Rennes-le-Château L’imprévu complice de l’abbé Saunière

Tipeee

Maurice Leblanc, l’imprévu complice de l’abbé Saunière

Avec méthode et précision

Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude : Dans beaucoup de livres consacrés aux affaires de Rennes-le-Château et de Rennes-les-Bains, les auteurs énoncent leur(s) but(s) et envisagent leur révélation… Et, très vite, ce préambule est oublié au gré de leurs dérives et élucubrations. Les vœux restent pieux et leur incompétence transparait ! Dans votre cas, vous ajoutez une étape assez rare, mais qui se trouve dans tout livre d’érudits : votre méthodologie et vos axes d’enquête ! Après « Bigou Boudet Saunière, eux, ils savaient ! », quels sont-ils dans votre nouveau livre « Rennes-le-Château L’imprévu complice de l’abbé Saunière » ?

JM Karli propose une édition rassemblant en un seul volume « Bigou, Boudet, Saunière, eux, ils savaient » et « L’imprévu complice de l’abbé Saunière« , sous le titre Rennes-le-Château, l’insolente parenthèse de l’Histoire de France ! Pour 8 € de plus, vous vous procurez en plus le 1er volume !

Après Bigou Boudet Saunière ils savaient, JM Karli a écrit RLC L'imprévu complice de l'abbé Saunière.

JM Karli : Assez rapidement après avoir découvert (au siècle dernier !) le mystère de Rennes-le-Château, je me suis forgé une conviction : Pour cette Enigme, la Lumière ne viendra pas de RLC, mais d’ailleurs… Cependant, il m’a semblé assez clair que la famille d’Hautpoul y était intimement impliquée ! C’est ce que j’ai essayé d’expliquer dans « Bigou Boudet Saunière, eux ils savaient » sachant pertinemment que la très grande majorité des chercheurs rejetterait toute hypothèse excluant le site de RLC !

Les Hautpoul, dans l’histoire du Languedoc, n’étaient pas présents qu’à RLC ! Après avoir quitté Hautpoul, détruit par Simon de Montfort en 1212, nous les avons retrouvés notamment à Félines-Minervois, qu’on appelait encore Félines Hautpoul au début du XXe siècle. Et nous sommes là, vraisemblablement tout proche du cœur du mystère de RLC, à moins d’une heure de cheval de cette incroyable église en forme de rotonde (en fait un polygone à 14 côtés) au chœur et au clocher heptagonaux, église qui n’est rien d’autre qu’une réplique du Saint Sépulcre de Jérusalem !

C’est à Rieux-Minervois que l’on peut découvrir cette Eglise Sainte-Marie et sa très mystérieuse crypte Sainte-Madeleine méconnue de quasi tous dans ce village.

C’est là que nous ont amenés nos recherches dans « Bigou Boudet Saunière, eux ils savaient »où vous découvrirez qu’il s’agit en fait d’un lieu se rapportant à une hypothèse concernant le mystère de RLC qui prendrait sa source à la mort du Christ et qui « rebondirait » dans le Languedoc lors de la première croisade.

C’est toujours, bien sûr, autour de cette hypothèse développée que nous allons essayer de retrouver dans l’œuvre de Maurice Leblanc des liens qui viendraient corroborer et le fait que Maurice Leblanc en savait long sur l’affaire de RLC, et la confirmation que l’hypothèse développée dans notre précédent livre était confortée.

Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude : Vous résumez longuement votre premier livre « Bigou, Boudet, Saunière, eux ils savaient », et vous conseillez au lecteur de commencer par la lecture de « La comtesse de Cagliostro » car c’est la première aventure d’Arsène Lupin, écrivez-vous ! Mais, très vite, vous doutez de cette affirmation en disant que « La comtesse de Cagliostro n’a pas été écrit au début du XXe siècle, mais bien dans les années vingt… » Pouvez-vous nous expliquer vos doutes ? Et pour ceux qui ne possèdent pas le premier livre de l’auteur, JM Karli propose une édition rassemblant en un seul volume « Bigou, Boudet, Saunière, eux, ils savaient » et « L’imprévu complice de l’abbé Saunière« , sous le titre Rennes-le-Château, l’insolente parenthèse de l’Histoire de France !

JM Karli : Essayer de trouver des liens dans une œuvre littéraire avec une certaine hypothèse, c’est relire attentivement la globalité de cette œuvre pour y trouver des « concordances » diverses avec ladite hypothèse… Patrick Ferté, dans les années 90, avait fait un remarquable travail en identifiant certaines concordances qui ont prouvé l’existence d’un lien certain avec l’affaire de RLC… mais sans arriver à une conclusion probante car les hypothèses de l’époque n’ont pas trouvé leur adéquation dans les aventures lupinesques de Maurice Leblanc.

Alors, le fait est que, dans ce nouveau livre, nous avons pris soin d’y insérer un résumé du premier livre de manière à bien informer le lecteur de ce que contenait cette nouvelle hypothèse afin qu’il comprenne le développement de cette étude.

Concernant « La comtesse de Cagliostro », je n’ai pas de doute ! Maurice Leblanc a bien édité ce livre dans les années 20, mais c’est lui-même qui annonce en préambule de ce roman :

« C’est ici la première aventure d’Arsène Lupin, et sans doute eût elle été publiée avant les autres s’il ne s’y était maintes fois et résolument opposé.

