SAREK L’ILE AUX TRENTE CERCUEILS

Laissons tout d’abord parler Maurice Leblanc, l’auteur du roman « L’île aux trente cercueils » dans lequel Arsène Lupin résout une des énigmes inscrites sur le miroir de Cagliostro, la dalle des rois de Bohême :
« M. d’Hergemont le dit lui-même, Sarek vient du mot sarcophage, qui est, selon son expression, la forme savante du mot cercueil. Et puis, il y a mieux. Il y a mieux. L’île de Sarek, et c’est pour cela que votre père l’a choisie comme résidence, contient une série de dolmens qui n’ont rien de remarquable, mais qui ont cette particularité d’être tous à peu près semblables. Or, savez-vous combien il y en a de ces dolmens ? Trente ! trente, comme les principaux écueils. Et ces trente-là sont distribués autour de l’île, sur les falaises, juste en face des trente écueils, et chacun d’eux porte le même nom que l’écueil qui lui correspond ! Dol-er-H’rock, Dol-Kerlitu, etc. Qu’en dites-vous ? »
Et Sarek, l’ile aux trente cercueils là-dedans ?

Ile de Sarek dans L'Ile aux trente cercueils de Maurice Lablanc
La carte de l’île de Sarek telle qu’elle apparaît dans le roman de Maurice Leblanc.

Pour Pierre Sylvain, auteur et intervenant bien connu sur ce site, SAREK ne serait que l’anagramme de ARKES, désignant la localité audoise d’Arques. Ajoutons que ARKES est fort proche de ARKAS, l’ourse mythique de l’Arcadie et nous voilà plongés dans les mystères du Razès !

On ne peut également s’empêcher de penser à Saqqarah, site égyptien de pyramide, ce qui nous ramène au tombeau, et ce d’autant plus que deux des écueils de Sarek portent les noms de « Sphinx » et de « Pyramide ».

Par ailleurs, ce nombre de trente cercueils, de trente coffres, fait directement lien avec la fameuse découverte de Roger Lhomois dans la chapelle Sainte Catherine sous le château de Gisors ! (cf. « Les templiers sont parmi nous » de Gérard de Sède).

Autant de raisons de s’intéresser de plus près à ce roman de Maurice Leblanc et à cette île de Sarek.

Dans cet article, je ne vais cependant qu’examiner les enseignements que l’on peut tirer de la localisation de l’île et aux multiples « clins d’oeil » fait par Leblanc à ce propos.

Où se situe Sarek ?

Maurice Leblanc, à son habitude, brouille ici les pistes.

Les Glénan

Dans le roman “l’île au 30 cercueils”, cette île appartient clairement à l’archipel des Glénan (d’ailleurs Leblanc mentionne cet archipel dans le roman). Pour une présentation succincte de cet archipel, je reprends ici celle qui est faite sur le site http://www.infobretagne.com/fouesnant.htm :
« L’archipel des Glénan est composé de plusieurs îles dont les principales ont pour nom : Saint-Nicolas relié à la basse mer à Bananec, Drénec, Quiguenec, le Loc’h, Guyotec et Penfret. Les cinq premières forment une rade et un îlot, l’île Cigogne, qui en occupe le centre, a été fortifié au XVIIème siècle, pour surveiller le mouillage Saint-Nicolas, Drénec, le Loc’h et Penfret. Dix-sept autres îlots ou rochers peuvent encore être mentionnés : les Pierre Noires, le Huic, le Gluet, Brunec, les Bluiniers, le plateau de Pladen, Castel Bras et Castel Bihan, Tallenduic, Karek-Bras, Deuzerat, Brilimec, la Bombe, le Vieux Glénan, Ruolh, Menskey et Castel Bargain. Au sud du Loc’h émerge une pointe de rocher “la Jument du Loc’h” et au nord-est des Glénan se trouve la petite île aux Moutons. Les Glénan étaient un prieuré de l’abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys depuis le XIème siècle (chartes du XIème siècle confirmées en 1502 par la duchesse Anne). Les Glénan auraient été donnés, dit-on, aux moines de Saint-Gildas par Gradlon, comte de Cornouaille, auquel les moines attribuaient la fondation de leur abbaye. »

Une première piste est ici donnée avec un lien direct avec la presqu’île de Rhuys où se situe le monastère de Saint Gildas et donc avec Sarzeau. Maurice Leblanc précise d’ailleurs dans le roman que le Prieuré, lieu principal des péripéties du roman, situé au Nord de l’île de Sarek, a été fondé par les bénédictins et l’abbaye de Rhuys est également une abbaye bénédictine.

