Asmodée un diable à Rennes-le-Château

Franchir le seuil

Asmodée à l'entrée de l'église de Rennes-le-Château
Asmodée (?) vous accueille dès l’entrée de l’église

L’accueil du diable Asmodée

Alors qu’il inaugurait l’Eglise rénovée de Rennes-le-Château, Monseigneur Billard fut étonné et effrayé de trouver à l’entrée un diable grimaçant sous le bénitier. Il ne fut pas le seul !
Ce diable asservi sous le bénitier portait-il à cette époque déjà le nom d’Asmodée tel que le lui attribua plus tard le révélateur de l’histoire de Rennes Gérard de Sède ? Rien n’est moins sûr car, nulle part, Saunière n’y fait allusion – toutefois Asmodée, on le verra, était au 19e un diable à la mode.

Il est vrai qu’il y avait de quoi dérouter le visiteur qui, dès l’entrée, était mis en condition pour découvrir une église au décor non conventionnel – le fait d’être gardée par le Diable donnait dès l’entrée au visiteur un signe supplémentaire car ce dernier avait déjà levé la tête pour décrypter dehors le tympan de la Porte dédicacée à Monseigneur Billard bienfaiteur et protecteur de Saunière, mais aussi au pape Léon XIII avec la mention « ce lieu est terrible… »

Une église inversée ?

Une église à l’envers, une église où s’affichait la langue des oiseaux avec deux geais blancs disposés de part et d’autre des piliers du portail tels Jaquin et Boaz (G D G) comme un temple maçonnique – ce qui fit dire à certains que la présence du Diable était pour signaler l’intérieur du lieu comme la Synagogue de Satan. Lieu où se mélangeaient les ennemis de l’Eglise : hérétiques, juifs et Francs-Maçons.

Cela était accentué par le fait que le Diable semblait occupé à jouer une partie d’échecs avec St Jean Baptiste en face sur un pavé mosaïque bien accentué dès le seuil franchi.C’était en fait trop gros pour un curé de mettre cela dans une église sans que la première question qui vienne à l’esprit soit : pourquoi toute cette décoration si particulière ? et si c’était voulu ?

En fait, Saunière nous ouvre un livre de Pierre où il laisse son testament sous une forme imagée et codée bien dans l’esprit du 19e siècle – il avait participé à une aventure, il avait trouvé quelque chose hors du commun et, ne pouvant en parler, il le fit découvrir à ceux qui savaient lire. les images.

Le diable au 19e siècle

Le diable au 19e siècle en lien avec la granc-maçonnerie
“La revue Mensuelle” : Le Diable au 19e siècle – DR

La revue

C’est le titre d’un feuilleton qui va paraître à partir de 1891 jusqu’en 1894 dans « La Revue Mensuelle » dirigée par le sulfureux Léo Taxil qui influença grandement, on va le découvrir, la vision de Saunière sur Asmodée.

Le Docteur Bataille, alias Charles Hacks, et Léo Taxil lui-même publient ainsi des révélations extraordinaires concernant la Franc-Maçonnerie où il est question d’un vaste complot satanique dont le but ultime n’est ni plus ni moins que la destruction de l’Eglise Catholique, du christianisme et de la société bourgeoise du 19e siècle. Comment ? Avec l’anarchisme et le socialisme pur produit de a franc-maçonnerie luciférienne.

C’est l’époque de la guerre entre la République et l’Eglise soutenue par la France Royaliste et déjà les prémices de la guerre aux congrégations qui aboutira à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. C’est aussi à ce moment-là que l’encyclique papale « Humanum Genus » du 20 avril 1884 contre la Franc-Maçonnerie vient de paraître.

Sceau d'Asmodée
Sceau supposé d’Asmodée – DR

Dans ce contexte mystique et politique, Léo Taxil (nom de plume du journaliste Gabriel Jogand-Pagès) affirme qu’un des chefs de file de la Franc-Maçonnerie mondiale, l’américain Albert Pike (1809-1891), tient Lucifer pour Dieu et que cela a pour nom la maçonnerie palladienne. Ce secret est révélé par une femme, Diana Vaughan, prêtresse repentie qui présente l’Ordre du Palladium comme orienté vers le satanisme et la magie sexuelle. Derrière la Franc-maçonnerie traditionnelle de façade socialement respectable existerait, selon elle, une autre maçonnerie encore plus secrète, antichrétienne, adepte de Lucifer et de l’occultisme.

