer et tenter d’en révéler le sens. Cette devise, en réalité, a déjà donné le titre à une oeuvre bien connue du peintre Giovanni Francesco Barbieri, connu sous le nom du Guercin, réalisé en 1618, 12 ans avant le tableau de Poussin, et représentant deux bergers qui sortant d’une forêt rencontrent un tombeau étrange portant précisément cette même indication.

Le terme commun « Arcadie » ferait référence à un paradis perdu ou plutôt utopique et, peut-être, extrêmement insouciant où existent pourtant plusieurs dangers parmi lesquels le pire est certainement la mort. Il semble donc qu’il existe un lien direct mais inversé entre la beauté d’une nature intacte et la mort. En d’autres termes, il semblerait qu’en Arcadie, il y ait une vie (éternelle) contre la mort.

L’autre peintre étroitement lié au mystère de Rennes-le-Château est David Teniers dit le Jeune qui, comme Poussin, fréquenta assidument les cercles ésotériques de l’époque.

En 1632, comme Poussin, il rejoint la Guilde de Saint-Luc. On ne sait pas avec certitude qu’elle est exactement la copie du tableau que l’abbé Saunière a acheté à Paris ; c’est possible qu’il s’agisse de Saint Antoine l’Ermite, c’est aussi une des statues présente à l’intérieur de l’église. En effet, si c’est le cas, on peut constater que ce saint est fêté le jour de sa mort qui est une date très importante dans toute cette histoire. Teniers faisait une véritable fixation sur le 17 janvier car il a peint diverses oeuvres similaires.

Le sceau personnel de Poussin porte la devise « Tenet Confidentiam » ! La personnalité singulière e eccléctique de Nicolas Poussin se retrouve aussi dans sa proximité avec les cercles ésotériques ainsi que dans son appartenance au mouvement de la Fronde. Cependant, il faisait probablement aussi partie d’un autre cercle beaucoup plus secret et intéressant, la Société Angélique. Et peut-être aussi le cercle le plus secret appelé « le Brouillard ». Cet élément du brouillard nous mène à Saturne, aspect important dans la représentation de son tableau dans l’affaire de Rennes-le-Château.

Par rapport et à l’indication du célèbre mot (Et in Arcadia Ego), on peut voir que, dans le premier tableau, le berger indique la lettre « D » du mot Arcadia et couvre en même temps la lettre « E » du mot ego ; dans la deuxième oeuvre cependant, le doigt recouvre la lettre « R » du mot Arcadia et ne recouvre que partiellement la lettre « E » du mot ego. Pourrait-il s’agir de la première lettre de Rhedae, l’ancien nom de Rennes-le-Château qui prend la lettre runique « RAIDA » qui s’écrit comme la lettre « R ». En analysant attentivement l’oeuvre de Poussin, on remarque que la position de gauche est mélancolique, les épaules tombantes, il semble triste et résigné. Appuyé ou plutôt abandonné sur la grande tombe, presque comme s’il voulait l’embrasser. Son regard est baissé, il ne lève pas les yeux vers la figure féminine. C’est comme s’il savait déjà.

Pourrait-il s’agir de la première lettre de Rhedae, l’ancien nom de Rennes-le-Château qui prend la lettre runique « RAIDA » qui s’écrit comme la lettre « R ». En analysant attentivement l’oeuvre de Poussin, on remarque que la position de gauche est mélancolique, les épaules tombantes, il semble triste et résigné. Appuyé ou plutôt abandonné sur la grande tombe, presque comme s’il voulait l’embrasser. Son regard est baissé, il ne lève pas les yeux vers la figure féminine. C’est comme s’il savait déjà.

Les bergers d'Arcadie

L’homme à côté de la femme pourrait donc être en réalité Jésus vêtu de rouge, comme le veut la tradition en référence aux taches de sang résultant de son calvaire. Le détail qui attire le plus l’attention est que la femme n’est plus vêtue de vêtements étriqués comme dans le premier tableau, mais plutôt emmaillotée dans des vêtements riches et somptueux que rappellent les couleurs bleue et jaune. Ce pourrait être Marie-Madeleine ?

