Mes Carnets sur Rennes-le-Château de Gérald Albrecq

Gérald Albrecq, chercheur connu sur Facebook, a décidé de partager les résultats de ses recherches dans ses Carnets sur Rennes-le-Château en 4 parties. Après les remerciements à divers chercheurs, il débute ainsi :

Le lieu secret des carnets sur Rennes-le-Château
Quelque part à RLC – Gérald Albrecq ©

“Ce pdf (Les Carnets sur Rennes-le-Château) que je vous livre gracieusement est une histoire, la mienne. Ce pdf raconte en partie ma recherche sur l’énigme de Rennes-le-Château.
Recherche qui est loin d’être parfaite et relevée comme celles des spécialistes de l’Affaire. J’y ai malgré tout semé des indices qu’il vous incombe de découvrir si le coeur vous en dit afin de vous dévoiler le lieu qui me semble le plus propice à la découverte de l’abbé Saunière.
Je suis un petit belge sans grands moyens mais j’ai quand même réussi à force de patience et d’endurance à réaliser mon rêve.

Je vous partagerai mes diverses recherches en 4 parties. Ce pdf est la première partie, un peu, comme une lente montée vers la colline inspirée où il faut parfois s’arrêter.

Beaucoup a été dit sur cette histoire et j’y ajoute mon grain de sel. Comment ce petit belge ose-t-il ?, diront certains. Je leur répondrai gentiment, ce n’est que mon histoire d’une Histoire, mon point de vue. Pas de polémique chez moi, juste des témoignages de voyages, de lectures et de recherches en Bibliothèque à Charleroi, Bruxelles, Paris et Namur sans compter Carcassonne et Limoux, ville enchanteresse par sa gastronomie, son paysage et la gentillesse des gens du cru.

On a tout dit ou presque sur le mystère, trafic de messes : le trésor des wisigoths, de Blanche de Castille (laquelle ?), des templiers, de Jérusalem, d’Alet (ha), orgies sataniques (si, si, je l’ai lu et entendu).

Je reste convaincu que l’abbé Saunière a découvert un trésor, qu’il l’a monnayé et puis, un jour, paf ! plus moyen d’y accéder.

Ces 4 livres sur “Les Carnets sur Rennes-le-Château” tenteront d’expliquer cela, nous passerons dire bonjour aux mérovingiens, aux wisigoths, aux cathares, aux vikings, au Saint Graal, aux templiers. Le livre deux concernera le mystère du Graal en Occitanie (ma région de France préférée, pardon mon pays préféré). Le livre trois concernera l’histoire de Yeshua et Myriam ha Megudelah (Marie-Madeleine). Enfin le livre Quatre sera un résumé des trois précédents avec une petite surprise. Alors embarquons dans le livre 1 vers mon aventure au Razès, ce pays si merveilleux, cette Arcadie qui fait vibrer chaque pore de ma peau.

Le Serpent Rouge

Une explication s’impose ! Si j’ai mis « Le Serpent Rouge » en introduction de mon essai c’est que je pense que ce texte est d’une importance primordiale pour mes recherches. Ce texte souvent décrié a cependant été réhabilité d’une certaine façon par Geneviève Beduneau dans son excellent livre « Qui êtes-vous monsieur Plantard ». J’y reviendrai plus tard si vous le permettez.

Il se trouve que, lors de mes pérégrinations, je trouvai ceci dans une église proche de RlC et je me suis dit que ce ne pouvait être un hasard.

Le Serpent Rouge dans les carnets de Rennes-le-Château de Gérald Albrecq.
Un serpent rouge – Gérald Albrecq ©

Un serpent rouge ! Quelle trouvaille ! Suis-je sur le bon chemin ? Seul l’avenir nous le dira.
En tout cas me, dis-je alors, ce texte me rappelle un peu un autre texte plus tardif « Les noces chymiques » de Christian Rozenkreutz » dont voici le texte intégral :

PREMIER JOUR

Un soir, quelque temps avant Pâques, j’étais assis devant ma table et je m’entretenais, selon mon habitude, longuement avec mon Créateur, dans une humble prière. Je méditais profondément les grands secrets, que le Père de la Lumière, dans sa majesté, m’a laissé contempler en grand nombre, plein du désir de préparer dans mon coeur un pain azyme sans tache, avec l’aide de mon agneau de Pâques bien-aimé. Soudain le vent vint à souffler avec tant de violence qu’il me sembla que la montagne dans laquelle ma demeure était creusée, s’écroulerait sous la rafale.
Cependant, comme cette tentative du diable, qui m’a accablé de bien des peines, resta sans succès, je repris courage et persévérai dans ma méditation. Tout à coup je me sens touché au dos ; j’en fus si effrayé que je n’osai me retourner, quoiqu’en même temps j’en ressentisse une joie comme la faiblesse humaine n’en peut connaître que dans de semblables circonstances.