Réactions de l’église

L’Eglise prend au sérieux ces révélations. Léo Taxil est reçu en audience privée par le pape Léon XIII. Il en profite pour s’implanter ainsi parmi les prélats catholiques influents de l’anti-maçonnisme de l’époque. Mgr Favra évêque de Grenoble, l’Abbé de la Bessonies, ou Mgr Beurin qui écrira La Franc-Maçonnerie Synagogue de Satan. On y revient. Mais le mieux est que Mlle Vaughan se fait appeler la fiancée d’Asmodée !

Diana Vaughan prétendait dans ses mémoires reprises par Taxil converser avec les démons Astaroth, Belzébuth, Asmodée, et soutenait qu’elle les avaient mis en fureur car elle refusait qu’ils insultent la Vierge Marie. Grâce à l’invocation de Jeanne d’Arc, elle les avaient mis en fuite, puis s’était convertie au Palladium.

L’histoire du Palladium est à connaître ! Celui-ci aurait été fondé le jour où les troupes italiennes entrèrent dans Rome et mirent fin au pouvoir temporel de la Papauté (20 sept 1870). Le lien est mince !

Ainsi Satan, le dieu des maçons, s’exhibait sans voiles aux chefs de la secte. Un des chefs palladistes, nommé Vaughan, descendant d’un ancien chef des Roses+Croix, avait initié sa fille Diana aux secrets du palladisme le jour de ses 25 ans, le 8 avril 1889. Ensuite celle-ci s’était fiancée au puissant démon Asmodée qui avait ordonné de la nommer grande prêtresse. Pourquoi pas !

Beaucoup demandent alors à rencontrer cette charmante personne. D’autres, comme un certain Margiotta, soutiennent la connaître. Tout le monde catholique est à la recherche de la mystérieuse Diana Vaughan, et Léo Taxil doit finalement admettre après le Congrés anti-maçonnique de 1896 que Diana n’est qu’une création imaginaire, un leurre. Il ne peut faire autrement car l’écrivain américain A.E. Waite publie à cette date un livre « Devil-Worship in France » où il dénonce l’imposture de Taxil qui est pris à son propre piège. Taxil avoue confessant que le Palladium est un canular visant à prouver à quel point l’Eglise Catholique pouvait se montrer crédule. Il n’y avait pas que elle !

Mais alors que venait faire Asmodée dans cette galère ?

Asmodée, le diable de la littérature

Asmodée de Collin de Plancy
Asmodée « Dictionnaire Infernal » de Collin de Plancy – DR

En premier lieu, Asmodée apparaît dans la bible dans le Livre de Tobie III, 8 où il est chassé du corps de Sara par l’ange Raphaël. Son nom serait issu du persan Ashma Deva (Celui qui fait périr) et, en effet, il sème désolation et terreur dans le couple en faisant mourir successivement les 7 jeunes maris de Sara qui ainsi ne peut concevoir. Avez-vous remarqué qu’ASMODEE est composé de 7 lettres ? 7, nombre de la perfection et de l’accomplissement.

Collin de Plancy en 1863 le représente dans son dictionnaire infernal comme un assemblage de bêtes féroces. Il est souvent figuré comme un démon aux ailes de chauve-souris regardant l’intérieur des maisons en soulevant les toits. Serait-il un daëmon du foyer ? daëmon de midi ?

Pour la Petite clef de Salomon, il est Roi des enfers, il est un assemblage d’animaux tels le buffle, le bélier avec une queue de serpent et des pattes d’oie. Il enseigne le géométrie, l’arithmétique, l’astronomie, l’artisanat. Il peut rendre l’invocateur invisible par sa bague et lui faire connaître les trésors cachés : cette version est à relier au trésor du roi Salomon, trésor des Juifs et du Temple

Voltaire en parle aussi dans son dictionnaire philosophique. Il rappelle le contexte où les juifs ont trouvé leurs démons chez les Perses et les Chaldéens pendant la captivité de Babylone. Asmodée ou Hasmodai était un des 7 diables devant le trône du Seigneur. Ange déchu amoureux de Sara, princesse native de Ragès antique, cité Perse, il tue les 7 maris qui épousèrent successivement sa fiancée. Il est un peu comme le serpent avec Eve mais c’est l’Ange Raphaël qui le chasse en faisant cuire sur le feu un cour de poisson ! Le fumet était paraît-il sans pareil. Gabriel l’enchaîne, ensuite, en Haute Egypte dans une grotte où il serait encore, grotte près de la ville de Saata ou Taata. Il y réside sous la forme d’un serpent et, coupé en 7, se reconstitue en 1 un peu comme Osiris qui, lui, était coupé en 14 !