Il faut noter que seuls les personnages masculins portent une couronne de laurier qui a toujours été un symbole d’immortalité. L’homme barbu, au centre, plus âgé que les deux autres, pourrait donc être Jean-Baptiste.

En outre, le prétendu Jésus semble indiquer de la main gauche le mot écrit ainsi que le supposé Jean-Baptiste dans un geste qui rappelle celui de l’ange de la très mystérieuse « Vierge aux rochers » de Léonard da Vinci, comme pour suggérer qu’il est le personnage central. Mais, à ce point, il reste à comprendre qui pourrait être le personnage masculin debout à l’extrême gauche. Nous faisons une hypothèse : il pourrait s’agir de Joseph d’Arimathie qui a joué un rôle important dans l’histoire de l’enterrement du Christ et qui est probablement arrivé en France avec la Madeleine.

Que cachent vraiment les oeuvres de ces deux peintres ?

Anna Maria Mandelli

Biographie

Sa langue maternelle est le français. Elle se décrit comme une libre chercheuse qui habite près de Bologne. Depuis toujours intéressée par les mystères, la gnose et l’ésotérisme, elle organise des conférences sur les thèmes de Rennes-le-Château, de l’Atlantide, du Graal, des cathédrales gothiques, des cathares et templiers, etc. Elle promeut des livres et organise des séminaires.

Ses publications dans Stargate Magazine, Bell’Italia, Hera, Le Chat noir, Terre & Cultura. Elle a participé avec Pierluigi Pini au livre de Giorgio Baietti sur Rennes-le-Château. Elle a donné des conférences pour l’ODS, l’APARC et la Gazette de Rennes-le-Château à Alet et RLC. Depuis 2014, elle organise des voyages culturels en Italie et en France dans des lieux ésotériques et mystérieux.

Notre-Dame de Marceille et Notre-Dame du Cros dans Dialoghi d’Arcadia

Partir à la recherche du mystère de Rennes-le-Château encore enveloppé dans les brumes des temps passés, c’est comme partir à la recherche du Graal. Tôt ou tard, arrivera-t-on à le découvrir ? Probablement non car les temps ne sont pas encore arrivés…

Dans notre histoire, il y a des choses dites, écrites, tues mais souvent imprécises pour tromper les chercheurs avides de vérité ; ou bien des documents toujours cachés ou encore certains groupes qui ne veulent pas révéler au public des vérités qui pourrait « déranger ». Mais pourquoi ? Le temps s’est écoulé depuis les années 60 !

Pourtant à la basilique de Notre-Dame de Marceille avec sa source miraculeuse, la présence de Saint-Vincent de Paul, sa Vierge noire, son puits dans l’église et ses cryptes jamais mises en lumière dans l’histoire, tout est sous vos yeux ! Ajoutons-y le rôle énigmatique de Monseigneur Billard.

Anna Maria, ne serait-ce pas l’entrée de la crypte de Notre-Dame de Marceille ! ? – Johan Netchacovitch ©

Et complétons avec Notre-Dame du Cros, cité par Henri Boudet dans son livre « La Vraie Langue Celtique », avec une autre source miraculeuse et une autre Vierge Noire. On découvre aussi un curé, Jean Jourde, et son église à Montolieu avec les mêmes codes qu’on retrouve dans l’église de RLC, et dont on ne parle pas !

Ou encore le singulier abbé, Joseph Chiron qui a été l’un des premiers fondateurs des hôpitaux psychiatriques mais qui est oublié par l’histoire. Il est lié à d’autres prêtres, et la statue de saint Antoine l’Ermite lui ressemble dans l’église de RLC. Serait-ce une trace, un message laissé par Bérenger Saunière ?

Pourquoi notre belle histoire commence-t-elle presque toujours avec le récit du tombeau de la marquise de Blanchefort et pourquoi retrouve-t-on à la tête de son lit au château du village de RLC une étoile de David, étoiles visibles aussi sur les vitraux de l’église d’Alet-les-Bains. Peut-être est-ce lié à un de ses ancêtres qui participa aux croisades, et à la lance de Longin ? Mais c’est une autre histoire à raconter…

Sont-ce toutes de simples coïncidences ?