La suite dans le pdf ci-dessous des carnets de Rennes-le-Château ! Suite des Carnets sur Rennes-le-Château !

Chapitre I des Carnets de Rennes-le-Château : Mon entrée dans l’affaire

Fan de trésors cachés, de littérature sur les chevaliers, du « Club des 5 », de Tolkien et de Jules Vernes, voilà que je tombe dans la bibliothèque parentale sur un petit livre de la collection « J’ai lu » : « Le trésor maudit » de Gérard de Sède.

Je commence à le lire et je suis d’emblée séduit, un curé trouvant des parchemins codés menant à une cache recelant un trésor. Que demander de plus ? Un peu plus tard, je découvre deux autres livres du même auteur.

Je prends ces livres et commence à les dévorer, si « Les templiers sont parmi nous » me semble rébarbatif, surtout les commentaires d’un « hermétiste », « La race fabuleuse » est pour moi source de plaisir, on y lit que les mérovingiens seraient d’origine extraterrestre. C’est cela qui a intéressé mon père, grand fan du mystère OVNI et de tout ce qui s’y rapporte.

Je mets de côté « Les templiers » pour me concentrer sur les deux autres et j’y vois un lien, comme si l’un était la suite de l’autre

Bien plus tard, ma chérie m’offre un livre qui là va changer ma vie, il s’agit de l’Enigme Sacrée des 3 anglo-saxons Il faut dire qu’à l’époque j’étais un chrétien dur de dur. Ce livre m’a profondément choqué, faire de Jésus l’époux de Marie de Magdala et le descendant des mérovingiens, c’était plus que je ne pouvais le supporter.

J’ai lu au début qu’on y parle aussi comme dans le livre rouge de ce petit village de Rennes-le-Château. Je me dis là, il y a quelque chose de bizarre comme si les 4 avaient puisé à la même source. Cette question devient obsessionnelle, mais la naissance de ma fille et d’autres obligations me forcent à mettre ces questions de côté pour un certain temps.

Quelques années plus tard et une séparation douloureuse me font retourner à ma quête en chinant dans une bouquinerie de Bruxelles, je découvre histoire du trésor de Rennes-le-Château, le livre de Descadeillas et la réponse de Gérard de Sède. Je ne fais ni une ni deux, je les achète.

Ces livres donnent une vision complètement différente de l’histoire surtout celui de Descadeillas qui massacre le livre de Gérad de Sède, expliquant que Saunière était l’auteur d’un gigantesque trafic de messes et que c’est celui-ci qui aurait servi à bâtir son domaine. Bref, je suis déçu et frustré d’autant plus que d’autres comme Chaumeil et Bedu régleront leur compte l’un à Plantard et l’autre aux fanas de trésor.

Le déménagement de mes parents pour Port-Leucate me donnera l’occasion de voir cela de mes yeux, ce sera l’objet du prochain chapitre.

Chapitre 2 des Carnets de Rennes-le-Château : Visite au domaine

L’église m’a semblé d’assez mauvais goût pour moi qui aime le style roman et sa vacuité, sa simplicité, nous voilà envahi sur un espace assez petit par une quantité invraisemblable de statues, toutes saint-sulpiciennes.

A l’entrée, un bénitier de curieuse facture nous accueille, 4 anges faisant le signe de croix, au-dessous deux salamandres (enfin je le suppose), ensuite une immense coquille Saint-Jacques sous laquelle ploie un démon (Asmodée, me dit-on), démon qui a un genou dénudé et regarde avec frayeur le sol. Vers le centre de ce bénitier, une inscription « Par ce signe tu LE vaincras » : le message est clair, le diable, Satan, est vaincu par le signe de croix dont les anges font la description. Des bénitiers dont les démons ploient les genoux, j’en connais d’autres, pas de quoi fouetter un chat.