Notons, pour l’anecdote, qu’au XVIIIème siècle une entreprise de Cherbourg envoya un contingent d’ouvriers normands dans l’archipel des Glénan pour fabriquer de la soude à partir du goémon afin d’approvisionner les verreries de Rouen ! Où l’on retrouve la piste normande !
Notons enfin, que les Glénan sont situées exactement (centre de l’Archipel) au 4° degré de longitude Ouest (cf. l’importance du chiffre 4 dans l’oeuvre de Maurice Leblanc, notamment dans l’Aiguille Creuse; 4 = daleth = la Porte).

L’île anglo-normande de Sark

Tout aussi clairement à la lecture du roman, le nom et la carte publiée dans le roman font référence à l’île anglo-normande de Sark (Serq ou Serk en français : avec Sark, on a ainsi toutes les lettres de Sarek !).

Ile anglo-normande de Sark ou Sarek ?
Vue aérienne de l’île de Sark

Carte de l'île de Sark
Carte de l’île de Sark

Pour se convaincre de la réalité de ce rapprochement entre Sarek et Sark, il n’est que de lire la description de Leblanc sur le « pont rocheux » (« la coupure » dans le roman) reliant la partie principale de l’île de Sarek avec la presqu’île supportant le prieuré : « Au détour d’une colline, la route s’abaissa en une dépression brusque. Une coupure énorme séparait l’île en deux parties, dont la seconde se voyait à l’opposé, un peu moins haute, et de dimensions bien plus restreintes.

C’est le Prieuré, cette partie-là, prononça la Bretonne.
Les mêmes falaises déchiquetées entouraient l’îlot d’un rempart plus escarpé encore, et qui même se creusait en dessous comme le cercle d’une couronne. Et ce rempart se reliait à l’île principale par un pan de falaise long de cinquante mètres, guère plus épais qu’un mur de donjon, et dont la crête mince, effilée, semblait aussi coupante que le tranchant d’une hache (H = 8ème lettre, chiffre récurrent également chez Leblanc :cf. « Les huit coups de l’horloge » et « la clef qui ressemble à une hache » dans le roman « La forêt des aventures »).
Sur cette crête, aucun chemin possible, d’autant qu’une large fissure la fendait par le milieu. Aussi avait-on amorcé aux deux extrémités les culées d’un pont de bois, qui d’abord s’appuyait directement au roc et franchissait ensuite d’un élan la fissure médiane. »

Concernant cette « fissure médiane », Pierre Sylvain y voit ici la trace du Méridien de Paris et il ajoute que le Prieuré qui est au-delà du méridien est la Cathédrale d’Aleth.

Et de comparer cette description avec le site de « La Coupée » qui sépare Grande Sark de Petite Sark, les photos (issues du site www.oldukphotos.com/channel_islands_sark.htm) parlent d’elles-mêmes :

La Coupée entre la Grande Sark et la Petite Sark sur l'ile de Sark

Vue de La Coupée entre la Grande Sark et la Petite Sark sur l'ile de Sark

On pourra enfin lire avec intérêt l’article sur le blog suivant, relevé par Maud : (http://culturedesfuturs.blogspot.com/2006/01/arsne-lupin-et-les-autres-1.html), une découverte de l’île de Sark à la recherche de “L’île aux 30 cercueils”.

J’ai dit que la carte publiée dans le roman correspond à la carte de Sark, avec le bémol toutefois qu’il faut faire une inversion et une rotation de 180° pour que cela soit entièrement vrai : inversion redhaesienne ?

Plan de Sark en miroir et inversé verticalement
Plan de Sark en miroir et inversé verticalement

Il faut faire encore une rotation de 38° de la carte de l'ile de Sark pour que ce soit plus parlant
Il faut faire encore une rotation de 38° pour que ce soit plus parlant

Vers une nouvelle piste normande ? !
Ajoutons pour compléter ce panorama sur l’île de Sark que l’île est située pratiquement (à 1,3 km près : 2° 21′ 36” au lieu de 2° 20′ 14”) sur le méridien symétrique de celui de Paris par rapport au méridien de Greenwich ! Ce méridien passe par le Cap Fréhel et au large de la pointe Saint Gildas (cf. Rhuys et Sarzeau) située en Loire-Atlantique.

Le Nord de la Suède

Le nom même de Sarek se retrouve dans une région de la Laponie suédoise proche du cercle polaire (par 17,78 ° Est .). Le site http://jeanmarc.club.fr/Rando1.html présente cette région de la manière suivante: « Situé à une cinquantaine de kilomètres au Nord du cercle arctique le parc de Sarek est un des plus grands parcs nationaux européens, de plus il communique avec deux autres grands parcs suédois. Il s’agit d’un parc montagnard limité au Nord et au sud par de grandes vallées glaciaires. »

Vers une piste « nordique » ? ou, pour mieux dire, vers la société des « Polaires » ?, d’autant plus que le Sarek suédois est au-delà du cercle polaire et que la Pierre-Dieu a été « volée aux barbares du Nord ». On apprend d’ailleurs, à la fin du roman que cette pierre, la dalle des Rois de Bohème, extraite en Tchéquie à Joachimsthal, a suivi l’Elbe, est passée par la Scandinavie, puis par l’Irlande pour arriver enfin à Sarek.

