Le K de l’abbé Henri Boudet dans son cromlecK

Tipeee

Le K de Boudet en son cromlecK

On peut parler du cas, le K de Boudet, abbé Henri (1837-1915) curé de Rennes-les-Bains connu pour son livre paru en 1886 « La Vraie Langue Celtique et le CromlecK de Rennes-les-Bains ».

Ce K de Boudet qu’il met à la fin du Cromleck au lieu d’un H est-il un signe ? une Klef ?

Couverture originale de la vraie langue celtique et du cromleck de Rennes-les-Bains de Boudet

Il se retrouve sur sa tombe gravé sur un petit livre IXOIE, en fait IXOYE, avec un Y grec. Et en grec, le mot ἸΧΘΥΣ = ichthus qui est formé des lettres initiales des mots « Ἰησοῦς Χριστὸς Θεοῦ Υἱός, Σωτήρ en grec et  Iēsoûs Khristòs Theoû Uios Sōtḗr » en latin, soit « Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur » ce qui pour un prêtre peut signifier qu’il croit en Jésus à qui il a consacré sa vie ecclésiastique.

Livre sur la tombe de l'abbé Henri Boudet avec le mot ichtus - ἸΧΘΥΣ

IXOIE peut se lire IX OIE = neuf OIE ou OYE mais aussi, à l’envers 310 XI ; ce qui est le nombre de pages de la VLC le livre de Boudet, suivi du XI soit 11 en chiffre romain, pour certains la page 11.

un K à interpréter, le K de Boudet

Or, la onzième lettre est la lettre K, lettre latine proche du Kappa grec, mais la 8e consonne de l’alphabet.

K peut être aussi l’Aude qui est le 11e département créé le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789 sur les départements français.

11 qui peut s’écrire AA (1ère lettre de l’alphabet A) et renvoyer à une société discrète, l’AA, l’Assemblée des Amis ou Arcana Arcanorum, dirigée par des Jésuites et proche de la Compagnie du Saint-Sacrement et de l’Autel. Boudet en faisait-il partie ?

Ka égyptien : le Ka faisait partie de l’homme qui en était muni dès sa naissance et était le symbole de la force vitale entretenue par la nourriture, le principe de la vie et de l’énergie. Le Ka était le double de l’homme, son ombre.

K c’est aussi la première lettre de Kabbale, la science secrète des juifs.

K en chimie désigne le potassium dont l’ancien nom est le Kalium, la potasse. Il provient de la cendre de la crémation, donc des morts.

Dans son livre, Boudet cite le savant Louis Figuier (p.163) qui, dans « l’Homme primitif », parle de Cromlechs, Henri Martin (p. 166) qui dans son « Histoire de France » écrit Crom leckh, et Boudet opte pour le mot Cromleck (p. 167), puis il précise que cela vient de Krum (Mie de Pain) et de to like (aimer). Or, cela représente la miche, le pain rond, pain qui se partage lors de la Cène avec le vin, et renvoie à deux églises de la ville basse de Carcassonne Saint Michel (la miche) et Saint Vincent (le vin, le sang).

Saint Michel est devenue cathédrale en 1803 à la place de l’église de la Cité de Carcassonne Saints Celse et Nazaire (CN) qui a les mêmes saints patrons que Rennes-les-Bains. Bizarre, non ? C’est aussi à Saint Michel qu’on trouvera le tombeau de l’évêque Arsène Billard et la chapelle où est vénéré Saint Lupin. Saint Michel enfin, c’est l’archange qui se bat contre le dragon dans la chapelle des Saints-Anges peinte par Delacroix à Saint Sulpice. Avec le triangle fait par la fontaine des quatre évêques points cardinaux et la rue Jacob, il correspond à la fontaine Saint Michel à Paris dans le quartier Latin.

La Cité de « K arca sonne » qui domine la ville basse sur une colline est comme Rennes-le-Château qui domine Rennes-les-Bains la ville basse qui se trouve dans une vallée. C’est un double cercle de pierres et elle à la forme d’une oreille ou d’un fœtus ; ce qui rappelle Athéna ou Minerve née de l’oreille de Zeus.

Plan de la Cité de Carcassonne

A la Cité, nous avons la légende de Dame Carcas (sonne) princesse sarrazine qui aurait donné son nom à la ville car, par ruse, elle avait surmonté un siège et annoncé cela en jouant du cor. Retenons ici l’importance de la Dame et du son ! Par ailleurs, Dame Carcas peut signifier la carcasse, le squelette, tombeau d’une dame importante.

Car, si le K est assimilé par le 11 à l’Aude, le fleuve forme au niveau de K arca sonne comme un genou au pied de la Cité, un angle en allant vers la mer où il se jette. Alet, Carcassonne, Narbonne dessinent les coins d’une table située entre Mer et Aude –> E Mer Aude… Les Corbières –> Corps Bière : allusion à un tombeau ? Par ailleurs, les Corbières produisent du vin majoritairement rouge comme le sang, le sang de la vigne, celui de la coupe de la Cène ?