Non, disait-il. Entre la comtesse de Cagliostro et moi, tout n’est pas réglé. Attendons. L’attente dura plus qu’il ne le prévoyait. Un quart de siècle se passa avant le règlement définitif. Et c’est aujourd’hui seulement qu’il est permis de raconter ce que fut l’effroyable duel d’amour et de haine qui mit aux prises un enfant de vingt ans et la fille de Cagliostro. »

Et effectivement, dès les premières pages, on fait la connaissance d’Arsène Lupin qui a vingt ans ! Donc, dans une chronologie liée à l’âge du héros, oui, c’est le premier, mais ce livre, paru en 1924, est en fait « la clé de voute » de toute l’information relative à notre affaire que Maurice Leblanc avait diffusé précédemment, et donc la dernière « pièce » posée !

Non seulement l’auteur dévoile dans cet ouvrage les 4 romans clés liés à l’affaire de RLC (qui sont d’ailleurs les 4 de l’ensemble de l’œuvre de Maurice Leblanc qui révèlent le plus de liens avec RLC), mais il révèle, en associant les quatre mystérieuses intrigues développées, la trame historique d’une l’hypothèse qui n’est rien de moins que celle présentée par nos soins dans « Bigou Boudet Saunière, eux ils savaient » !

La comtesse de Cagliostro, c’est donc un récit qui, en finalité met de l’ordre dans tout ce que l’auteur a bien voulu révéler au public qui « saurait lire » et une sorte de point final.

Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude : Chacun des 4 romans répond aux 5 axes de décodage. Quel roman vous paraît le plus apte à emporter l’adhésion de nos lecteurs ? Et pourquoi ?

JM Karli : Ces quatre romans clés que nous désigne Maurice Leblanc, ce sont :

  • La comtesse ce Cagliostro
  • Dorothée Danseuse de corde
  • L’Ile aux trente cercueils
  • L’Aiguille creuse

Je pense que ces quatre romans font un tout homogène et qu’ils ne sont pas dissociables !

Dans ce livre, ces quatre ouvrages seront analysés, chacun, sur cinq critères :

1- Un résumé du roman tel que l’écrirait un lecteur « lambda ».

2- L’identification de « l’évènement » principal du récit.

3- L’identification de toutes les « méthodes de travail » ou « de décryptage » conseillées par Maurice Leblanc.

4- Le relevé de tous les indices concernant, au sens large, l’affaire de RLC (RLC, le Razès, Rieux, Les Chevaliers de Ste Marie Madeleine).

5- Ce que nous révèle vraiment Maurice Leblanc dans le cadre de l’affaire de RLC.

Et c’est la conjonction de ces analyses dans une synthèse globale qui nous conduira à une conclusion : Maurice Leblanc savait ! Il savait pour Rennes-le-Château, rien de bien nouveau ici, mais il savait aussi l’ensemble de ce que nous avons développé dans « Bigou Boudet Saunière, eux ils savaient » car, vus sous l’angle des hypothèses développées dans notre précédant ouvrage, les messages de Maurice Leblanc sont parfaitement lisibles !

Rieux normand et audois… !

Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude : Dans une démonstration, nous rencontrons des temps faibles et des temps forts. Incontestablement, votre analyse de « L’Aiguille creuse » est un temps fort de votre étude. L’intérêt ici est que les temps forts sont nombreux ! Sans trop dévoiler votre raisonnement, le village de Rieux en Seine-Maritime réapparait en Normandie à partir d’une projection isiaque évoquant Rieux-Minervois et sa chapelle sainte Marie-Madeleine…

JM Karli : Il y a une chose qui mine toujours la pensée du chercheur, c’est le doute. On développe, on raisonne, on écrit, mais le doute est toujours là… et le doute mène à la peur, la peur d’être sur un mauvais chemin, la peur de croire, de retenir et d’écrire des inepties…

Bigou Boudet Saunière connaissaient les triangles isiaques normand et audois !

Et puis, parfois, le destin vous offre un énorme trait de Lumière ! Ce fut le cas en travaillant sur « L’aiguille creuse ». Déjà, le fait de trouver, avant, que ce fameux « Triangle d’Or » lupinesque Rouen-Dieppe-Le Havre n’était, géométriquement parlant, absolument pas un triangle d’or, mais un triangle Isiaque 3-4-5, comme ceux que l’on retrouve à RLC et sur la stèle de Marie de Nègre d’Ables d’Hautpoul, m’encouragea à persévérer sur mon chemin…

Alors, après avoir lu dans « L’Aiguille creuse » que Maurice Leblanc nous disait : « le document nous donne un triangle pointé à droite… nous n’avons qu’à recommencer l’opération… » Je me suis exécuté, et, sur le carte de Normandie, à partir de l’axe Dieppe-Rouen de ce « fameux triangle d’or », j’ai tracé un triangle Isiaque qui me désignait, à droite de cet axe, une ville : RIEUX !

Rieux en Seine-Maritime et dans l'Aude

Oui, un Rieux, comme celui que désignait notre triangle Isiaque : Rennes-le-Château – La Table des morts – Rieux, dans notre précédent livre… Rieux et son église heptagonale et sa mystérieuse crypte Sainte-Madeleine !

D’un coup, alors, le doute disparut ! Ce ne pouvait être une coïncidence ! Et ce fut une confirmation ! Confirmation que Maurice Leblanc savait ce que nous développions dans « Bigou Boudet Saunière, eux ils savaient ». Confirmation donc que ce que nous avions écrit et développé dans ce livre était vraisemblablement très proche de la vérité !

Alors oui, de toute évidence, je pense que les lecteurs réagiront eux aussi très positivement dans ces pages-là… C’est vraisemblablement le plus intense temps fort de ce livre ! Mais il y en eu aussi d’autres !

Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude : Une interview de Maurice Leblanc dans le journal « Le Petit Var » du 11 novembre 1933 nous apprend qu’ : « … il ne s’agit pas de reconstituer des événements d’autrefois en les romançant, comme dans Alexandre Dumas, mais de découvrir la solution de problèmes très anciens. […] D’où cette série d’aventures d’Arsène Lupin où les faits sont contemporains mais où l’énigme est historique. » En quoi cet aveu du père d’Arsène Lupin est-il capital dans votre démonstration ?