Un peu plus loin, on peut voir le baptistère avec Jésus baptisé par Jean le Baptiste. Jésus regarde aussi le sol, celui-ci est décoré de dalles noires et blanches, image du combat entre la lumière et les ténèbres, le bien et le mal. Jésus est serein, Satan (non, ce n’est pas Asmodée), lui, est terrifié car le bien a vaincu selon la théologie catholique.

Je reprends le livre de De Sède et j’y lis qu’il y a la présence d’un damier de 64 cases à proximité de… J’use mes yeux à le chercher et le découvre enfin, je me dis qu’il faut beaucoup d’imagination, mais bon, accordons-lui le bénéfice du doute. Ensuite, il y a le « chemin de croix » et ses « bizarreries » comme cet africain portant un plateau à Pilate revêtu d’un voile, cette femme en noir voilée , cet enfant vêtu d’un tissu à carreaux bleus, cette station XIV où certains voient la pleine lune au moment où Jésus est mis ou sorti du tombeau. Sur le catalogue Giscard que je possède, on ne trouve aucune trace de l’astre nocturne. Alors est-ce un ajout voulu par Bérenger, sa correspondance et ses notes n’en font pas mention. Ou est-ce un des propriétaires du domaine qui y aurait fait quelques modifications pour cadrer avec ses croyances ou celles du moment ?

Je me rappelle mes cours de religion et d’histoire juives où il est dit dans un traité qu’il est permit d’enterrer un mort lorsque le sabbat commence car c’est un acte de Tzedakah (charité) qui prime la Loi.

Est-ce le prêtre qui a dessiné lui-même le soleil ou la lune ? Ou est-ce un des anciens propriétaires qui s’est amusé à décorer certaines statues selon ses propres gouts ? Les questions semblent rester sans réponses. Enfin, Giscard était-il au courant de cette histoire et de cette loi ? Je n’en sais rien, mais étant franc-maçon, il est probable qu’il avait accès à certaines sources car ce chemin de croix est rempli de symboles maçonniques. Je vous invite à lire les livres de Daniel Dugès à ce sujet.

Certains voient dans les 2 jésus de l’église une preuve d’une dualité, je leur dirai simplement que de nombreuses églises ont de telles statues. J’en connais une près de Dinant qui en compte 5 au moins, cela voudrait-il dire que Marie a donné naissance à 5 jésus ? Je vous laisse répondre.

Avant de continuer, j’aimerais mettre à votre disposition cet excellent article de François Pous en cliquant sur ce lien : Saunière Giscard : construction d’un mythe !

Nous le voyons, par cette excellente étude de François Pous et Jean Lucain, rien de bien mystérieux dans la rénovation de l’église, jamais Saunière ne parle d’Asmodée mais du Diable et, pour un chrétien, le diable, c’est Satan et nul autre. Finissons-en avec ces soi-disant secrets car le mystère et sa résolution approchent mais encore un peu de patience…

Chapitre 3 : les découvertes de Saunière dans les Carnets de Rennes-le-Château

Nous le savons, après un prêche enflammé antirépublicain, notre curé fut puni par le préfet et privé de son salaire. L’évêque de Carcassonne, monseigneur Billard, l’envoya donc à Narbonne comme surveillant au petit séminaire. Là, il rencontra son frère Alfred qui l’introduisit dans le Cercle Catholique narbonnais. Ce Cercle férocement intégriste et antirépublicain s’arrangea pour allouer par l’intermédiaire de la comtesse de Chambord une somme variant entre 1000 et 3000 frs or selon les témoignages et les écrits de B.S.

Une autre noble dame lui promit de financer l’autel. Bref, les problèmes de l’abbé semblent s’éloigner, d’autant plus que, quelques mois plus tard, il fut réintégré à Rennes-le-Château et commença à rénover son église. C’est lors de cette rénovation que, parait-il, il découvrit des parchemins, une oule et d’autres trésors. Il n’en est rien, tout cela relève du mythe.

Ce que B.S découvrit lui fut donné par Antoine Captier, carillonneur de l’église, on dit que celui-ci aurait vu sortir d’un balustre à terre, une petite fiole contenant un papier. Il remit cette fiole à l’abbé.

Le balustre

Avant de reprendre notre récit, je laisse à votre perspicacité cette étude que Paul Saussez m’a permis de mettre dans mon livre. Nous reprendrons notre récit ensuite.

