Rennes-le-Château et le vitrail de Saint Eustache à Rome

L’article “Le mythe de Rennes-le-Château dans l’église de Saint Eustache”

L’article ci-dessous est issu du site IL MITO DI RENNES LE CHÂTEAU ALLA CHIESA DI SANT’EUSTACHIO (luoghimisteriosi.it). Notez qu’un élément supplémentaire a été ajouté à la fin par rapport au texte original sur le vitrail de Saint Eustache.

Cela fait environ 10 ans que le site www.terraincognitaweb.com et le magazine Lux Terrae ont consacré un article sur une possible connexion entre Rennes-le-Château et Rome. Maintenant, en réévaluant l’article, je suis tombé sur quelque chose que je n’avais pas étudié il y a dix ans.

Le mystère de Rennes-le-Château et le vitrail de Saint Eustache

La belle histoire de Rennes-le-Château

“Le mystère n’est pas un mur, mais un horizon.

Le mystère n’est pas la mortification de l’intelligence, mais un espace immense, que Dieu offre à notre soif de vérité”.

Antoine de Saint-Exupéry

Commençons d’abord par la belle histoire de Rennes-le-Château en résumant ce mystère fascinant !

C’était l’année 1885 et à Rennes-le-Chäteau un nouveau curé arriva pour prendre en charge l’église Sainte Marie-Madeleine. Il s’appelait François Bérenger Saunière. L’église menaçait ruine, il semblait que personne ne se souciait d’une très petite église dans un village oublié. Alors l’abbé a commencé à la réparer avec le peu qu’il avait.

L’histoire racontée dans de nombreux textes non romanesques a toujours confirmé que, lors de ses homélies, Saunière a durement attaqué la République française. Grâce à cela, le curé a gagné la sympathie de la marquise de Chambord qui lui a apparemment donné une grosse somme d’argent pour rénover l’église.

La légende raconte qu’au cours de ces travaux, des ouvriers ont déplacé un pilier wisigoth où ont été retrouvés quatre parchemins, deux textes de l’Ancien Testament et deux autres contenant des généalogies. Bérenger Saunière se serait rendu au séminaire de Saint Sulpice à Paris dont l’église est dédiée à Saint Sulpice décédé le 17 janvier, pour rencontrer un jeune séminariste, Emile Hoffet, qui l’aurait aidé à déchiffrer les parchemins.

Les “chroniques” racontent toujours l’incroyable histoire : l’abbé Hoffet avait à peine déchiffré les parchemins que le curé recevait une grosse somme d’argent qui semblait inépuisable.

Plus tard (et cela se retrouve dans de nombreux essais, dont le livre du Dr Giorgio Baietti intitulé “L’enigma di Rennes Le Chateau. I Rosacroce, il Graal e la porta del destino“, Edizioni Mediterranee), l’abbé avait des comportements qui n’étaient pas tout à fait normaux, fouillant obsessionnellement dans le cimetière adjacent à l’église, soutenu par sa jeune gouvernante, Marie Dénamaud, ouvrant des tombes et échangeant les corps, trouvant également une autre tombe à l’intérieur de l’église.

Avec tout l’argent reçu, il a pu réaliser certains de ses projets tels que la Villa Bethania et la tour Magdala, ainsi qu’un chemin de ronde. Mais son travail ne s’est pas uniquement arrêté à ces deux structures, il a également dépensé des fonds pour la restauration de son église. Un bâtiment à première vue normal, sans la symbologie particulière conservée à l’intérieur ! Deux exemples : le groupe de statues de saints qui forme le mot Graal, ou la représentation de Jean-Baptiste baptisant le Christ avec en dessous un symbole inversé (l’oméga sous Jean-Baptiste et la lettre alpha aux pieds du Christ). Des bizarreries qui ne s’arrêtent pas là. Le statut de Saunière a radicalement changé le jour de la mort de son patron parce que Mgr Paul Félix Beuvain de Beauséjour est arrivé ; pas exactement affable, c’était un homme qui voulait voir clairement tout cet argent dépensé.

Saunière ne révéla jamais son secret à tel point qu’il fut suspendu a divinis pendant un certain temps, mais plus tard, en appel, il gagna l’affaire. Sur son lit de mort, il semble que le curé ait tout avoué à un collègue d’une ville voisine. Non seulement, il ne lui a pas donné l’extrême-onction, mais il semble qu’à partir de ce jour, il soit tombé dans un état de forte dépression. Qu’avait-il ressenti, si c’était vrai, s’effondrer dans ses croyances ?

