Lupin et Rennes-le-Château

Compte rendu d’une conférence où Pierre Silvain a suppléé au pied levé aux désistements successifs de divers conférenciers : Leblanc, Lupin et Rennes-le-Château.

Pierre Silvain commença par se présenter en rapport avec l’oeuvre de Maurice Leblanc et l’étude de Patrick Ferté “Arsène Lupin, supérieur inconnu: Arcanes, filigranes et cryptogrammes, le clé de l’œuvre codée de Maurice Leblanc”. Il articula son exposé à partir de 4 romans de Maurice Leblanc pour affirmer le rapport entre Lupin et Rennes-le-Château.

Pierre Silvains, alias Ulpian lors de sa réception au château de Cabrières le 22 juillet 2018 !
Pierre Silvain, alias Ulpian, lors de sa réception au château de Cabrières le 22 juillet 2018 – Johan Netchacovitch ©

“La comtesse de Cagliostro”

Le secret du chandelier à 5 branches : Lupin, jeune, surprend une conversation entre des nobles français qui jugent la Cagliostro qui aurait un elixir de jouvence. Cette femme sans foi ni loi cherche, comme eux, à s’approprier le chandelier à 7 branches, la Ménorah. Lupin la sauve de la noyade. L’énigme tourne autour de la phrase latine : “Ad lapidem currebat olim regina” traduite ainsi “Vers la pierre courait autrefois la reine”, avec l’acrostiche ALCOR, nom arabe qui signifie l’épreuve, test d’acuité visuelle des marins arabes, la sixième étoile de la Grande Ourse. L’intuition de Lupin le pousse à la chercher sur terre. Il la trouve en Normandie auprès des 7 abbayes. N’oublions pas qu’Alcor se situe à Saint-Wandrille, abbaye achetée par la soeur de Maurice, Georgette Leblanc ! Le magot sous forme de pierres précieuses est découvert dans l’abbaye. Tout est basé sur le chiffre 7.

En ayant lu Ferté, il faut transposer le pays de Caux dans celui de Sault. La Ménorah aurait pu se retrouver à Toulouse ou Carcassonne. La transposition nous ramène donc dans le Razès, ancienne Septimanie, encore le chiffre 7.

CALOR est l’anagramme d’ALCOR. En reprenant la phrase en utilisant l’anagramme “Calor” : “Currebat ad lapidem olim rhedae”. Hypothétiquement quelle serait cette pierre si ce n’est un menhir, celui des Pontils ? Nicolas Poussin dans sa deuxième version de “Les bergers d’Arcadie” parle de l’Arcadie le pays d’Arques car l’occupant du tombeau n’est pas Virgile. Les bergers représentent des constellations : la 6e étoile de la Grande Ourse coïncide avec Notre-Dame de Marceille, la 7e le timon à Alet. Le timon serait le Christ. Notre-Dame de Marceille est le lieu où on retrouve la vue, c’est-à-dire la connaissance. La solution serait de se rendre à Notre-Dame de Marceille où la réponse se trouve dans le chemin de croix avec deux Jésus.

Station I du chemin de croix de Notre-Dame de Marceille
Station I du chemin de croix de Notre-Dame de Marceille – Johan Netchacovitch ©

Le secret de Normandie est à Notre-Dame de Marceille construite par les moines bénédictins originaires de Saint-Hilaire, berceau des comtes de Toulouse.

“L’ile aux trente cercueils”

L’ile de Sarek est l’anagramme de “arkes”, elle connait un rétrécissement qui la divise en 2 parties. 2 fils naturels, demi-frères, d’un dénommé Vorski qui se prend pour le messie. le roman est assez glauque. Dans la partie la plus petite, il y a un prieuré avec des souterrains entre les 21 parties de l’ile. Si on tourne la carte de 90 degrés, la grande partie coïncide avec Arques et la petite avec Alet. La grande coupure selon Leblanc qui serait le méridien zéro, situé au pont de Serres. Hypohtèse : transpose encore une fois sarek = arques et le prieuré serait Alet bénédictine, méridien à Serres.