Dans le « Paradis Perdu « de Milton, il apparaît piègé comme Prométhée.

Dans les années 1700, Jacques Cazotte écrit son « Diable Amoureux ». Nulle part, il n’est précisé que le diable Asmodée est boiteux – cela viendra plus tard avec Lesage en 1707 et son « Diable Boiteux » inspiré de « El Diablo Cojuelo » de Luis Velaz de Guevarez, un écrivain espagnol puis, au 18e, avec Talleyrand ministre des affaires étrangères de Napoléon, appelé le Diable boiteux à la suite d’une infirmité de naissance qui fut sa représentation historique la plus connue. Le boiteux dans l’antiquité est considéré déjà comme initié.

Le 17 janvier est jour de la saint genou. Dévoiler le genou qui rend boiteux, comme la hanche, est signe d’initiation : Jacob à la suite de sa lutte contre l’Ange se fait démettre la hanche et devient Israël. Il change de nom.

François Mauriac, au début du 20e, l’utilisera plus récemment dans une pièce de théâtre pour son rôle dans la rupture des ménages.
Maurice Barrière écrit « Le sang d’Asmodée ou le Démon de la luxure » chez Albin Michel.
Une chanson lui est aussi consacrée : « Asmodée ou le Voyage Nocturne » (paroles et musique de Festeau).

En 1870, sous Vatican 1, Pie IX réaffirme l’existence des Anges et des Démons. L’ange en Hébreu, c’est Malaak le Messager et en Grec Angelos. Satan est un mot hébreu (Shatan) traduit dans les Septantes grecques sous la forme de Diabolos : l’accusateur, celui qui divise et s’oppose… le diable. En 1890, le satanisme est à la mode. J.K. Huymans écrit « Là-Bas » où il assiste pour la première fois à une messe noire réelle.

Mais Satan est souvent assimilé à Pluton, prince du monde souterrain, et le diable est le gardien des enfers ou du seuil.

Le Diable de la Forêt

Asmodée à Rennes le Château, le diable gardien des trésors
Le diable soutenant le bénitier à l’entrée de l’église de Rennes-le-Château – © Johan Netchacovitch

Lors de la christianisation, le diable chrétien a pris la place du dieu des Bergers, le dieu Pan (En to Pan – Pan signifiant le tout, l’absolu).

Pan, le satyre mi-homme mi-bête, est lié à la musique et souvent représenté avec une flûte à plusieurs roseaux, dite flûte de Pan. Chacun des roseaux donnait un son différent égal à une des 7 notes de musique : 7 sons comme les notes que l’on peut lier par leur représentations écrites ABCDEFG à un mot BAGFEDC ou F Fa peut être la Pierre ce qui donne BAGUE DC – Bague de commandement qui permet de devenir invisible.

Pan est le diable lié à la musique, c’est un diable pastoral qui poursuit les jeunes filles pour s’accoupler. Il est le symbole de la forêt dans l’Académie d’Arcadie au 17e siècle. Le peintre Giotto, au 13e siècle, est le premier à le dessiner avec des ailes de chauve-souris, d’autres ensuite lui donneront des formes animales multiples ou monstrueuses. Il vole la nuit mais aussi rampe tel le serpent. Il vit dans les airs mais aussi sous la terre caché. Sa vue est toujours terrifiante et il est placé pour faire peur. Il est la sentinelle des ténèbres qui garde le monde hors de la lumière. Animal, il est aussi le diable vert qui s’incarne dans la forêt profonde.

A ce sujet, il est à remarquer que la représentation de l’église de Rennes-le-Château porte une toge verte serrée à la taille. C’est un diable chauve-souris dans la plus pure tradition avec des griffes et des cornes sur la tête tel un bélier. Ces pieds ne sont pas fourchus mais il porte la barbiche et les cornes du bélier.