Marco Rigamonti, auteur de Dialoghi d’Arcadia

Biographie

Né à Trévise en 1977, il est chercheur en ésotérisme et traditions chevaleresques. Il est membre de plusieurs ordres initiatiques.

C’est l’actuel Grand Maitre du Prieuré de Sion à la suite de la transmission initiatique de Gino Sandri, membre historique de l’Ordre depuis 1977, date à laquelle il y est entré grâce à Pierre Plantard de Saint-Clair. Ensuite Gino Sandri en est devenu Secrétaire Général, puis Grand Maitre.

Ses publications : « Le Prieuré de Sion. De la tradition à l’ère moderne » (2017) – « La doctrine du Prieuré de Sion » (2018) – « Rituels et règlements du Prieuré de Sion » (2019).

Rennes-le-Château et la méridienne dans Dialoghi d’Arcadia

« C’est avec beaucoup de satisfaction et de fierté que je tiens à remercier mes collègues auteurs et Francesca pour la valeur créée dans cet ouvrage, où chacun a pu, différemment mais avec une grande efficacité, exposer l’histoire de Rennes-le-Château sous différents angles, afin de pouvoir laisser au lecteur la possibilité d’explorer les implications historiques, ainsi qu’anthropologiques, ésotériques et traditionnelles, liées au thème et aux multiples dynamiques qu’il représentait et représente encore ».

Pierluigi Pini, auteur de Dialoghi d’Arcadia

Biographie

Né à Brisighella (RA) en 1960, il est diplômé en analyse chimique industrielle et antipollution. Il a participé à deux concours de poésie. Avec son épouse, Lilia Mazzoni, il a participé au livre de Giorgio Baietti « Rennes-le-Château : le secret de Bérenger Saunière, Cathares, Templiers et Rosicruciens. Gardien du Graal et Porte du Destin ».

Il se consacre donc à l’énigme de Bérenger Saunière, voyage en France, en Angleterre et en Autriche. Il partage ses études avec des experts parmi lesquels Jean Blum, Henry Lincoln, Alain Féral (neveu de Jean Cocteau) ou Giorgio Baietti.

Il rédige des articles sur Rennes-le-Château dans la Revue « Hera », est interviewé dans des journaux locaux comme « Il resto del Carlino », « Il Corriere di Romagna ». Il a fondé des groupes comme « Primordia » et  » Henotikon ». Il a publié également dans « The wine » et « Le chat noir ». En 2018, sa femme et lui ont inspiré deux personnages du roman de Paola Tassinari « Io solo la divina ».

Les secrets de Marie-Madeleine entre les vallées arcadiennes de la rivière Lamone et la colline inspirée de Rennes-le-Château.

Un fil presque invisible relie le village de Rennes-le-Château à l’une des plus anciennes vallées d’Europe : celle de la rivière Lamone en Romagne. C’est le fil rouge de Marie-Madeleine et de l’Arcadie qui relie diverses populations, du passage des Pélasges, aux Romains, aux Celtes, aux Wisigoths et, surtout, aux Juifs, qui ont apporté avec leur flux migratoire leur culture et leurs secrets.

Les deux lieux sont des portails vers un savoir caché gardé par certaines hérésies telles que celles des Cathares ou du Luthéranisme, ou par certaines académies comme l’Académie d’Arcadie qui fut probablement inspirée justement en terre de Romagne où fut établie l’une de ses premières colonies appelée « Lamonia » à l’époque napoléonienne. L’Académie Celtique était également présente et, au fil des ans en France, elle prit le nom de la célèbre Ligue des Antiquaires Français. Ces cercles d’initiés, sous le voile de la culture, cachaient souvent des connaissances occultes comme dans le cas de l’épitaphe « Et in Arcadia Ego ».