JM Karli : Cet interview date de 1933. Maurice Leblanc éditera encore 3 Arsène Lupin ensuite, mais, concernant l’affaire de RLC, tout était déjà dit. Cet extrait d’interview que vous citez, Johan, concernait le roman « L’Ile aux trente cercueils », l’un des 4 ouvrages clés concernant notre affaire…

Il serait peut-être intéressant d’élargir un peu cet extrait : « …Il s’agit dans le cas d’Arsène Lupin de l’intérêt que présente la liaison du présent, dans ce qu’il a de plus moderne, avec le passé, surtout historique ou même légendaire, il ne s’agit pas de reconstituer des événements d’autrefois en les romançant, comme dans Alexandre Dumas, mais de découvrir la solution de problèmes très anciens… »

Lier le présent moderne (celui du début du XXe siècle) avec le passé historique et légendaire et découvrir la solution de problèmes très anciens. Voilà, tout est dit ! N’est-ce point là la définition de notre quête à nous autres, chercheurs ? Ces propos nous indiquent donc clairement que ce roman, « L’Ile aux trente cercueils », également l’un des 4 romans clés concernant notre affaire, traite, ouvertement ou en « sous couche », d’un problème historique et/ou légendaire très ancien !

Sans oublier que dans « La comtesse de Cagliostro », Maurice Leblanc avait déjà écrit : « … nous nous attachons à une légende, que dis-je, à un Secret Formidable qui date du moyen-âge… »

Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude : Maurice Leblanc donne de nombreuses références dans ses romans aux mystères du Razès et à celui de Rieux-Minervois pour signifier au final : « Moi, Maurice Leblanc, je savais ! » Quels en sont les exemples les plus signifiants ?

Eglise Sainte-Marie de Rieux Minervois

JM Karli : Bien sûr, en premier lieu, il faut citer pour tout ce qu’avaient déjà trouvé les chercheurs, Patrick Ferté en tête, ces quatre dernières décennies : des noms propres de lieux, des noms propres de personnages liés à l’affaire de RLC, des conseils de décryptages identiques à ceux utilisés dans le Razès, le 17, les Habsbourg, la famille Hautpoul, etc.

Mais, à plusieurs reprises, Lupin, et, donc, Leblanc, nous disent qu’ils savent… Par exemple : « Et si jamais vous avez besoin de moi, dans quelque affaire que ce soit, coquin à démasquer, honnête homme à tirer d’embarras, énigme à déchiffrer, n’hésitez pas à recourir à mes conseils. » Ou « Bien des problèmes, indéchiffrables pour les autres, me semblent à moi les plus simples et les plus clairs du monde. Ainsi… » Ou encore « …c’est que Lupin, dernier héritier des Rois de France, connait le mystère Royal… » et « …nous nous attachons à une légende, que dis-je, à un Secret Formidable qui date du moyen-âge… »

Et non seulement Maurice Leblanc le dit, mais il le prouve ! Il le prouve en citant des noms éminemment célèbres pour les chercheurs de RLC : Monseigneur de Bonnechose qui joue même quasi son propre rôle dans « La comtesse de Cagliostro » ou Gélis, présent dans le premier Arsène Lupin, et qui sera aussi d’ailleurs un abbé ! Et il le prouve encore, entre autres, en suggérant au lecteur de tracer un autre triangle Isiaque en Normandie qui désignera Rieux !

Attention, il ne s’agit pas là d’une diffusion générale de l’information ! Non, il le prouve… à ceux qui savent déjà seulement ! Et il le fait ainsi à dessein ! Mais quel dessein ?

René Renoult où la recherche continue…

Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude : Vous consacrez de nombreuses pages à l’entourage de Maurice Leblanc, notamment sa sœur Georgette, son beau-frère Maurice Maeterlinck, Jules Bois, sans doute les 3 chevilles-ouvrières de cette affaire. Mais le rôle de René Renoult, beau-frère de Maurice Leblanc, est si non oublié, du moins peu approfondi… S’il est bien un homme politique aux multiples portefeuilles de 1909 à 1914 et de 1924 à 1926, il a surfé sur toutes les ailes de la gauche et était franc-maçon initié en 1910 à « L’avant-garde Maçonnique ». Ajoutons qu’il est enterré dans la même tombe que Maurice Leblanc au cimetière Montparnasse à Paris… Mais, très souvent, quand on a écrit cela, on n’ajoute rien d’autre ! Avez-vous trouvé des liens précis entre lui et Maurice Leblanc dans cette affaire ?

JM Karli : Non … je n’ai rien trouvé concernant René Renoult qui a été un proche de Maurice Leblanc et de Etienne Dujardin Beaumetz (qui, lui, était un proche de Béranger Saunière et qui a décoré Maurice Leblanc de la Légion d’Honneur), mais, s’il a pu jouer un rôle dans cette affaire du fait de ses portefeuilles ministériels, il l’aurait alors fait fort discrètement. Certes Maurice Leblanc repose aujourd’hui sous la même dalle funéraire que René Renoult au cimetière Montparnasse mais était-ce vraiment sa volonté ? Je ne sais pas ! Il est mort à Perpignan pendant l’occupation, où il fut enterré, et son corps fut transféré au cimetière de Montparnasse après la guerre.