Signe astrologique, le bélier se situe devant la Balance qui est aussi le signe de Margarita, la perle sur la Bague, l’anneau. A cet axe A L correspond l’axe Aquarius : Léo l’eau réale qui avec l’axe central P Pisces et V Virgo donne l’épée de PAVL qui tranche la tête de la Méduse M.

Le Diable a été souvent assimilé au signe du Capricorne, la Chèvre de mer. Or ce signe est le début du CAPUT Capricornus, Aquarius, Pisces, Aries, Taurus ou Aries = U donc signe de l’or et de la Toison d’Or.

Face au Capricorne qui donne son nom à un tropique, il y a le Cancer représenté par 69 qui donne le chiffre 69 et, comme il est sur Procyon Sirius les deux chiens de chasse, cela donne PS 69 : le fameux Retire-moi de la Boue de Saint Sulpice, le monde est petit. ! Avec Léo, Virga, Libra et Scorpio cela donne CLVLS ou L de Libra = I comme en face A=U et on a CLAVIS les doubles clefs : A L = U I écart de 11 ! CAPUT CLAVIS = connaissance des clefs. Asmodée est le diable qui a connaissance des clefs qui ouvrent les Portes du Tombeau de la Mort.

La couleur verte, comme la couleur orange ou violette, est une couleur secondaire souvent attribuée pour des personnages liés au mal, au contraire des couleurs primaires rouge, bleue, jaune qui représentent les vertus : courage, loyauté, richesse… Elle est verte comme la langue et le diable, nommé Asmodée, nous délivre par ses gestes un rébus. Une main fait le O, l’autre avec les 5 doigts griffus est posée sur un genou découvert : O ce peut être la Rotule, le genou.

Or Saint Genou est fêté le 17 janvier date où apparaissent aussi dans les vitraux les pommes bleues. Rotule de 5, c’est aussi le fameux carré de 5 : ROTAS OPERA TENET AREPO SATOR. Mais le diable impétueux qui fait O, ce peut être aussi O D (D comme Diable) et signifier un torrent, un fleuve tel l’Aude, Oda en germanique, qui apporte la richesse et au genou de l’Aude se trouve la Cité de Carcassonne placée tel un fotus retourné en forme d’oreille ou de clef de Fa. Mais alors si le Diable et son bassin signifient l’Aude, le BS et ses basilics symboles de l’alchimie correspondent à B ourge S (ourge anagramme de rouge comme le cartouche).

Au-dessus de Bourges, il y a Paris Par X comme la croix faite par les Anges Delacroix, c’est-à-dire ceux de la Chapelle située à Saint Sulpice dans le 6e arrondissement. Le tout sur le Méridien O dit de Paris ce qui donne la lance qui pouvait s’enfiler tel un trident entre les doigts du diable : est-ce le Shakespeare ? le porteur de lance, celui qui perça le flanc de Jésus ? Avec sa couleur, le diable pourrait être un Sarrazin resté garder les trésors des Wisigoths supposés cachés à Carcassonne suite au pillage de Rome. Mais quel est ce trésor caché ici dans l’église de Rennes-le-Château ?

Le message du diable Asmodée ou du Diable de Saunière

Saints de l'église Marie-Madeleine
Plan de l’église de Rennes-le-Château – DR

Le Diable soutenant un bénitier fait partie des thèmes de la statuaire et se retrouve ailleurs dans d’autres églises comme asservi à la volonté du bien et désigné pour servir d’esclave : l’eau bénite asservie le mal. Le diable regardet-il le pavé mosaïque somme toute de facture classique : certains y voient un damier ou échiquier mais il faut bien chercher. Le diable regarde plutôt son genou car, de plus, il semble posé une fois le pavé réalisé et, donc, le lien n’est pas évident entre les deux.

Toutefois il apparaît que Saunière a voulu coupler les statues de l’église horizontalement 2 par 2 : ainsi a-t-on Asmodée face à St Jean Baptiste : 2 modes de purification par le bénitier et par le baptême de l’eau : avec BS, cela renforce la rencontre de la Blanque et de la Sals sous Rennes-les-Bains au lieu dit le bénitier et situe par le O des doigts la fontaine dite du Cercle et le fauteuil du diable..plus loin on trouve aussi Bugarach sur la Blanque et Sougraigne sur la Sals : encore B S !