Les liens entre Saunière et la ville éternelle via le vitrail de Saint Eustache

La possibilité serait que Saunière ou quiconque pour lui, ait voyagé et laissé des symboles liés à Rennes-le-Château en cours de route.

Il y a ceux qui sont convaincus qu’il n’a jamais quitté sa petite ville, d’autres sont plus enclins à croire qu’il a voyagé avec des déplacements toujours limités à sa région, et ceux qui supposent au contraire qu’il s’est déplacé hors de l’Etat français.

Je voudrais attirer l’attention sur ce que j’ai écrit au début de cet article, c’est-à-dire un lien possible entre la ville de Rennes-le-Château et la ville éternelle. Je me souviens, comme si c’était hier, que je marchais dans le quartier du Panthéon, pendant que je pensais à Rennes-le-Château et aux nombreuses théories qui tournent autour de ce mystère. Je me suis retrouvé devant l’église Saint Eustache. La basilique mineure est très ancienne ; en fait, elle semble dater de 795. Agrandie jusqu’à ce qu’elle n’assume son aspect actuel que plus tard, entre 1195 et 1196. Intrigué, (j’avoue avoir une passion viscérale pour les églises, surtout les anciennes), je suis entré pour admirer sa beauté. La visite de plaisir s’est transformée en une nouvelle recherche. J’ai remarqué, au-dessus de la porte d’entrée, un beau vitrail représentant la Madeleine pénitente. La particularité de ce travail est l’incroyable similitude avec la représentation trouvée sur le bas-relief sous l’autel de Rennes-le-Château. Un simple hasard ? Je dirais non pour les raisons suivantes :

Le vitrail de Saint Eustache à Rome avec Marie-Madeleine
Le vitrail de Saint Eustache à Rome avec Marie-Madeleine – vetrateartistichefrassetto.blogspot.com ©

  1. Le vitrail a été réalisé à la fin du XIXe siècle par deux artistes toulousains (Gabriel et Louis Gesta), à la même période des travaux de restauration à Rennes-le-Château.
  2. Les deux artistes sont toulousains tout comme Giscard, celui qui travailla pour Saunière et réalisa quelques œuvres dans l’église Sainte Marie-Madeleine. Si ces éléments ne suffisaient pas à prouver notre théorie, d’autres coïncidences pourraient être nécessaires.
  3. “Un indice est un indice, deux indices sont une coïncidence mais trois indices en font une preuve”, et c’est tout récemment qu’en examinant à nouveau la fenêtre de Saint-Eustache mais surtout l’histoire de l’église, que j’ai remarqué une troisième possible “preuve” si nous pouvons la définir de cette façon.
    J’ai essayé de faire ce petit raisonnement : si l’on admet la lointaine possibilité que Saunière soit arrivé à Rome, il faut tout d’abord comprendre s’il pouvait faire construire le vitrail de son choix (mais j’en doute) ou, étant dans un pays étranger, il devait en demander la permission au diacre de cette église. Bien.
    Le cardinal Luigi Trombetta était diacre de Sant’Eustachio même si ce fut pendant peu de temps, de sa nomination de cardinal le 18 juin 1899 jusqu’à sa mort le 17 janvier 1900. Un destin ? Est-il possible que, avec les autres indices énumérés ci-dessus, le cardinal soit décédé un jour aussi important dans toute l’affaire Saunière ? Le 17 janvier non seulement la marquise Marie de Nègre est décédée, mais aussi Saint Sulpice.
  4. Un autre enjeu important est la présence dans l’église, parmi les innombrables œuvres d’art, d’un tableau d’un parent de Nicolas Poussin : Etienne de la Vallée-Poussin qui, apparemment, au cours de sa vie ne faisait pas seulement partie de l’ordre des Hospitaliers, mais était aussi membre de la célèbre Académie d’Arcadie (source https://it.m.wikipedia.org/wiki/Basilica_di_Sant%27Eustachio).
    Appelons cela la fatalité, pourtant Poussin semble avoir été « impliqué » (et je dis qu’il semble, car objectivement il n’y a aucune preuve tangible de son implication) dans cette énigme articulée avec son tableau « Les Bergers d’Arcadie ». Son parent peut-il aussi cacher de curieux indices dans ses œuvres d’art ?
  5. Autre élément énigmatique, signalé par Marcuzio Isauro, qui m’a fait remarquer que la fenêtre de Sant’Eustachio contient deux armoiries. En haut, les armoiries de Léon XIII, au pied de sainte Marie-Madeleine, les armoiries d’un marquis. L’énigme réside dans le fait que le propriétaire est introuvable. J’ai également demandé à des amis chercheurs qui ont des contacts avec des experts en héraldique mais il n’y a pas eu de résultat positif. Pourquoi insérer les armoiries d’un marquis inconnu ? Qu’est-ce que les artistes toulousains voulaient communiquer ?