« Je reprends ci-dessous un commentaire que j’avais publié assez récemment sur FB :

Le “balustre” actuellement exposé dans le musée avec la cache contenant la fiole aux “parchemins” découverts par le carillonneur de Saunière ne pouvait pas avoir servi de support à l’ancienne chaire.

Par ailleurs, ce “balustre” pourrait ne pas être celui qui se trouvait à l’origine dans les gravats remués par le carillonneur. En effet, son état de conservation est remarquable pour une pièce qui semblait destinée aux rebuts, et – d’autre part – ainsi qu’une facture de 1898 l’atteste, Saunière s’était fait livrer “un tronc en vieux chêne monté sur colonne avec chapiteau” qui pourrait être une réplique de la colonnette originale.
J’ai pu examiner de près cette colonnette il y a une vingtaine d’années lorsqu’elle était encore en possession de Claire Corbu et Antoine Captier dans leur maison de Carcassonne. Je n’y ai observé aucun dispositif de menuiserie (encoche, cheville, tenon, mortaise, etc.) qui pourrait suggérer qu’elle ait pu supporter une chaire avec tout le poids d’un prédicateur gesticulant. En outre, un tel rajout aurait empêché qu’on puisse faire glisser la pièce de bois qui obstruait la cache, comme Claire, Antoine et moi-même l’avions essayé. (1)

Je confirme en revanche que c’est bien dans la colonnette originale que des documents ont été trouvés et remis à l’abbé Saunière. Il ne pouvait certainement pas s’agir de parchemins, dont l’épaisseur était telle (+/- 0,5 mm) qu’ils ne pouvaient pas être roulés dans une fiole mince, mais plus simplement de papiers, d’autant qu’on en attribue raisonnablement la rédaction à l’abbé Antoine Bigou, vers la fin du XVIII° siècle.

Si, comme je le crois, la colonnette ne supportait pas la chaire mais plutôt une des statues présentes dans l’église avant les travaux de Saunière, on trouve là une explication à l’opulence du socle réservé par l’abbé à la statue de Saint Antoine de Padoue dans l’église rénovée, alors que la place réservée à Marie Madeleine, bien que sainte patronne de l’église, n’est pas plus importante que celles des autres statues. Antoine de Padoue est le patron des objets perdus et retrouvés. Or, c’est une habitude dans les établissements scolaires tenus par des ecclésiastiques de remiser au pied de la statue de ce saint les objets (gants, écharpes, cartables, etc.) que les écoliers auraient égarés. J’en ai fait maintes fois l’expérience au Collège St Michel de Bruxelles.

J’imagine dès lors qu’avant de quitter l’église en 1793, Bigou ait confié à Saint Antoine – du moins au socle de sa statue – des documents sur le secret de l’église (le Tombeau des Seigneurs, la crypte, l’accès au trésor), étant pratiquement certain qu’un de ses successeurs les trouverait à cet endroit.
C’est donc en guise de reconnaissance que Saunière a réservé à la statue de Saint Antoine de Padoue une place de choix dans l’église, avec un traitement plus qu’exubérant du socle. Je rapproche même cette particularité d’une petite phrase lancée par Monseigneur Billard à l’adresse de Saunière à l’issue de sa visite de l’église rénovée en 1897, à savoir “Je reconnais bien là, Monsieur l’Abbé, votre sens de la gratitude.” C’est bien de la statue d’Antoine de Padoue dont il parlait, et – donc – Saunière avait tenu Mgr Billard au courant du secret de l’église. (2)

Quant à savoir pourquoi les 10 prédécesseurs de Saunière à la paroisse de RLC n’ont pas trouvé la cache dans la colonnette, c’est que Saunière a été le seul à faire des travaux importants dans l’église, les précédents remaniements intérieurs n’ayant eu lieu qu’en 1827/1828 sous l’abbé Sadourny, à savoir “changement des bancs, du bas de l’escalier de la chaire, remplacement des marches en bois par des marches en pierre pour monter au choeur” et “nouvelle balustrade de communion en fer”.

