Les pérégrinations des bancs de Saunière
En 2024, Tony Bontempi, libraire de La Rose Rouge, avait averti la rédaction de la Gazette de Rennes-le-Château de la vente de deux bancs installés à la demande de Bérenger Saunière dans l’église sainte Marie-Madeleine du village de Rennes-le-Château. Nous avions retracé leur pérégrination loin du village ! Lire ci-dessous.
Dans le but de toujours mieux vous informer, notre envoyée spéciale à Seborga (Italie), Emilie Dahrouge, les a retrouvés. Elle vous livre de nombreuses précisions et documents sur les bancs de Saunière !
News des 8 janvier et 3 février 2024
Nous vous avions avertis le 8 janvier que deux des bancs achetés par Bérenger Saunière étaient en vente sur Ebay ! Après une première période d’enchères d’une décade sans offre, le vendeur avait représenté le bien pour une deuxième période de 10 jours ! A la fin de celle-ci, deux acheteurs ayant surenchéri, les deux bancs ont été vendus pour… 1510 € ! Nous remercions Tony Bontempi pour ces informations.

Vente de bancs de l’église sainte Marie-Madeleine de l’église de Rennes-le-Château
Ce matin, Tony Bontempi a averti ses réseaux de la vente du « 1er rang des anciens bancs de l’église de Rennes-le-Château. Les deux bancs avec prie-dieu et porte-missel constituent le premier rang de l’église Sainte Marie-Madeleine de Rennes-le-Château installés en 1885 par l’abbé Saunière. Tous les bancs ont été retirés de l’église en 2016 du fait d’un état trop dégradé et remplacés par des copies à l’identique. » (aglie75 – vendeur Ebay).
Tony Bontempi nous raconte le contexte de l’achat de ces 2 bancs : « Le 20 mai 2016, je passais par là par hasard. Les bancs abîmés récemment retirés de l’église de Rennes-le-Château avaient été stockés dans le reposoir, à côté de l’entrée du cimetière. Marcel Captier arrive avec quelques personnes (les acheteurs) et me demande si je peux donner un coup de main. Et me voilà, aidant à sortir et à charger les bancs pour leur nouvelle destination.
[…] Ils étaient très abîmés (ce que j’ai pu constater moi-même en les voyant de près) et la mairie a préféré commander de nouveaux bancs à l’identique des anciens, plutôt que de restaurer ceux-là.
[…] Ils ont déjà été vendus très chers en 2016. Je ne veux pas dire de bêtise, mais je ne suis même pas sûr que le vendeur actuel de ces bancs y gagne quelque chose (sauf dans le cas d’enchères dessus). Par contre, ces personnes ont eu l’intelligence de choisir les deux plus rares, ceux du premier rang (C’étaient les bancs « du château » et ceux des « fabriciens », précision de Paul Saussez), qui sont différents des autres avec leur prie-Dieu incorporé. À noter quand même que ce modèle plus rare est aussi le plus difficile à caser dans une maison. »
Comme toujours Tony Bontempi, libraire de « La Rose Rouge« , est très bien informé !

News du 5 mars 2026, de notre envoyée spéciale à Seborga (Italie)
L’AFFAIRE DES BANCS DE L’ABBÉ SAUNIERE : DE L’EGLISE DE RENNES-LE-CHÂTEAU À SEBORGA…
Depuis plus d’un siècle, le petit village de Rennes-le-Château nourrit les fantasmes les plus fous ! Aujourd’hui, je vous raconte l’histoire du mobilier de l’église sainte Marie-Madeleine.

En me promenant en Italie dans la Principauté de Seborga à quelques kilomètres de Nice, j’ai découvert comment les bancs sur lesquels s’assit Bérenger Saunière se sont retrouvés sur les rives de la Méditerranée italienne.

Grâce aux reportages parus dans la Gazette de RLC au début de 2024, les rumeurs ineptes colportées par d’aucuns étaient obsolètes ! Une des tares castelrennaises…
Bref, Monsieur Laurent Chauvier a acheté les 2 bancs avec prie-dieu et porte-missel le 20 mai 2016 à la municipalité de Rennes-le-Château. En tant que chercheur, il a récupéré ces bancs qui n’étaient que des meubles usagés pour le commun des mortels, mais des reliques inestimables pour un chercheur de trésors !
Via Ebay, le 27 janvier 2024, il les a revendus à Monsieur Richard Tirole, une figure bien connue de la Principauté de Seborga, Maître de l’Institut National des Templiers (I.N.T.). Le vendeur y a joint un certificat d’authenticité signé par le Maire de Rennes-le-Château, Monsieur Alexandre Painco.