La Grande-Bretagne

La carte de Sarek, l’île aux trente cercueils, qui paraît dans le roman de Maurice Leblanc, roman particulièrement noir, bien que très proche de celle de l’île de Sark, en diffère cependant sur certains points et on peut également la rapprocher de la carte de la Grande-Bretagne (Angleterre, Ecosse). On peut en effet reconnaître sans difficulté le dessin de la Cornouaille anglaise avec sa terminaison Ouest en forme de pince, si particulière, qui diffère de l’effilement de la pointe Ouest de Sark rectifiée. On reconnaît également, toujours à l’Ouest, le dessin du Pays de Galles, bien qu’atrophié et, sur la côte sud, le tracé de l’île de Wight, quant à elle, hypertrophiée ! A l’Est, on voit enfin le bombement du Kent. Pour moi, il n’est ainsi pas douteux que M. Leblanc ait fait un clin d’oil discret vers l’Angleterre.

Dans ce nouveau référentiel, la partie Nord de Sarek qui porte le Prieuré doit être rapprochée de l’Ecosse, le pincement entre Sark et Petite Sark étant au niveau de la région de Glasgow. Poursuivons alors le jeu de piste et de miroir mis en place par Leblanc et tentons de positionner les principaux points de Sarek sur une carte de Grande Bretagne :

  • Le village de Sarek est alors sans conteste Londres;
  • La Maison Archignat semble correspondre à Exeter, la capitale de la Cornouaille, ou alors, mais avec une localisation moins précise, au fameux Glastonbury, près de Taunton, un peu plus au Nord-Est d’Exeter;
  • Le Bois du Grand Chêne se situe dans la région de Newcastle;
  • Enfin, le Prieuré se situerait au coeur de l’Ecosse, peut-être au niveau de Poudlard 🙂

Plus sérieusement pour ce dernier point, je me suis souvenu de mon voyage en Ecosse, effectué il y a près de 30 ans, et en particulier des rives du Loch Ness où j’avais remarqué l’ancienne demeure du Mage Aleister Crowley. Quelques clicks sur le net me confirmaient que ma mémoire était bonne, Aleister ayant acquis, au début du XXème siècle, le manoir Boleskine, sur les rives du Loch, établi sur une ancienne église incendiée avec les fidèles à l’intérieur. (une des îles des Glénan s’appelle d’ailleurs l’île du Loc’h, référence à un étang dans la partie centrale de l’île, demeure d’une fée ayant accumulé de grands trésors). C’est dans cette demeure que le Mage Noir, qui se nommait lui-même « la Grande Bête 666 », mit au point avec sa femme médium Rose Kelly sa doctrine du Thélémisme, en référence à l’Abbaye de Thélème de Rabelais (« Fais ce que voudras »).

Chef de la Golden Dawn (l’Aube Dorée), fondateur de l’Ordre fraternel des AA (Astrum Argentinum, en anglais SS – Silver Star) et chef de l’Ordo Templis Orientis (un des acolytes de Vorsky dans le roman de Leblanc s’appelle Otho.), Crowley se faisait également appeler, à Londres, Comte Vladimir Svareff.

Sans entrer dans les détails (les cérémonies de Crowley – robe blanche, croix, etc. -, mise en application du grimoire d’Abramelin le Mage, tunnel entre le manoir Boleskine et un cimetière proche, .), je trouve personnellement que Aleister Crowley fait un très bon modèle pour Vorsky. Ce qui renforce ma conviction d’un acte volontaire de Maurice Leblanc pour nous aiguiller vers l’Angleterre et vers la piste des sociétés secrètes du XIXème et vers les milieux ésotériques de cette époque et va ainsi dans le sens des conclusions de P. Ferté qui voit dans Maurice Leblanc un représentant des « Supérieurs Inconnus » ? !