À cette élégie, au mythe de l’Arcadie et au peintre Nicolas Poussin se sont liés trois amis : le grand peintre néoclassique Felice Giani, l’architecte de Napoléon, Antonio Antolini, et le marquis Achille Laderchi. Ils ont élevé, construit et décoré une demeure de la fin du XVIIIe siècle, VILLA LA ROTONDA, qui est ensuite devenue le siège d’une puissante loge maçonnique : La Loge du Lamone. J’ai découvert qu’à la fin du XVIIIe siècle, deux de leurs grands amis, les artistes romagnols Francesco Rosaspina et Jacopo Zampa, ont créé une gravure sur cuivre inspirée de Madeleine, où apparaissent des mots en latin, plus ou moins la même inscription que celle déposée sous le bas-relief de la sainte au centre de l’autel de Rennes-le-Château, mais avec des détails significatifs différents !

À Rennes-le-Château, on lit « Jesus vulnerum spes una Poenitentium per Magdalenae-lacrimas Peccata nostra Diluas ». J’ai découvert qu’il y a des croix, des étranges astérisques et des signes qui en vérité sont des symboles relatifs aux partitions musicales. En revanche, sur le cuivre des deux Romagnols, apparaît un autre message : « Spes una Poenitentium Per Magdalenae-lacrima Peccata nostra Diluas ». Dans l’œuvre, apparaît le culte mystique du Sacré-Cœur.

Dialoghi d'Arcadia et les secrets de Marie-Madeleine à Rennes-le-Château
Pierluigi Pini ©

Les deux inscriptions sont au centre de mon étude. Elles sont extraites d’un quatrain de la prière Odo-Clunasensis mise en musique avant l’année 1490 par son propre compositeur Odon de Cluny, prieur de la même abbaye historique. Ces quatrains contiendraient un code crypté sur un trésor à rechercher ou à retrouver à Rennes-le-Château. Parmi les cloîtres de la puissante abbaye se retiraient des moines catholiques ascétiques de foi orthodoxe, ainsi qu’une corporation de francs-maçons précurseurs de la franc-maçonnerie « Les Enfants du Maître Jacques ». Ceux-ci se signaient souvent comme les Compagnons du Devoir et élevaient Marie-Madeleine au rang de leur patronne.

Dans son scriptorium, divers synaxaires dédiés, plusieurs anthologies consacrées à la sainte, dont un ancien sermon divisé en 2 codex « De Presenti Solemnitate et Audiminus Frates Miriam », ont été archivés. L’œuvre, qui remonterait vers l’année 1175, est un véritable best-seller médiéval : un codex Da Vinci. Et comme roman, il a été sévèrement condamné par les milieux ecclésiastiques. Je crois que c’est parce qu’il s’agit du récit de la Madeleine qui, après le Calvaire, part à la recherche du corps du Christ qu’elle ne reconnaît pas comme ressuscité. Malgré son interdiction, le manuscrit a été reproduit en 190 codex, avec la signature de son scribe anonyme. Un moine cistercien fervent disciple de Saint Bernard qui adopte le pseudonyme étrange et allusif d’Origène.

Toujours dans la clôture de cet ermitage, planent d’étranges légendes sur un mystérieux loculus retrouvé par les Templiers sous le temple de Jérusalem, un récit qui rapporte les morts étranges des papes Gélase II et de son prédécesseur, Pascal II. Ce dernier pape a joué un rôle déterminant dans la deuxième croisade pour l’indépendance du clergé des Templiers et des Hospitaliers ; il était l’ancêtre d’une famille de Jérusalem qui nourrissait une dévotion millénaire envers Marie-Madeleine : les comtes romagnols Raineri (puis Ranieri). Vers le milieu des années 1400, ils ont élevé dans les bois près de Predappio Alta un magnifique palais avec un oratoire dédié à l’apôtre des apôtres. Sur place, on peut admirer de précieux stucs dorés : des allégories qui rappellent directement la petite église de l’Aude. Un message ésotérique caché derrière une version exotérique, une fusion entre sacré et profane, entre christianisme et paganisme avec des références à Isis, à Madeleine et aux Vierges Noires. À tel point que je considère le lieu comme le véritable Rennes-le-Château italien !

Cette suite est publiée dans l’état reçu à la rédaction !

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