Un autre regard sur l’oeuvre de Patrick Ferté

Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude : Le livre de Patrick Ferté « Arsène Lupin Supérieur Inconnu – La clé de l’œuvre codée de Maurice Leblanc » (le découvrir) paraît en 1992 et cela a son importance car vous y apportez un regard inédit loin de ceux qui se sont contentés de répéter les mêmes exemples issus de son livre… sans rien y ajouter ! Patrick Ferté analyse le mystère de Rennes-le-Château « mais seulement dans la limite des hypothèses connues », en 1992 donc ! Pouvez-vous développer cette idée inédite ?

JM Karli : Je crois bien que le livre de Patrick Ferté est LA référence en la matière, un des ouvrages que tous les chercheurs doivent posséder, mais, encore une fois, les hypothèses généralement avancées à l’époque, dans les années 80 ou 90, étaient-elles les bonnes ? En tout état de cause, le travail phénoménal de Patrick Ferté n’a pas pu aboutir à une conclusion probante, mais peut-être qu’à quatre ans près…

Je m’explique : en 1996, Jean-Luc Chaumeil et Jacques Rivière ont publié « L’Alphabet Solaire ». De toute la bibliographie relative à notre affaire de RLC, c’est, à ma connaissance, le seul ouvrage qui parle de l’Eglise heptagonale de Rieux, cette réplique du Saint-Sépulcre, et de sa mystérieuse crypte Sainte Madeleine. Non seulement ils en parlent, mais ils précisent : « Boudet, qui, croyons-nous, s’est attaché à établir ce patronage de Marie-Madeleine, sur le pays tout entier, ne pouvait ignorer cette crypte, seule connue des prêtres… il est certain que cette crypte féerique a dû marquer l’imagination de ce jeune prêtre de 25 ans aussi bien par le symbole d’amour qu’elle en dégage que par la personnalité de Marie-Madeleine, véritable « Dame d’Amour »… ce fut une révélation reçue par l’abbé Boudet. »…

Alors, si Patrick Ferté avait pu prendre connaissance de l’existence de cette merveille de Rieux par le biais du livre de MM Chaumeil et Rivière, nul doute qu’il aurait trouvé une autre voie lors de ses recherches au cœur de l’œuvre de Maurice Leblanc !

Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude : En effet ! Nous profitons de cette information pour conseiller à nos lecteurs la lecture de l’étude de Jauclin sur « La Vraie Langue Celtique Remarques sur la phonétique » où il analyse les raisons qui ont poussé Henri Boudet à rédiger son livre codé « La Vraie Langue Celtique et le cromleck de Rennes-les-Bains« .
Mais revenons-en au complice d’Arsène Lupin. Jules Bois qualifie l’œuvre de Maurice Leblanc de « Fantastique exact » ! Partagez-vous son avis ?

JM Karli : C’est dans les « Anales politiques et littéraires» du 1er septembre 1907 que Jules Bois avait prononcé ces mots. En fait, il s’était chargé de ce que nous appellerions aujourd’hui la « communication » relative à la sortie du premier Arsène Lupin. Dans cet article, Jules Bois disait aussi : « …mais est-ce suffisant pour nous instruire sur son cas ? D’où vient Arsène Lupin ? Qui est-il ? Ou va-t-il ? Il faut que la porte du mystère ne soit ni ouverte ni fermée, mais entrebâillée… »

Il semble donc évident que Jules Bois savait ce que contiendrait les « Arsène Lupin ». Il faisait partie de ce « cercle » proche de Leblanc et, donc, il invite le lecteur (qui saura lire) à s’instruire sur son cas qui, quoi, comment, quel mystère ? Mais un mystère non ouvert à tous, par une porte entrebâillée » L’annonce est claire… pour ceux qui sauront la lire !

Mais, pour répondre précisément à votre question, Yohan, bien sûr, je partage totalement les propos de Jules Bois ! Il qualifia la future œuvre de Maurice Leblanc de « Fantastique Exact ». Par définition, un roman n’est pas du vrai, de l’exact, mais il peut être fantastique, c’est-à-dire hors norme, créé par l’imagination, mais, si ce fantastique est exact, il est hors norme, toujours, mais vrai. C’est donc ce « Fantastique Exact » qu’il faut extraire de l’œuvre de Maurice Leblanc pour trouver la Lumière !

Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude : Au nom des lecteurs de la Gazette de RLC, nous vous remercions d’avoir répondu à nos questions et, également, de faire avancer la recherche ! Nous conseillons donc à nos lecteurs votre livre « Rennes-le-Château L’imprévu complice de l’abbé Saunière » ! Le livre ne sera en vente qu’à La Rose Rouge de Tony Bontempi ou en ligne !

JM Karli propose une édition rassemblant en un seul volume « Bigou, Boudet, Saunière, eux, ils savaient » et « L’imprévu complice de l’abbé Saunière« , sous le titre Rennes-le-Château, l’insolente parenthèse de l’Histoire de France ! Pour 8 € de plus, vous vous procurez en plus le 1er volume !

15 janvier 2025, Johan Netchacovitch ©

Une étude sur le K de Boudet est digne d’intérêt et signée par Johannus !

La vie de l’abbé Henri Boudet est développée dans l’étude de Jean-Pierre Alard.


Bigou Boudet Saunière à Rieux-Minervois

Bigou Boudet Saunière aboutissent à la chapelle Marie-Madeleine

Johan Netchacovitch, rédacteur en chef de la « Gazette de Rennes le Château », a récemment diffusé un extrait (lire ci-dessous NDLR) du livre « Bigou, Boudet, Saunière, eux ils savaient » qui présente une étude de décryptage de la stèle de Marie de Nègre qui mènerait, dans l’Aude, à Rieux-Minervois. Dans cette petite ville, vous y découvrirez une étrange église…

Cette église Sainte Marie, édifice du XIIe siècle, ne semble effectivement être, à priori, de l’extérieur qu’une simple église paroissiale encastrée aujourd’hui au milieu d’habitations… De dehors, elle ne vous éblouira pas, bien sûr… son aspect massif vous surprendra cependant et, peut-être, vous vous rendrez compte que vous êtes devant une architecture unique dans le sud de la France, unique même dans toute la France et dans toute l’Europe chrétienne !