Saint Roch dans l'église Marie-Madeleine
Saint Roch dans l’église de Rennes-le-Château – © Johan Netchacovitch

St Roch frappé par une croix rouge purulente indique 5 rochers marqués d’une croix dans un cromleck dessiné avec Ste Germaine qui garde ses moutons (Bergère et Cercle) un clin d’oil à l’abbé Boudet et sa langue celtique : au fait avez-vous remarqué la croix celtique avec les branches en fleurs de lys qui dominent le groupe d’anges faisant le signe de croix ?

Marie-Madeleine se retrouve en face de St Antoine Ermite qui vit dans une grotte. Or Saunière représente aussi Marie-Madeleine dans une grotte sur une peinture sous l’autel ce qui peut sous-entendre une grotte située sous une cascade..

Enfin, avant Joseph et Marie et leurs deux enfants Jésus du chour, se trouve St Antoine de Padoue face à la Chaire. Or que demande-t-on à ce saint ? Cest de retrouver les objets perdus. là où le verbe s’est fait chair : c’est-à-dire le corps du Christ.

Avec le diable à l’entrée, Saunière nous interpelle et nous invite à lire un rébus donné par le malin qui sera complété par le chemin de croix :

•  l’entrée souterraine est gardée par le Diable, elle se trouve à un croisement des O là où se divisent les O – il faut se purifier avec l’eau pour y accéder ; donc passer sous une cascade ou un syphon

•  5 croix rouges, situées sur un cercle où se retrouvent souvent les bergers pour garder les moutons, servent de repère – il faut se mettre à genou et dessiner la croix du diable, le Pentagramme pour trouver le lieu

•  la grotte est comme celle où vécut St Antoine Ermite ou Marie madeleine

•  Il faut chercher dedans un tombeau

•  Ce tombeau est celui de Jésus ou de son jumeau, de son double..

Saunière insiste sur la gémellité et, donc, sur le complément Rennes-le-Château et Rennes-les-Bains : ainsi l’eau est plutôt à Rennes-les-Bains, ville thermale sous le signe de la lune et, donc, l’or à Rennes-le-Château sous le signe du Soleil

Trésor mystique et trésor matériel sont désignés par le diable Asmodée

Il joue aussi sur l’opposition blanc et noir, bon et mauvais : si St Jean baptiste garde les eaux et le Baptême, il est vainqueur de la mort alors que le Diable garde la grotte où est entreposé le trésor sacré. Qu’est-ce donc que ce milieu suggéré, que ce trésor sacré ? De l’or issu du pillage du Temple de Jérusalem ou la dépouille de Jésus ? Pour les mécènes de Saunière, le message est très clair, il sait, il doit disparaître. Ce qui lui arrive une fois son domaine terminé- mais Saunière s’est protégé et a fait de Marie la légataire universelle de ses biens, ainsi son ouvre subsistera au-delà de la mort.ainsi c’est lui le diable farceur !

Saunière, pour moi, n’a jamais baptisé son diable Asmodée, mais en a fait son gardien et son guide. Il a sans doute été influencé par le contexte du 19e siècle pour embellir son église mais, s’il a mis le diable sous le bénitier, c’est de façon réfléchie afin de signifier dès l’entrée son appartenance, son secret.En plaçant le Diable à l’entrée de son nouveau temple sous le bénitier, passage obligé des fidèles pour le signe de croix, il invite à se poser la question et donne ensuite la réponse dans le reste de l’église qui est son testament de pierre :

Le DEMON n’est-il pas dans le MONDE ?

IN SIGNO… Par ce signe je crois.

Mise à jour 21 aout 2019, ce 31 décembre fin de l’année 2009 Johannus ©

Le vendredi 29 mai 2009, plusieurs documents classés sous la dénomination Franchises de Bugarach étaient en vente chez Drouot à Paris, notamment un feuillet du Liber Tobiae mentionnant le diable de l’église de Rennes-le-Château, Asmodée ! (NDLR)

Le dimanche du premier tour des élections présidentielles 23 avril 2017, la statue d’Asmodée a été vandalisée dans l’église de Rennes-le-Château. Les bras, la tête ont été détruits. L’église a été fermée. (NDLR)

Vous avez apprécié cet article. Abonnez-vous à la liste de diffusion pour être tenu au courant des prochains articles en cliquant ICI !

1 Rétrolien / Ping

  1. Le diable décapité de Rennes-le-Château - REPORTAGES

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


trois × deux =