Le blason du marquis sur le vitrail de Saint Eustache
Le blason du marquis sur le vitrail de Saint Eustache

En conclusion, je reconnais que je suis toujours dans le doute avec toute théorie ou “révélation”, mystère ou pas, histoire altérée ou pas… A mon avis, François Bérenger Saunière aurait vraiment trouvé quelque chose d’important (quoi que ce soit) et voulait laisser des traces non seulement à Rome, mais probablement aussi dans d’autres Lieux Mystérieux.

“Si vous voulez devenir un vrai chercheur de vérité au moins une fois dans votre vie, vous devez douter, aussi profondément que possible, de toutes choses.”

René Descartes

Un article similaire sur le vitrail de Saint Eustache est paru dans le magazine italien Fenix n°147 de janvier 2021.

1er février 2021, Simone Leoni ©

NDLR : si quelqu’un identifie les armoiries du marquis, prière de joindre la rédaction gazette@portail-rennes-le-chateau.com qui complétera l’article en mentionnant le découvreur ! La rédaction remercie Simone Leoni pour sa découverte et son esprit de partage. L’aventure continue !

Complément d’informations sur le vitrail de l’église Saint Eustache de Rome ! Les réponses de la soirée :

  • Un chercheur, Jean Lucain, m’a averti que ce vitrail était connu depuis quelques années (2014) par l’intermédiaire du chercheur espagnol Xavi Bonet.
  • Un auteur cité dans l’étude, Marcuzio Isauro, m’a contacté et m’autorise à publier ses photos du paysage vu depuis la grotte du vitrail ; je vous rappelle que c’est lui qui avait attiré l’attention de Simone Leoni sur les blasons.

Vitrail Marie-Madeleine de l’église Saint-Eustache de Rome, vue depuis la grotte – Marcuzio Isauro ©Bas-relief de l’autel sainte Marie-Madeleine de Rennes-le-Château, vue depuis la grotte – Marcuzio Isauro ©

  • Xavi Bonet m’a confirmé les informations sur cette recherche qu’il n’a pas continuée. Par contre, devinez où il a retrouvé les verriers toulousains ? Dans l’église saint Nazaire et saint Celse de Rennes-les-Bains…

Vitrail de l'église de Rennes-les-Bains présent au milieu du choeur avec les saints patrons Nazaire et Celse
Vitrail de l’église de Rennes-les-Bains présent au milieu de l’abside avec les saints patrons Nazaire et Celse – Johan Netchacovitch ©

Le nom du verrier toulousain Louis-Victor Gesta
Le nom du verrier toulousain Victor Gesta – Johan Netchacovitch ©

  • Un autre vitrail parait intéressant dans la même église ! J’essaie de recouper l’info !

2 février 2021, Johan Netchacovitch ©


Biographie de Simone Leoni, le découvreur du vitrail de Saint Eustache

Simone Leoni est né à Rome le 9 février 1984. Dès l’adolescence, il commence à s’intéresser à divers mystères.

Simone Leoni à Rome
Simone Leoni à Rome

En 2008, il organise une conférence sur le thème de Rennes-le-Château avec des conférenciers de renommée nationale comme Enrico Baccarini, Adriano Forgione, Giorgio Baietti et Stefano Maiorca.

La même année, il entame sa collaboration avec les magazines Fenix ​​et Xtimes en tant que chroniqueur. Il a également collaboré avec le site www.terraincognitaweb.com d’Alessandro Moriccioni et Andrea Somma, et a écrit pour le magazine Lux Terrae.

Après la première conférence sur le thème de Rennes-le-Château, il participe à deux autres conférences sur le même sujet. En 2012, il concourt au prix national de recherche sur les mystères avec l’équipe de recherche Hunter Brothers.

Il a été l’invité des émissions de radio “Manhattan” diffusées sur la radio Mana mana dirigée par Riccardo Rastelli et Maurizio Modica, et de l’émission radio “La terra di Mezzo” à la radio Trs dirigée par Marco Bignozzi.

Il a collaboré avec le site Internet de Stefano Ranucci www.metapsichica.com qui traite principalement de la recherche et des études sur les phénomènes paranormaux.

Il a investigué sur le paranormal avec Stefano Ranucci et l’équipe métapsychique Alpha et Omega.

Actuellement, il est rédacteur en chef de la section interview sur le site www.luoghimisteriosi.it !


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