Peut-être que le clocher qui domine ce monument vous apparaitra d’une forme inhabituelle, celle d’un polygone à 7 côtés, un heptagone. Tous les architectes vous diront qu’on ne sait pas tracer, avec les outils traditionnels, la règle et le compas, un tel polygone ! Certains vous diront même qu’il faut la main de Dieu pour cela ! Ce clocher heptagonal est planté au centre de cette église à laquelle ont été malheureusement rajoutées, bien après sa construction, des chapelles périphériques sur lesquelles se sont ensuite appuyées d’autres constructions, ce qui cache la forme originelle de ce monument. Cette église est classée aux monuments historiques depuis la fin du XIXe siècle, à l’initiative de Prosper Mérimée lui-même.

C’est en entrant dans ce monument que vous le découvrirez vraiment : un polygone à 14 côtés au milieu duquel 7 colonnes soutiennent une coupole de pierre qui coiffe le tout en dessinant, en haut, un parfait heptagone prolongé, à l’extérieur, par l’élévation du clocher de même forme. A Rieux, on appelle cette église « La Rotonde », bien que son plan ne soit pas circulaire.

Le choeur de l’édifice, à l’intérieur des 7 piliers, a un diamètre égal à la moitié du diamètre du cercle qui circonscrit l’ensemble du monument. Les piliers mesurent 666 cm de haut… 666 étant, selon l’apocalypse de Saint Jean, le « chiffre de la bête ». Le système métrique n’existait pas au XIIe siècle, mais la
coïncidence est tout de même curieuse ! Certains voient dans l’utilisation du 7 pour l’édification de cette église, une référence à un passage du livre des proverbes de Salomon dans lequel il est écrit : « La sagesse a taillé sept colonnes et construit sa maison ». Le 7 est omniprésent ici. Dans le livre de la genèse, 7 est le nombre de la Création, mais le 7e jour correspond au repos signifiant ainsi que le 7 est le nombre de l’accomplissement final. Aussi, le 7e jour, y eut-il un matin, mais pas de soir ! Le 7 est donc le nombre du cycle fini et parfait : les 7 jours de la création, les 7 couleurs du spectre, les 7 notes de musique, les 7 péchés capitaux, les 7 douleurs de Marie, les 7 démons de Marie-Madeleine…

Parmi les 7 piliers, 3 sont circulaires et 4 sont de sections polygonales. On retrouve ici, la symbolique du 4 et celle du 3, à savoir, le matériel et le spirituel.

Toutes les chapelles qui s’ouvrent sur la rotonde ont été construites à postériori. Donc, à l’origine, dans sa forme initiale, il s’agissait d’une rotonde unie et régulière, sans ouverture, avec cette coupole, au centre, qui était portée par ses piliers. Donc, un monument conçu avec très peu d’ornements, mais avec une symbolique très marquée. La nudité de cet ensemble en faisait sa grandeur, sa majesté et, nous pouvons le comprendre maintenant, son mystère !

Retirez l’autel de ce monument et les bancs de bois qui accueillent les fidèles, alors vous ne serez plus dans une église, mais vraiment dans un sépulcre, dans un tombeau !

L’architecture de cette église a été qualifiée par beaucoup d’unique au monde… mais elle n’est pas unique ! C’est en effet une parfaite réplique (et la seule au monde) du Saint Sépulcre de Jérusalem, une rotonde appelée « Anastasis » (La Résurrection), dont la construction avait été ordonnée au IVe siècle par Constantin à l’endroit même de la sépulture du Christ.

Lors de la première croisade, ce Saint Sépulcre était perçu comme un pèlerinage armé car aucun croisé ne pouvait considérer son voyage complet s’il n’avait pas effectué une prière au Saint Sépulcre. Donc, Pierre Raymond 1er d’Hautpoul connaissait très bien cette « Rotonde » de Jérusalem !

La construction de l’ « église » de Rieux au XIIe siècle a donc été clairement ordonnée dans le but de construire en ce lieu un Sépulcre en tout point identique à celui de Jérusalem, d’autant plus qu’il existe sous cette « église » une étrange crypte, la chapelle « Marie Madeleine » (tiens donc !), connue de seuls quelques initiés… (A relier à celle trouvée à Rennes-le-Château dans l’église sainte Marie-Madeleine – NDLR)

Et si quelques doutes subsistaient encore, pour bien les dissiper, dans cette « église » où la sobriété est de grande rigueur, vous trouverez cependant, comme seule statuaire important, une imposante et magnifique « MISE AU TOMBEAU DE JESUS » polychrome, oeuvre de l’école bourguignonne au XVe siècle !

Si vous êtes vraiment à la recherche de la vérité concernant le mystère de Rennes-le-Château, vous ne pouvez donc, en aucun cas, négliger la piste de Rieux-Minervois !

JM KARLI
Auteur de « Bigou, Boudet, Saunière, eux ils savaient »
Paru chez THEBOOKEDITION

3e Volet – CHAPITRE 2 Nouvelle analyse de la stèle de Marie de Nègre d’Ables

Bigou Boudet Saunière Savaient : l’écrivain-chercheur, JM Karli partage l’analyse de la stèle de Marie de Nègre d’Ables (15 pages avec des croquis explicatifs !)

