Philippe de Chérisey

La Gazette de Rennes-le-Château, actualisée à l’automne 2019, remet en ligne des articles depuis deux mois. Le moteur de recherche interne au site nous indique que de nombreuses recherches concernent Philippe de Chérisey ! Et oui ! qui l’eut cru… ? En 2006, Pierre Plantard étant décédé, la personne qui contacta la rédaction et envoya des documents sous le pseudonyme de Valérien Aries (pseudonyme de Plantard) était quelqu’un qui a vécu dans le premier cercle du Prieuré de Sion ! Une très longue communication téléphonique nous a permis de le reconnaitre… Depuis, il a même reverdi… Bref, l’important réside dans les documents ci-dessous !

Valérien Aries (pseudonyme derrière lequel se cache un chercheur aguerri, expert en forgeries et sociétés secrètes) nous a entrouvert ses archives et communiqué quelques documents restés, jusqu’à ce jour, totalement inédits en rapport avec Philippe de Chérisey. Il nous promet d’autres révélations, plus spectaculaires encore, dans les mois à venir.

Quand Pierre Plantard et Philippe de Chérisey préparaient L’or de Rennes.

Courts extraits de lettres adressées par Philippe de Chérisey à son amie :

Extrait N° 1

“J’étais chez Plantard toute la journée d’hier. Le bouquin sera extraordinaire, on n’en aura jamais lu de semblable. Il me tarde de le mettre à tes pieds.” (23 janvier 1965)

Extrait N° 2

“Pas de nouvelles du livre ni de Plantard. Cela m’ennuie un peu, avec l’impression d’avoir laissé à Paris un chantier qui avait besoin encore de surveillance.” (27 mars 1965)

Extrait N° 3

“Dix jours, enfin onze, et je reviens. Sans doute, mais n’en parle à personne, je repartirai pour quatre jours dans les Pyrénées avec Plantard voir si Madeleine se laisse approcher et puis, maintenant que le livre est fini, il y a eu de nouvelles découvertes qu’il faut vérifier….” (2 avril 1965)

Extrait N° 4

“…avant l’année prochaine. Lettre de Plantard, le bouquin est toujours en lecture. L’art est long, la vie brève et les deux ont du mal à se rencontrer. Si tu pars vendredi – veuillez s.v.p. donner à la jalousie des bases plus circonstanciées – je tacherai de partir aussi avec Plantard… ” (5 avril 1965)

Notes : Effectivement, Plantard et de Chérisey partirent pour Rennes-le-château le 9 avril, y restèrent quatre jours, et rentrèrent à Paris le mardi 13 avril, en fin de matinée.

Trois mois plus tard, le 17 Juillet 1965, Pierre Plantard écrivit à Pierre Javel, aux Editions Julliard (10 rue de l’Université, Paris 2e) pour l’informer que son livre était achevé. Le lundi 26 Juillet 1965, sa publication fut décidée. Mais l’année 1966 se passa sans que l’ouvrage ne paraisse. Gérard de Sède, qui avait été convié à s’y associer, notamment en acceptant d’en être l’auteur “officiel”, différant à plusieurs reprises la signature du contrat définitif. Finalement, début novembre 1967, L’Or de Rennes sortit en librairie.

Un post-scriptum énigmatique de Philippe de Chérisey avant son départ pour Rennes-le-Château

Extrait N° 5 (une lettre adressée à son amie)

“P.S. Sainte Madeleine fut ramenée en France à une époque très ancienne. D’anciennes traditions plus ou moins légendaires font état d’un pèlerinage à son sépulcre. A l’arrivée des “infidèles” on la sortit de son sépulcre d’albâtre pour la mettre à l’abri dans un sépulcre de marbre. On ne l’a jamais retrouvée. Certains prétendent qu’elle est dans une grotte à flanc de montagne, à proximité d’une route et l’on donne même les dimensions de cette grotte (29 x 24 x 4). Le bon roi René d’Anjou fit faire des fouilles en Provence en 1448 ; il n’a pas preuve qu’elles aient abouti.
Il ne peut y avoir de confusion sur la personne car deux saintes seulement ont porté le nom de Madeleine (la seconde est hors de question, elle vécut au XVIIe siècle et porte le nom de soeur Catherine en religion) il faut bien que ce soit celle qui répandit un parfum d’ambre sur le Christ, pleure au calvaire. Elle avait, dit-on, de fort beaux cheveux qui lui servirent d’appât lors de sa vie pécheresse et de manteau pour couvrir sa nudité quand elle se fut retirée dans une caverne.
Que crois tu que j’aille chercher à Rennes le Château ? Prie pour moi.
Si je réussis je n’aurai pas le droit d’en parler.” (6 novembre 1964)

Où l’on voit Philippe de Chérisey fabriquer des dossiers et Pierre Plantard publier Rois et gouvernants de la France en Belgique.