Ceci dit, je suis convaincu qu’au niveau de l’évêché, on savait – et on sait sans doute encore aujourd’hui – qu’un “trésor” était caché depuis des siècles dans les sous-sols de RLC. Comme je l’ai exposé lors de ma conférence du 27/07/19 à RLC, il s’agit des richesses des évêchés (reliques, vaisselle liturgique, numéraire issu des quêtes, donations, dîmes, pèlerinages, ostensions et menses épiscopales) mises à l’abri par les évêques en exil, d’abord celui de Carcassonne (Sergius) fuyant les Wisigoths au 6° siècle, puis celui de Narbonne fuyant les Maures au 8° siècle et enfin celui d’Alet (Mgr de la Cropte de Chanterac) fuyant les Révolutionnaires au 18° siècle. Il est certain que l’information sur la sûreté qu’offraient les souterrains de RLC ait été transmise d’évêché en évêché et de siècle en siècle.

En effet, si Mgr de Chanterac était au courant des caches de Rennes, ses successeurs du XIX° siècle à l’évêché de Carcassonne devaient le savoir aussi, puisqu’ils avaient recueilli les archives du diocèse d’Alet. Parmi ceux-ci, Mgr de Bonnechose, évêque de 1848 à 1855, dont on sait par sa biographie qu’il inspectait les églises de son diocèse avec une telle minutie qu’il semblait y chercher “quelque chose”, et qui n’a quitté le diocèse de Carcassonne pour celui d’Evreux qu’avec une très grande réticence, après s’y être obstinément opposé pendant de longs mois. Ensuite Mgr Billard, vicaire de Mgr de Bonnechose lorsqu’il était évêque à Rouen et qu’il avait chaudement recommandé pour l’évêché de Carcassonne, et enfin l’abbé Saunière, nommé à Rennes par Mgr Billard.

Ainsi, Rhedae/Rennes-le-Château a été le coffre-fort des évêques en exil pendant près de 1.200 ans. » (Paul Saussez)

(1) On voit d’ailleurs très bien sur la photo qui illustre l’article que le dessus de la colonnette est parfaitement plane.
(2) A noter au passage que St Antoine était aussi le patron d’Antoine Bigou.

Suite Carnets sur Rennes-le-Château !

Chapitre 4 : Que penser du trafic des messes à l’origine de la “fortune” de l’abbé ?

Octonovo, Bedu, Descadeillas et d’autres sont clairs : c’est un trafic de messes qui est à l’origine de la fortune de l’abbé Bérenger Saunière. Il est vrai que les carnets de correspondance et les carnets de messes mentionnent de nombreuses demandes de messes et la réception de celles-ci. Mais certaines sommes sont fixes mensuellement ce qui sème le doute, car il est quasi-impossible qu’une congrégation verse mensuellement la même somme au prêtre. Un indice pourrait penser à un blanchissement d’argent. Cet indice, c’est la villa Bethanie, je m’explique.

Il existait un curé canadien qui avait organisé un réseau de demandes de messes dans le monde catholique et qui fit fortune grâce à une forme pyramidale installée dans plusieurs pays. Ce curé extrêmement riche a également créé des maisons de retraites nommées « Villa Béthanie », cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ?

Je pense comme d’autres ( Christian Attard) que Saunière s’est servi de ce prétexte pour écouler ses fonds et vivre grassement en plus de la découverte d’un trésor dans un souterrain menant de RlC à Coustaussa entre 1891 et 1907 approximativement (Michel Vallet, Jean-Patrick Pourtal, Antoine Captier).

On sait aussi qu’il y eut commerce de messes et, qu’un moment donné, l’abbé Saunière traça d’un trait rageur « arrêté là ! » car il n’arrivait plus à dire ces messes (un retard de 3 ans, parait-il !)

Que se cache donc derrière le mystère Saunière ?

Je pense que l’église castelrennaise cache un secret ésotérique lié à la gnose chrétienne qui est, on le sait, dualiste. Contrairement à ce que je croyais concernant cette église, Jean-Patrick Pourtal y a relevé des indices troublants.

J’y suis donc retourné il y a trois ans pour vérifier discrètement par moi-même. Si personne n’a manipulé le chemin de croix, certaines stations mentionnent bien un secret ésotérique lié au grade de chevalier rose-croix du rite écossais.

Lire la suite des Carnets sur Rennes-le-Château et voir les très nombreuses cartes et illustrations dans le pdf ci-dessous !

“Les Carnets de Rennes-le-Château” de Gérald Albrecq 2020 ©, mise en ligne 18 février 2021


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