Les bancs sont donc exposés dans la chapelle ardente de l’association, « Pauperes commilitones Christi Templique Solomonici » où vous trouverez également un étrange tableau représentant une femme qui prêche parmi les hommes avec une représentation de la vierge Marie à sa gauche…, étrange me direz-vous puisque cette femme a l’air étrangement enceinte ! Affaire à suivre.

5 mars 2026, Emilie Dahrouge, envoyée spéciale à Seborga, et Johan Netchacovitch ©
L’église double de Rennes-le-Château : Une liaison cachée
Bérenger Saunière a créé une église double à Rennes-le-Château : une église visible et une église invisible… Lire, à ce propos, un autre article de Johannus sur « Les portes de l’église » !

Cela a été bien décrit par Alain Féral qui l’a publié dans son dossier « Rennes-le-Château clef du Royaume des Morts ».
On peut en effet constater que le Christ rayonnant en croix du Calvaire (mis dans le jardin triangulaire devant l’église) correspond à l’autel de l’église où a été peinte Marie-Madeleine priant dans sa grotte devant une croix de bois vert. (Paul Rouelle publié par Roch Sauquere livre magazine Top Secret : « Rennes-le-Château, Une Histoire d’Apocalypse », s’attarde à l’église sainte Marie-Madeleine et à son chemin de croix. – NDLR)


De même, le Christ sur la montagne du fond de l’église de Rennes-le-Château correspond à la Vierge mise sur un pilier en face du Calvaire !


Le Christ Rayonnant peut être lié au Soleil, la Dame dans la grotte à la Lune. Allusion discrète aussi avec la croix dressée face à la grotte sacrée !
Marie-Madeleine est-elle la rose cachée (la connaissance, la gnose secrète) et le Christ victorieux est-il l’Eglise conquérante ? AMOR / ROMA, la Rose et la Croix !
Saunière rend donc visible la connaissance cachée et cache l’Eglise révélée… Veut-il évoquer l’église cathare persécutée ?

On peut aussi se demander s’il ne révèle pas ici l’amour entre Marie de Magdala et Jésus ? A moins que ce ne soit son propre amour pour sa Marie…
Par ailleurs l’église de Rennes-le-Château a une forme d’oiseau, est-ce un faucon ou un aigle ou plutôt une aiglonne ? Allusion à Marie d’Hautpoul ?
L’aiglonne est-elle ici la Haute Poule ? Mais qui dans ce cas serait le Jésus, le Christ représentant l’Eglise, sinon son confesseur Antoine Bigou, ou bien alors un autre homme d’église plus important, tel un évêque ! Ce qui pourrait expliquer le CATIN mis car la Marquise veuve de bonne heure eut le temps d’avoir elle un amant avant sa mort en1781. Son mari étant décédé en 1753, elle vécut donc 28 ans seule. Or, à son époque, une femme veuve était mal considérée et le droit des veuves avec le douaire était très règlementé, et un remariage mal vu par l’Eglise – problème aussi de l’héritage avec 3 filles. Voir cette étude sur ce sujet : https://books.openedition.org/pumi/29473?lang=fr.
L’aigle invisible et l’aiglonne visible se retrouve ainsi face à face et se rejoignent à la Porte de l’Eglise que garde le diable démon de midi qui pousse à la luxure…or c’est Asmodée diable boiteux qui dans Tobie perturbe les ménages.