« Nous revoilà donc devant la stèle de Marie de Nègre d’Ables (que nous appellerons MNA)…
Nous avons désormais la certitude qu’elle cache une énigme. A nous désormais de la trouver et de la résoudre.
Certes, certains détails déjà mis en lumière par les chercheurs peuvent avoir leur importance pour la résolution de cette énigme, mais, assurément, il y a d’autres choses à trouver dans le texte et dans sa composition qui doivent nous mener là où les chercheurs ne se sont pas encore aventurés.
Mettons-nous dans la peau d’un visiteur, dans le cimetière de Rennes-le-Château, qui découvre cette stèle pour la première fois.
Il découvre alors la tombe d’une « NOBLE DAME » qui était « AGEE DE SOIXANTE SEPT ANS » et, presque en bas de la stèle, on découvre avec stupeur que le mot « CATIN » est utilisé la concernant… » (JM Karli)

Lire le PDF ci-dessous :

Première sur la chaine Youtube de la Gazette de Rennes-le-Château et sur le chat

La Stèle de Marie de Nègre d’Ables décryptée par JM Karli !
Ce sera une PREMIERE sur la chaine Youtube de la Gazette de Rennes-le-Château ce jeudi 23 juin à 21 h via ce lien où vous pouvez programmer une alerte pour ce jeudi 23 juin https://www.youtube.com/watch?v=AcOGAXyPGOs !
Vous pourrez poser vos questions sur le CHAT et laisser vos commentaires (dès à présent !) auxquels J-M Karli répondra en direct !

Interview de J-M Karli : Bigou, Boudet, Saunière savaient !

Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude : Bonjour JM Karli, nous vous remercions d’avoir accepté de répondre aux questions de la Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude ! Votre actualité date de mai 2022 avec la sortie de votre livre « RLC Bigou, Boudet, Saunière, eux, ils savaient ! … et vous ? ».

JM Karli : Bonjour Johan et bonjour à tous.

GRLC : Pouvez-vous vous présenter à nos internautes.

JM Karli : Nous dirons, très simplement, que je ne suis qu’un paisible retraité qui a le bonheur de pouvoir consacrer son temps, désormais, à ses proches et à ses passions…

De Gérard de Sède à Alain Féral

GRLC : Quand et comment avez-vous découvert le mystère du Razès et, plus particulièrement, l’église avec un diable à Rennes-le-Château ?

JM Karli : J’ai découvert le mystère de Rennes-le-Château au printemps 1999, en achetant, à un bouquiniste des quais de Seine, à Paris, « Le trésor maudit de Rennes le Château » de Gérard de Sède. J’ai dévoré cet ouvrage en quelques heures. Ensuite, rapidement, d’autres livres traitant de ce mystère ont rejoint dans ma bibliothèque celui de Gérard de Sède.

Durant une dizaine d’années, j’ai alors multiplié les séjours à Rennes-le-Château et dans l’Aude, et j’ai donc eu l’occasion de rencontrer là-bas des chercheurs et des passionnés de tout bord avec qui j’ai eu l’opportunité d’échanger sur toutes les théories possibles et imaginables qu’ils défendaient.

Mais l’un d’entre eux, rencontré à l’occasion d’un déjeuner dans les jardins de l’abbé Saunière, a été mon guide dans cette affaire. C’était Alain Féral, le chanteur des « Enfants Terribles », ce groupe qui, dans ma jeunesse, passa plusieurs fois à l’Olympia. Par curiosité, il vint un jour découvrir Rennes-le-Château avec sa compagne d’alors, Sonia Moreu, et, tous deux, jamais, ne repartirent.

Avant de rencontrer Alain Féral, j’avais lu trois fois coup sur coup son ouvrage « Clé du Royaume des Morts » et, en le reposant. j’avais dit à ma compagne : « Le garçon qui a écrit ça, il est grave ! ». Plus tard, à RLC, avec ma compagne, nous déjeunions dans les jardins de l’abbé. Deux hommes déjeunaient à une table toute proche. Robin Jean-Luc s’est approché d’eux et ils ont longuement discuté ensemble de recherches qui devaient être entreprises dans le domaine. En conclusion de cet entretien, l’un des deux hommes sortit un livre de sa sacoche : « Clé du Royaume des Morts » ! Cet homme lança à Jean-Luc Robin : « Ils ne trouveront rien de plus que ce que j’ai écrit dans mon livre ! » Cet homme était donc Alain Féral lui-même !

Je n’ai pu m’empêcher de m’adresser à lui : « Pardonnez-moi, monsieur, lui ai-je dit, mais j’ai lu trois fois de suite votre livre et, en le refermant, j’ai dit : Le gars qui a écrit ça, il est grave ! » Il m’a répondu en souriant : « Mais je suis grave ! » C’est ainsi que nous fîmes connaissance d’Alain Féral et, ce jour-là, il passa l’après-midi avec nous dans l’église et le domaine pour nous expliquer les moindres détails qu’il jugeait important… Nous nous sommes revus à plusieurs reprises cette année-là. Il m’avait entre autre confié qu’il travaillait à la rédaction d’un livre qui devait faire son effet dans le milieu de RLC. Mais finalement, ce livre n’a jamais vu le jour…

Petite précision concernant Alain Féral : Quand je parle de lui comme d’un guide, c’est au sens premier du mot et non au sens spirituel ! Nous avons eu droit à une visite guidée et nous avons sympathisé. Mais lui était un grand artiste, mais moi pas du tout…

Ensuite, comme de nombreux autres chercheurs, tous les loisirs et le temps libre qui se sont offerts à moi durant plus d’une décennie furent consacrés à Rennes-le-Château et, finalement, je n’ai fait que rejoindre dans l’impasse tous les autres chercheurs avec le sentiment d’avoir fait consciencieusement, mais vainement, le tour du sujet sans résultat probant. Cependant une question me hantait toujours l’esprit : « Mais qu’avait donc trouvé Bérenger Saunière ? »

Bigou, Boudet, Saunière : les livres

Bigou Bouder Saunière eux ils savaient de J-M Karli

GRLC : Vos recherches datent de plus d’une quinzaine d’années. Quand avez-vous pensé à rédiger un livre ? Quelles étaient vos motivations ?