Pont de Serres et borne méridienne. Le pont date du… 19e siècle. - Johan Netchacovitch ©
Pont de Serres et borne méridienne. Le pont date du… 19e siècle. – Johan Netchacovitch ©

Un menhir avec le 17, un mage, 30 cercueils car l’ile est entourée d’écueils et les bateaux attirés par des naufrageurs qui les pillent.

“Dorothée danseuse de cordes”

Saltimbanque, ayant adopté deux enfants Castor et Pollux, elle est liée à la recherche d’un trésor de pierres précieuses. Elle suit la ligne rose comme la rose ligne de Saint-Sulpice. La roche Périac du roman où l’énigme est résolue, un trésor trouvé en résolvant l’énigme “in robore fortuna” où on trouve les diamants car la fortune est dans le chêne. Le partage a lieu le 12 juillet qu’il faudrait comprendre pour trouver le trésor du Razès. Un roman de Jules Verne, La Jangada” donne le secret de la lettre M et fait une allusion à “La lettre volée” d’Edgar Poe.

Deuxième secret caché de la phrase = la fortune est dans le rouvre = le “r” ouvre qui est une des clés de l’énigme. VITRIOL, acide sulfurique, symboles en alchimie acrostiche de visite… Quelle serait la pierre cachée ? Jésus se présente comme la pierre de l’angle, allusion au corps de Jésus. Si le secret est dans le “r, rectificando remplacé par Rhedae = visite l’intérieur de Rhedae et tu trouveras la pierre cachée !

L'intérieur de Rhedae
L’intérieur de Rhedae – Johan Netchacovitch ©

“L’aiguille creuse”… Lupin et Rennes-le-Château

Allusion à Etretat et au fort de Fréfossé. Isidore Beautrelet déchriffe un texte tombé de la poche de Lupin, découvre l’aiguille d’Etretat qui est creuse et qui contient les plus grands trésors de l’humanité.

La nuit, la pointe de l'aiguille d'Etretat émerge et cache l'entrée… des trésors des rois
La nuit, la pointe de l’aiguille d’Etretat émerge et cache l’entrée – Johan Netchacovitch ©

Dans la réalité, cette aiguille n’est pas creuse. Jules Blois, secrétaire de la Société des gens de lettres a écrit : “Il s’agit de fantastique exact”. Serait-il imaginable que l’aiguille se trouve dans le Razès ? Quand Isidore cherche l’aiguille, il prend une carte d’état major et se met en campagne comme dans “Herlock Sholmès arrive trop tard”. Campagne-sur-Aude est dans le Razès… La solution : Beautrelet divisa la carte en petits carrés qu’il divisa tour à tour, se trouver (en italique) dans le roman : mot à mot, on commence à Campagne, on découpe la carte en petits carrés dans la direction de Rennes-le-Château, les châteaux représentés par des tours du château de Campagne, on trace une ligne vers le château de Rennes-le-Château, on la prolonge et on tombe sur le château de Blanchefort, on prolonge et on tombe sur le lieu-dit “L’Aiguille” à la sortie d’Arques. Quand Leblanc écrit son roman, il pense à une caverne souterraine surmontée d’une aiguille sur le territoire d’Arques.

Conclusion

Les 4 romans nous ramènent donc au Razès à partir de la liste donnée par Maurice Leblanc : pays d’Arques, prieuré = Alet, coupure = méridien de Serres, un secret en lien avec le 12 juillet, la formule VITRIOL, une pierre cachée, une caverne sous la commune d’Arques.

A suivre… A vérifier… Bientôt de nouvelles révélations…

28 octobre 2019, Johan Netchacovitch ©

Liens du site entre Lupin et Rennes-le-Château :
Etude sur le fort de Fréfossé et… la tour Magdala !
Le parc à huitres d’Etretat et le roi Louis XVI.

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