La ligne SRK

Si l’on trace une ligne reliant les Glénan à l’île de Sark, on s’aperçoit qu’elle passe par la ville bretonne de Scaer, dont l’anagramme donne SAREC !, ce qui justifie alors le trajet bizarre de Véronique d’Hergemont pour rejoindre Beg-Meil en partant de Quimperlé. Il y a fort à parier que cette ligne Sarek, Scaer (Sarec), le Faouet (Côtes du Nord), Sark, se poursuit également pour atteindre le Sarek suédois (je n’ai pu vérifier la chose : il est en effet difficile de tracer une ligne « droite » sur une aussi longue distance, du fait de la rotondité de la terre et des principes de représentation cartographique qui transforment une ligne droite en ligne courbe sur la carte).
En effet, plutôt que de passer, comme le voudrait la logique par Pont-Aven et Concarneau, en longeant la côte, Véronique suit un chemin curieux, selon un jeu de piste organisé avec inscriptions chiffrées débutant au numéro 9, au Faouet, qui se termine au n° 17, bien sûr !, à Beg-Meil, en passant successivement par Le Faouet, Scaer, Rosporden et Fouesnant, trajet donc en arc de cercle.
Notons également que la ligne qui joint les Glénan à Sark passe par l’autre “Le Faouet” breton qui, lui, est situé dans les Côtes d’Armor. Est-ce pour attirer l’attention sur cette localité et notamment sa chapelle Sainte Barbe, objet de pèlerinage sur laquelle Maurice Leblanc attire l’attention par trois fois dans le roman (dans les notes du détective engagé par Véronique qui lui recommande de visiter cette chapelle, et lors du pèlerinage de Maguennoc à cette chapelle) ? Est-ce une référence à Sainte Barbe de Périllos ? (cf. également les analyses de Adela : http://www.lecoindelenigme.com/Molsheim.htm)

Quant au 17, Maud nous rappelle, à juste titre, la prophétie de frère Thomas, dans le roman :
“Dans l’île de Sarek, en l’an quatorze et trois,
Il y aura naufrages, deuils et crimes,
Flèches, poison, gémissements, effrois,
Chambres de mort, quatre femmes en croix,
Pour les trente cercueils, trente victimes.
Devant sa mère, Abel tuera Caïn,
Le père alors, issu d’Alamanis,
Prince cruel aux ordres du destin,
Par mille morts et par lente agonie
Ayant occis l’épouse un soir de juin,
Flamme et fracas jailliront de la terre
Au lieu secret où gît le grand trésor,
et l’homme enfin retrouvera la pierre,
Jadis volée aux Barbares du Nord,
La Pierre-Dieu qui donne vit ou mort”

Ce 14+3, outre son clin d’oil au 17, montre une fois de plus l’importance de 134 ou 143 pour Maurice Leblanc (cf. les écrits de Rémy Schulz, lupinologue averti qui explore certains sentiers de traverse. Ses réflexions sur la gématrie dans les oeuvres de Maurice Leblanc constituent un jalon essentiel qui montre sans ambiguïté que ces oeuvres sont cryptées, sur ce plan-là du moins, ce qui autorise à y rechercher d’autres formes de cryptage.

Pierre Sylvain voit dans ce « 14 et 3 » un renseignement essentiel dont, pour l’instant, il ne veut rien nous en dire; j’espère qu’il reviendra sur sa position !

Conclusions Sarek l’ile aux trente cercueils ?

Cette analyse de Sarek nous a permis d’ouvrir un certain nombre de pistes qu’il reste à approfondir; certaines (sociétés secrètes, piste normande, région de RLC et d’Alet) ont déjà été défrichées et explorées par P. Ferté, Tégé ou Pierre Sylvain, d’autres mériteraient des compléments d’analyses (Aleister Crowley, les Polaires, Sainte Barbe, etc.). Par ailleurs nous trouvons encore une fois, mais ici de manière plus affirmée (le passage par Scaer ne peut s’expliquer que pour compléter la ligne Sarek-Sark), la volonté de Maurice Leblanc d’établir des liens géographiques et de construire une « géographie sacrée » dont la finalité, du moins pour moi, reste encore à découvrir : j’ai déjà montré la mise en évidence de certains axes dans l’oeuvre de Leblanc, Méridien de Crozant, axe Gaillon-Etretat, axes Sarzeau-Crozant, Crozant-Cherbourg, etc. (cf. https://portail-rennes-le-chateau.com/geographie-sacree/). Cette curiosité envers la géographie sacrée, soulignée par P. Ferté dans son interview (cf. http://www.oeildusphinx.com/patferte.html) : “Ainsi décrypté ou démasqué, Arsène Lupin reçoit l’aura messianique du Supérieur Inconnu en charge de travaux occultes d’ordre eschatologique, repérables en certains hauts-lieux étranges marqués d’une croix rouge, rose ou noire sur les cartes secrètes de la géographie sacrée”, se retrouve également dans les écrits de Philippe de Cherisey et la carte, vraisemblablement établie par Pierre Plantard, ornant la couverture de Circuit. Quel secret recouvre cette insistance ?).

Mise à jour 1er novembre 2019, Strasbourg, le 29 décembre 2006, Al Sufi ©

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Lien Leblanc :

“L’aiguille creuse” : Le Fort de Fréfossé et la Tour Magdala

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