JM Karli : En fait, j’ai écrit trois livres autour du mystère de RLC…

Le premier était un roman graphique dont j’étais le scénariste, où je racontais l’histoire d’un couple entrainé dans les méandres du mystère de RLC. Ce scénario reprenait quelques-unes des théories développées dans les deux autres ouvrages, plus tard.

Le deuxième fut publié en juin 2021, c’était « Les Chevaliers de l’Ordre de Sainte Marie Madeleine au coeur du mystère de RLC ». Cet ouvrage a été publié, mais jamais mis en vente… car c’est devenu le 1er volet du troisième livre, « Bigou, Boudet, Saunière, eux, ils savaient » édité, lui, en mai 2022.

Ces deux derniers livres ne sont en fait qu’une conséquence de la Covid ! J’ai en effet profité du confinement pour m’installer devant mon clavier car j’avais décidé, pour passer le temps, de coucher sur le papier les résultats de nombreuses années de recherches autour du mystère de RLC…

GRLC : Votre livre « RLC Bigou, Boudet, Saunière, eux, ils savaient ! … et vous ? », édité en mai 2022 aux Editions TheBookEdition, 220 pages, est une étude détaillée de vos recherches depuis 1999 ! Ce qui frappe et dénote dans toute la littérature castelrennaise, c’est votre souci de synthétiser vos théories à la fin de chacun des chapitres. Cela a l’avantage de la clarté, ce qui n’est pas courant dans les mystères qui nous occupent… De plus, régulièrement, vous reprenez les questions auxquelles vous devrez encore répondre pour soutenir votre argumentation. Bref, le lecteur comprendra aisément que vous faites œuvre pédagogique ! Lors de vos investigations sur le terrain, en bibliothèque ou sur Internet, avez-vous procédé de la sorte ?

JM Karli : Oui, toujours ! On m’avait inculqué cela dans une autre vie, il y a longtemps. On ouvre une voie et on ne la referme qu’en fonction d’éléments tangibles et factuels, sinon on la garde ouverte, on cherche et on attend…

Les chevaliers de l’Ordre de Sainte Marie Madeleine

GRLC : Passons maintenant au fond de votre étude qui recèle de nouvelles pistes et d’anciennes exploitées différemment ! Dès le premier volet, comme vous le sous-titrez, vous exhumez « Les chevaliers de l’Ordre de Sainte Marie Madeleine » ! Que pouvez-vous nous en dire ?

Les chevaliers de l'Ordre de Sainte Marie-Madeleine

JM Karli : Le mystère de Rennes-le-Château vous obligera à vous intéresser, même si vous n’êtes pas croyant, à l’histoire de la Chrétienté et de ses principaux « acteurs », et rien de ce qui concerne Sainte Marie-Madeleine ne vous sera finalement indifférent.

Par le plus grand des hasards, j’ai trouvé un jour, chez un bouquiniste, les deux tomes d’un ouvrage dont je ne connaissais pas l’existence : « L’APOSTOLAT DE SAINTE MARIE-MADELEINE EN PROVENCE », par M. Faillon de la Société Saint Sulpice, Edité chez MIGNE en 1848.

C’est dans cet ouvrage que je découvris que Louis XIII créa mystérieusement, en 1614, « L’Ordre des Chevaliers de Sainte Marie Madeleine ».

Ce fut là le premier pas qui me fit remonter le temps pour chercher, dans l’Histoire de la France, jusqu’au fin fond des premières croisades, ce qui fut vraisemblablement la genèse du « Mystère de Rennes-le-Château »… et ce chemin me mènera finalement dans le Languedoc, en passant par Saint-Sulpice et Rennes-le-Château, à une étrange et mystérieuse chapelle souterraine connue seulement de quelques initiés…

Chapelle souterraine dont Saunière avait connaissance puisque les « messages » qu’il a laissés dans son église et son domaine la désignent… avant de découvrir que, finalement, Saunière n’avait fait que retranscrire dans son église et son domaine ce que Bigou avait laissé comme « informations » sur la stèle de Marie de Nègre d’Ables, « informations » liées à un vieux secret de la famille d’Hautpoul. Il semblerait même que Boudet, avant Saunière, avait pris connaissance du message de Bigou et qu’il l’aurait retranscrit dans son mystérieux et célèbre ouvrage La Vraie Langue Celtique et le Cromleck de Rennes-les-Bains… (NDLR : Paul Rouelle dans Une histoire d’Apocalypse magazine Top Secret parle du rôle tenu par Henri Boudet dans cette énigme.)

GRLC : Dès lors, vous menez un véritable jeu de pistes d’un lieu à l’autre. Parmi les différents jalons, l’église Saint-Sulpice à Paris et, évidemment, les restaurations et constructions de l’abbé Saunière à Rennes-le-Château ! Par contre, vous divergez des autres études en exploitant autrement ces lieux emblématiques. De quelles façons ?

JM Karli : En effet, quatre lieux, quatre portes en fait, nous mènent jusque dans le Languedoc. Chaque étape nous désigne l’étape suivante grâce à trois mêmes clés :

1- La fête des Saints

2- Les Anges

3- La symbolique de l’Alpha et de l’Oméga

Bigou Boudet Saunière mènent à Rieux-Minervois

GRLC : Une autre particularité essentielle de votre étude est de situer l’épicentre de l’énigme à… Rieux-Minervois. Il y a une quinzaine d’années, un chercheur, était-ce vous ?, avait agité les forums avec des révélations relatives à cette église. Sans révéler le fonds de vos découvertes, quels indices pouvez-vous livrer aux internautes ?