On trouve une table rectangulaire en haut avec CN, Carcassonne – Narbonne (qui ramène à la Cène phonétiquement par le son). Avec Alet, cela donne CNA, et comme Alet est la Porte (Dalet en hébreu) où se tient la clef X, cela donne Céna clé. Pour trouver le dernier coin de la Table rectangulaire face à Alet-les-Bains, on découvre sur une carte le village de Roquefort-des-Corbières où étaient implantés au 13e siècle les Templiers. Ce dernier est proche des villages de Sigean (Jean) et de la Palme (l’Oie, la reine Pédauque). Lire à ces propos une autre étude de Johannus sur les buts de Boudet dans La Vraie Langue Celtique – Remarques sur la phonétique !

L’Aude, après Carcassonne en allant vers le sud, fait aussi comme un grand visage dont Alet est le nez et, le croisement de la Sals à Couiza, la bouche qui amène à Rennes-les-Bains par les eaux et le son, la parole perdue venue de la Mer, une tradition amenée dans l’Aude par le fleuve, par l’eau, l’O, et l’air, l’R.

Boudet ferait-il un parallèle entre le cromleck de Rennes-les-Bains et Carcassonne ? Car Rennes les Bains possède les mêmes saints patrons que la Cité de Carcassonne, Celse et Nazaire, encore CN ! Serait-ce le K de Boudet ? Pour mieux comprendre ce personnage, référez-vous à la biographie de Boudet !

Les deux villes sont aussi associées dans le rapport de Théodulphe, missi dominici de Charlemagne en 798, qui parle de sa visite aux villes de Narbonne, Carcassonne et Rhedae (Rhedas).

Louis Fédié ne confond-il pas la ville et le Comté du Razès lorsqu’il parle d’une population de plus de 30000 habitants, ce qui en aurait fait à l’époque une ville plus grande que Lutèce, le futur Paris ! Par ailleurs, on ne retrouve pas mention de cette ville dite « importante » sur les anciennes cartes romaines qui ne mentionnent que Toulouse, Carcassonne et Narbonne.

Or, Carcassonne se situe aussi sur le méridien de Paris comme la région de Rennes, sur l’axe de l’épée qui mène au tombeau, comme l’indique la couverture de la brochure Circuit de Chérisey. La garde de l’épée est sur les Corbières.

Cette épée, c’est l’épée de Paul qui, comme celle de Persée tranchant la tête de la Méduse, se trouve dans le zodiaque avec les signes Aquarius, Pisces, Aries en haut, et Libra, Virgo, Léo en bas soit APA et LVL. Le M étant celui du Méridien !

Avec l’épée comme dans « Mort épée » de la Dalle de Marie d’Hautpoul se trouve le tombeau de Pierre (la Mort) associé à l’apôtre Pierre chef de l’Eglise de Rome (ROMA –AMOR) qui en détient les doubles clefs…. clefs de la Mort avec les 6 signes du Scorpio, Sagittarius, Capricornus et Taureus, Gémélus, Cancer ; ce tombeau se trouve entre les lignes horizontales de l’étoile de David tracée sur la France avec le centre ancien de la ville de Bourges ( B rouge S ) ancienne capitale des rois de France et ville alchimique – le tombeau est donc un tombeau royal d’un personnage qui a été décapité…. on pense alors à St Jean Baptiste dont la tête était une relique pour les Templiers… MORT c’est aussi M Or (du) T(emple)… quel Temple ? celui recherché par Boudet sur le Méridien ? celui de la Dame ou de la Reine ?

L’Aude étant le pays de la Dame c’est elle donc qui tient l’épée, une guerrière comme Dame Carcas ou Athéna Minerve… l’objet magique qui lui était associé dans l’antiquité était le Palladium gardé dans un temple, une statue en arme de la déesse protectrice de la cité…

Ce cercle, ce Cromleck que Boudet décrit à partir du T (le Tau ancien symbole de la croix) autour de Rennes les Bains (l’eau, l’ O) et en particulier du lieu dit le Cercle est-il réel ou symbolique pour nous amener sur un autre lieu ?

Le K de Boudet est donc une Klé de lecture et son livre une Porte à ouvrir ! Et qu’en serait-il de la carte d’Edmond Boudet ?

Johannus le 17 septembre 2024, mise en ligne 29 mars 2025

Vous retrouvez les Chroniques de Rennes-le-Château par Johannus dans la Gazette de Rennes-le-Château !

D’autres pistes complémentaires pour comprendre l’oeuvre de l’abbé Boudet sont dans notre média :


Parrainez la Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude

Vous avez apprécié le K de Boudet. Vous pouvez soutenir la Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude en la parrainant en cliquant sur ce lien https://fr.tipeee.com/gazetterenneslechateau !

Abonnez-vous à la liste de diffusion pour être tenu au courant des prochains articles en cliquant ICI !