Ainsi pourrait-on expliquer pourquoi ce diable mis à cet endroit par Saunière pourrait être rattaché à Asmodée : l’entrée de l’église cachée était en fait une allusion concernant une relation entre un homme et une femme ou, symboliquement, une initiation à une connaissance interdite dans une grotte. Or on la retrouve aussi dans un coin du Jardin du Calvaire !
Une autre grotte, dédiée à saint Antoine de Padoue, interpelle. Elle est immense, truffée de niches, véritable dédale de couloirs et de pièces intérieures. A quelle initiation a-t-elle servi ? D’autant plus quand on y découvre caché à son sommet et à l’arrière, un diable à l’origine inconnue. Cette grotte énigmatique se situe dans le village de Crupet en Belgique. (NDLR)
Pour beaucoup mieux comprendre l’histoire du Razès, l’étude remarquable de Jean Fourié « Rennes-le-Château – L’Histoire de Rennes-le-Château antérieure à 1789 » est à lire ! Précisions, références bibliographiques, esprit critique et notes archéologiques de Christian Raynaud !
Johannus ©, le 2 mars 2023, mise en ligne 11 juin 2023, mises à jour 5 janvier 2024 et 1er janvier 2026
Nous vous conseillons les Chroniques de Johannus dans les News de votre média castelrennais et les recherches du sourcier, Luc Ribeyrol, sur le souterrain de l’église de Rennes-le-Château et sa crypte !
Les portes de l’église de Rennes-le-Château
Dans l’église de Rennes-le-Château, Jésus à dit : « Je suis la Porte » (Jean 10-9)
« Qu’est-ce qu’une Eglise ? Une église s’est fait pour franchir des Portes… » (cf p 117). Je vous invite à lire le livre de Jean-Paul Lemonde « Le code de Cluny et le tracé de l’apocalypse », Editions Dervy, 2006.

Par ailleurs, à Tréhorenteuc dans l’Eglise du Graal, l’abbé Gillard a écrit sur l’entrée : « La Porte est en dedans » !

Tous les chercheurs connaissent le Portail de l’église de Rennes le Château et sa gravure qui a fait couler beaucoup d’encre « Terribilis est locus iste…. » (Genèse 28-17)

Dans son rêve Jacob voit des anges monter et descendre sur une échelle placée entre le Ciel et la Terre « Que ce lieu est redoutable ! Ce n’est rien de moins qu’une maison de Dieu et la Porte du Ciel. »
« Lors de la conception d’une église, lors de sa fondation, il y a un perpétuel échange entre les idées, les symboles et les actes concrets… A l’endroit où doit par la suite s’élever l’autel, une colonne ou un poteau sera dressé… Cette colonne symbolique ouvre en quelque sorte la Porte du Ciel. » (cf p 130)
L’heure de Midi selon Origène, (185-253 AJC) exégète et théologien, symbolisait la lumière dans sa plénitude et donc, pour voir Dieu en face, il fallait le voir à midi. Est-ce lui le Daemon de Midi ?
D’où l’importance de l’ombre faite par la colonne à midi le jour du saint protecteur de l’église – ici pour Marie Madeleine le 22 juillet – 22/7 proche de Pi Spica l’épi de la Vierge ?

« Par ce signe tu vaincras » au IVe siècle, l’empereur Constantin reconnait la religion chrétienne et se convertit. Théodose déclare cette dernière religion d’état. Les chrétiens qui se cachaient dans les catacombes doivent se montrer et élever des équivalents aux temples romains : les églises mais comment faire… En utilisant le Soleil !

Le Diable garde la Porte du nouveau temple. Mais contrairement aux précédentes religions, une grande différence se trouvait dans les deux voies qui devaient gouverner pour les chrétiens la construction des églises : il y avait à la fois Incarnation de Dieu dans l’homme et possibilité pour l’homme de trouver son chemin vers Dieu, contrairement aux religions précédentes où l’homme était soumis aux dieux.
Ainsi l’Eglise pouvait fonctionner… avec les Portes.

Trois Portes se retrouvent dans une église :
- la Porte de Vie correspondant au Portail Occidental par laquelle on pénètre ou on sort comme dans une matrice
- La Porte du Ciel avec l’autel qui est le lieu du lien avec Dieu (comme Jacob)
- Le Seuil situé dans la nef séparant le profane du sacré (accès au divin)

Dans les religions anciennes, l’arbre était le symbole du lien entre la Terre et le Ciel – mais ensuite, il fut remplacé par le Soleil qui naissait à l’Est, mourrait à l’Ouest et ressuscitait. C’est le principe des cadrans solaires décrit par Vitruve dans son « De Architectura ».