Bigou Boudet Saunière conduisent à l'église et à la crypte de Rieux-Minervois.

JM Karli : Oui, Rieux, car les quatre portes dont nous parlions à l’instant nous y mènent…

…mais aussi car Saunière, dans son église et son domaine, nous a laissé des « messages » qui nous mènent également à Rieux…

…mais aussi car Bigou, sur la stèle de Marie de Nègre d’Ables, nous a « codé » cette destination…

…mais aussi car, dans son célèbre livre, La vraie langue celtique Boudet semble également nous désigner Rieux…

J’ai personnellement découvert Rieux et ses mystères en 2006. Sur les forums, j’ai effectivement beaucoup échangé sur Rieux, mais c’était il y a dix ans. Certains se sont intéressés à nos échanges, mais le chercheur de RLC a du mal à concevoir que le mystère de RLC puisse être, en fait, le mystère d’ailleurs dont aurait pu être témoins des gens de RLC…

Concernant l’église de Rieux, je n’ai qu’un conseil à donner aux chercheurs : allez la voir ! Retirez-lui son autel et ses bancs, imaginez-la sans ses chapelles qui ont été rajoutées au XIXe siècle. Elle est alors d’une sobriété et d’une pureté remarquables, mais elle présente une éblouissante Symbolique. Oui… vraiment… ce n’est pas une église !

GRLC : Le chapitre 11 de votre 1er volet est une synthèse remarquable de votre étude. Depuis la rédaction de votre livre, avez-vous engrangé d’autres informations ?

JM Karli : Non, Johan, je n’ai pas avancé… ce livre, en fait, a tout simplement pour but de livrer à chacun, ou au moins à ceux qui le voudront bien, de nouveaux axes de recherches. Je sais que ces hypothèses vont contrarier bon nombre de chercheurs, mais elles semblent bel et bien être la bonne Lumière vers de nouvelles voies inédites.

C’est vraisemblablement, maintenant, un collectif d’idées nouvelles qui nous fera avancer car le mystère de RLC n’appartient à personne !

Pierre-Raymond 1er d’Hautpoul et la Sainte Lance

GRLC : Le 2e volet est historique et met en exergue la famille d’Hautpoul. Les descendants des diverses branches d’Hautpoul y sont présentés avec des découvertes étonnantes. Vous évoquez les pistes de « la Sainte Lance », du Graal ! Quels sont les Hautpoul qui y seraient mêlés ?

Bigou Boudet Saunière savaient que la famille d'Hautpoul était au centre du mystère de Rennes-le-Château.

JM Karli : Et oui, vous découvrirez dans « L’Histoire Générale du Languedoc » et dans d’autres ouvrages également, que Pierre-Raymond 1er d’Hautpoul, l’un des plus illustres chevaliers de son temps, fut l’un des trois interlocuteurs à qui, à Antioche, lors de la première croisade, Pierre Barthélémi, aumônier du seigneur Guillaume Petri, révéla où trouver la Sainte Lance !

Dans un vieil ouvrage de Chrétien de Troyes, « Perceval ou le conte du Graal », la Sainte Lance est étroitement liée, entre autre, au Graal et à l’Epée Brisée.

…et ces premières découvertes vont en entrainer bien d’autres qui tendent à prouver que le mystère de RLC fut, à l’origine, vraisemblablement, un mystère de la famille d’Hautpoul

L’épitaphe de la stèle de Marie de Nègre d’Ables

GRLC : Le 3e volet est la suite logique du précédent puisque vous y analysez longuement la stèle de Marie de Nègre d’Ables, dame d’Hautpoul. En quoi votre analyse est-elle originale ?

JM Karli : En fait, lorsqu’il composa l’épitaphe de la stèle de Marie de Nègre d’Ables, Bigou fit référence au même roman de Chrétien de Troyes. Mort Epée est l’Epée Brisée du roman et c’est la symbolique de l’Epée Brisée dans « Perceval ou le Comte du Graal » qui entamera le décryptage du « message » de Bigou. Et ce choix ne fut pas innocent : il y a, dans ce roman, regroupés, la Sainte Lance qui rappelle les Hautpoul, l’Epée Brisée dont on utilisera la symbolique, il y a aussi un Mort… et le GRAAL. Nous rajouterons que l’amie de Perceval se nomme « Blancheflor » et que Perceval, dans ce roman, lutta avec le Diable !

… et il sera ensuite étonnant de constater que Saunière, dans son église, n’a fait que retranscrire par différents « messages » chacune des « informations » données par Bigou dans l’épitaphe de la stèle de Marie de Nègre d’Ables à découvrir dans mon livre !

GRLC : Votre livre se termine par des hypothèses. Parmi celles-ci, laquelle privilégiez-vous et pourquoi ?

JM Karli : Les hypothèses émises sont des voies ouvertes qui demandent à être refermées avec des éléments tangibles et factuels… et, un jour, il n’en restera qu’une et celle-ci aura ma préférence !

GRLC : J-M Karli, nous vous remercions d’avoir partagé vos recherches avec les lecteurs de la Gazette de Rennes-le-Château et de l’Aude ! Nous leur rappelons qu’ils peuvent se procurer votre livre via ce lien « RLC Bigou, Boudet, Saunière, eux, ils savaient ! … et vous ? » ! Livre à vous procurer en exclusivité à la librairie de La Rose Rouge de Tony Bontempi.

19 juin 2022, Johan Netchacovitch – GRLC ©


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