Extrait N° 6 (une lettre de Philippe de Chérisey à son amie)

” Puis-je t’adresser quelque jour un assez gros dossier que j’ai fabriqué ici pour le joindre à celui qui est dans l’armoire… rue Saint Lazare. En fait j’aimerais bien que tout ce tas littéraire de la rue Saint-Lazare revienne chez toi avec le fichier dans la petite valise en bois qui, me semble-t-il, est rue… mais peut être je me trompe.

Peux tu aussi dire à Plantard que je me suis renseigné à propos de l’organisme qui, à Liège, doit éditer son ouvrage sur les gouvernements de la France. Il s’agit d’une association sans but lucratif dont on ne sait pas bien qui la finance. En principe il s’agit d’une société d’études économiques très francolâtre. Tous les quinze jours environ il y a une réunion centrée sur un conférencier étranger. Les femmes ne sont pas admises aux réunions qui se tiennent 13 avenue Rogier (Liège). J’ai cru comprendre que le directeur de Radio-Liège (avec la femme de qui je suis sorti) en faisait partie. Dans l’espérance d’en entendre parler je me suis laissé inviter à un dîner d’un groupe apparenté au Rotary parce que le président du cercles d’études économiques (sic) y devait venir, mais le type ne s’est pas pointé. Voilà tout, ce n’est pas beaucoup et sans doute ce vieux diable de Pierre en sait plus long.

Philippe.” (1964)

Un Circuit peut en cacher un autre

Circuit, l’ouvrage majeur de Philippe de Chérisey a souvent été cité. Jusqu’à présent, la seule version qu’on en connaissait est celle qui fut déposée en 1971 à la Bibliothèque Nationale. La réalité est plus complexe car ce document, commencé en 1964, a été remanié à de nombreuses reprises par son auteur. Curieusement, dans sa première mouture, Circuit s’appelait Le méridien zéro : Une aventure de Dédé la Pendule ! et son héros ne se nommait pas Charlot mais Dédé. Nous possédons la version originale, très éloignée de celle de la B.N. Elle ne comporte pas encore la partie consacrée à Marie-Madeleine, nouvelle compagne du narrateur, qu’il initie aux mystères de Rennes-le-château, Saint-Sulpice, Poussin. (pages 121-131 du Circuit “Officiel”). Elle compte vingt-et-un chapitres tous différents, tant sur le fond que sur la forme, de ceux de la dernière version (qui, elle, en a vingt-deux) et il n’y est pas encore question des couplets de la chanson du roi Dagobert. Plantard ne s’appelle pas Valérien Ariès mais Basile. Il est le grand maître d’une société secrète appelée le “Poulpiquet” et il conduit une camionnette deux chevaux (Bizarrement devenue une treize chevaux dans Circuit).
Ci-dessous quelques feuilles de la première version : cliquez sur les sous-titres !

Extraits N° 7 & 8

Le sommaire : Une aventure de Dédé la pendule où on découvre des titres étranges (Le Gorgonzola, La Gamine, Diogène, Ciel mon mari, etc.) et une deuxième partie consacrée au Prae-cum !

Extraits N° 9, 10 et 11

Les trois premières pages : Où Amédée, Dédé, de Cherisey explique le titre à grands renforts de clins d’oeil…

Extrait N° 12

Chapitre XVI : La Malvoisie : Après quelques considérations sur l’enrichissement de l’abbé Saunière, l’auteur note qu’il consommait du vin de Malvoisie. Cela l’entraîne aux îles Canaries et, plus exactement, dans l’île de Fer qui jalonne le premier méridi 0.

Extraits N° 13, 14 & 15

Une page d’une autre version, restée manuscrite, et les notes qui l’accompagnaient : Philippe de Chérisey (qui a pris, à présent, le pseudonyme de Charlot, en référence au personnage de Charlie Chaplin), nous conte sa rencontre avec Anne (pseudonyme de son amie), au domicile de Valérien Ariés (pseudonyme de Pierre Plantard).

25 novembre 2006, mise à jour 16 novembre 2019, Valérien Aries et Johan Netchacovitch ©

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