Cela nous rappelle le gnomon de Saint Sulpice. L’ombre créée par le soleil et la colonne ainsi posée permettent de connaitre ainsi à la fois l’heure et le Point de Terre, base de la construction de l’édifice sacré (cf p152).
L’autel, lui, représente un escalier symbolique de 3 marches pour aller vers Dieu – Saunière ou d’autres connaissaient cette symbolique –, voire le nouvel autel en remplacement de l’ancien autel fait d’une simple dalle.
Par ailleurs, en traçant devant l’église le jardin en triangle avec la croix du Christ au milieu, Saunière affirmait la Porte cachée de l’église de Rennes-le-Château qu’Alain Féral avait découverte avec l’église invisible ouverte sur le monde : la Porte du Dehors !

Plan de Mario Tomatis
Johannus, le 9 aout 2022, mise en ligne 7 octobre 2022 ©
Conférence par des spécialistes
Le 29 juillet 2022 était organisée une conférence sur l’église paroissiale Saint Marie-Madeleine de Rennes-le-Château. Enfin, pourrions-nous écrire, des professionnels devaient nous dévoiler l’histoire de cette église, mieux encore, vu leurs titres et qualités, ils allaient décrire l’architecture de l’église de Rennes-le-Château, les problèmes détectés, les moyens d’y remédier et les délais pour commencer les travaux urgents et indispensables ! (Note de la rédaction)
Nous remercions notre envoyée spéciale à la conférence, Caroline MACHUT, pour son compte rendu clair et circonstancié à lire ci-dessous !
Les intervenants
Dans le cadre de futures réfections de l’église sainte Marie-Madeleine de Rennes-le-Château, l’atelier Caroline SERRA, a été sollicité pour établir un diagnostic du bâtiment.
Les études ont été menées par :
- Élisabeth MARTIN, historienne
- Michel VERROT, architecte des Bâtiments de France 1980
- Christian FALIPOU, ingénieur structure,
sous l’égide de Hugues VAN AERDE, architecte du patrimoine.
L’église sainte Marie-Madeleine est protégée par la DRAC depuis le 26 juillet 1994, classée aux Monuments historiques.

Constat historique d’Élizabeth MARTIN sur l’église de Rennes-le-Château
Faits et incertitudes
Il existe très peu d’archives avant l’affectation de l’Abbé Bérenger Saunière en 1885 dans la paroisse de Rennes-le-Château. Certains documents ont été vendus aux enchères depuis le succès de l’histoire de Béranger Saunière.
Une occupation protohistorique est avérée. Un document daté de 788 rend compte d’un important site médiéval, Rhedae, chef-lieu du comté.
Il semble que la cité ait été fondée par les Wisigoths, tout comme Carcassonne et Toulouse, au Ve siècle. Les Wisigoths, chassés par les Francs, se réfugient à Tolède. De religion arienne à l’origine, ils se convertiront au christianisme. Ainsi, ils souhaiteront être enterrés en terre chrétienne, sans doute à Rhedae. Ils ont pu ramener leur trésor à Rhedae ou à Toulouse. Le fameux trésor de Rennes-le-Château !
Du VIIIe et XIe siècle, Rhedae est une localité importante. En 798, deux prélats de Charlemagne citent une cité du nom de Rhedae, de même importance que Carcassonne et Narbonne. Au XIIe siècle, la cité perd de son importance.
L’église serait la chapelle d’un château probablement de l’époque carolingienne. Des vestiges de l’église remontent au XIe siècle. Un document de l’année 1859, consigné aux archives départementales de l’Aude, fait état d’une demande d’agrandissement de l’église. Sans doute, la population du village avait-elle augmenté.
Rapport structurel par Christian FALIPOU, ingénieur structure
Le site est composé d’argile rouge et de marnes qui bougent selon les saisons mais ne posent probablement pas de problèmes pour le corps de l’église. La carte topographique fait apparaître plus ou moins cinq ruisseaux. Y a-t-il des puits à Rennes-le-Château ?
Beaucoup d’humidité a été constaté dans l’église. Un problème de circulation d’eau dans le sol serait lié à une chape de ciment coulée lors des travaux engagés par Bérenger Saunière. C’est ce ciment qui empêche l’évacuation de l’eau.
Lors de reconstructions successives, des modifications et des ajouts au cours du XIe, XVIIe et XVIIIe siècles, ont provoqué des déformations de cette nef.
Au XIXe siècle, la voûte porteuse est déformée sous le poids de la couverture par l’Abbé Saunière.
Des broches en fibre de verre sont envisagées pour réparer les fissures dans toutes les voûtes. La voûte médiévale ne posera pas de problème.
Les dernières réparations datent de 1990 et 2005.
Étude architecturale par Michel VERROT
Un relevé pathologique montre que la pente du bâti n’est pas conforme. Les tuiles du porche sont abîmées. Des parasites multiples infestent les fonds baptismaux. Il n’a pas été trouvé de termites. Une contamination par la fiente de pigeons est notable. Michel Verrot confirme que les carreaux en ciment couvrant le sol, empêchent l’eau de s’évaporer. Cette eau s’infiltre donc dans les murs. La date de ces infiltrations n’a pas été déterminée. Les boiseries seront replacées en décaler pour créer une ventilation basse.
Il est observé une colonisation végétale importante sur la façade nord.
La partie du XVIIIe siècle fait apparaître des voûtes minces, déformées. C’est à ce jour une énigme. La structure devrait comporter un assemblage de briques et de charpente. Or dans ce cas, pas de charpente. L’aspect serait plutôt lié à des déformations futures, plutôt qu’à une méconnaissance de construction. Il faudra comprendre cette anomalie avant d’entamer une action.
Une main courant et un éclairage vont être aménagés dans l’escalier du clocher pour faciliter son étude, dont un vitrail aveugle dans son axe.
Des éléments de décorations, antérieurs au XIXe siècle, ont été découverts.
Les vitraux ne sont plus étanches et nécessitent d’être restaurés. Les châssis extérieurs permettent d’éviter des problèmes de fluage.
Tous les éléments de décoration sont remplis de plomb. Les artistes restaurateurs devront œuvrer équipés de protections spéciales pour se prémunir de toute intoxication.
Ce diagnostic est mené pour obtenir des fonds en vue des rénovations évaluées. Les organismes sollicités sont entre autres : la DRAC, la Fondation de l’art français, Le fond du Patrimoine, le crédit agricole.

Questions – Réponses sur l’église de Rennes-le-Château
Alexandre PAINCO, maire de Rennes-le-Château, répond que les travaux ne démarreront pas avant 5 ans, le temps nécessaire pour effectuer des sondages, monter et déposer les dossiers de demandes de subventions, obtenir les fonds de financements. La durée des travaux est estimée à 2 ans.
Réponse à Christian DOUMERGUE : Les éléments de décorations antérieurs au XIXe siècle ne seront pas mis en valeur. Le choix a été fait de les préserver de l’exposition au public…
Jean-Michel POUS s’interroge sur le devenir de la crypte Marie-Madeleine et de nouvelles découvertes qui pourraient rester non révélées et classées sans suite. Réponse lui est faite qu’en cas de découverte importante, la DRAC est informée. Le service archéologique impose un protocole strict. Un organisme officiel est nommé pour encadrer d’éventuelles révélations.
Jean-Patrick POURTAL rejoint Jean-Michel POUS pour déplorer un manque de démarche scientifique pour certains projets de recherches archéologiques, et argumente : « Le fait de poser une hypothèse n’est-il pas une démarche scientifique ? »
A noter : Madame Claire CORBU et monsieur Antoine CAPTIER ont assisté à la conférence.
6 aout 2022, Caroline Machut ©
Réflexions de la rédaction
Le but de cette conférence était de récolter des fonds pour la restauration de l’église. Force est de constater que rien n’a avancé depuis plus d’une année… Le village audois est de plus en plus sujet à l’ésotérisme, à la recherche de Marie-Madeleine ou de la pratique de la médiumnité comme celle du médium de Rennes-le-Château, Roberto Barbosa. (13 septembre 2023)
De nombreux chercheurs, écrivains se sont inspirés de l’église sainte Marie-Madeleine. Par exemple, Jean-Michel Jauly en témoigne dans son livre « Le Mystère de Rennes-le-Château – Une Autre Histoire » : « J’ai alors visité l’église Marie-Madeleine dans les années 80 avec l’espoir de percer le mystère Saunière, mais à l’époque, je ne savais pas qu’il fallait laisser le temps au temps et qu’un codage si subtil exige d’avoir les bonnes cartes en mains. » Il attendra 2022 pour éditer son livre.
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